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AGAM YAACOV (1928- )

Né en 1928 à Rishon-le-Zion (Palestine sous mandat britannique, actuel Israël), c'est à Zurich, où il arrive en 1949 après des études à Jérusalem, que Yaacov Agam trouve son vocabulaire plastique dans le milieu qui voit se développer l'art concret suisse. Il y rencontre en effet Johannes Itten et Max Bill, qui avaient été, le premier, professeur et, le second, élève au Bauhaus. Mais c'est à une renaissance de l'art géométrique qu'Agam travaille à Paris, dans l’atelier de Jean Dewasne, où il se fixe en 1951, en introduisant dans ses tableaux la mobilité (Assemblage mouvant, 1953, Musée national d’art moderne-Centre Geoges-Pompidou, Paris). Ces recherches, menées dans le même temps par Soto, Tinguely et Pol Bury, furent révélées par l'exposition Le Mouvement, présentée à la galerie Denise René en 1956. Les œuvres de cette époque sont des tableaux-reliefs transformables dont les différents constituants (cubes colorés, baguettes, éléments simples en bois peint) sont mobiles et peuvent être assemblés par le spectateur au gré de sa fantaisie. Signes pour un langage (1953) est caractéristique, à cet égard, de l'accent mis sur la participation du spectateur. Cette variabilité de l'œuvre se concrétise ensuite, à partir de 1952, dans les tableaux polymorphiques (ou contrapuntiques), dont la surface est constituée de lattes triangulaires parallèles, peintes sur les deux côtés de telle sorte que le spectateur puisse percevoir, s'il se déplace, une infinité de compositions. Ce sont ses œuvres faites de prismes verticaux qu’il présente lors de son exposition personnelle Tableaux transformables en 1953. C'est à partir d'un vocabulaire géométrique hérité d'Herbin et du constructivisme (Double Métamorphose II, 1964-1965) qu'Agam élabore avec la complicité du spectateur un langage toujours renouvelé et imprévu, « une peinture existant non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps où elle se développe et évolue ». Loin de s'en tenir à la seule peinture, Agam étend ses activités au théâtre, à la musique, à l'environnement (salon de l'Élysée, pour le président Georges Pompidou, 1972-1974) et, avec une réelle fécondité, à la sculpture, où il fait intervenir également les notions de jeu et de mobilité : Maaloth (18 Degrés) à Jérusalem, 1970 ; Fontaine de la Défense à Paris, 1978.

Agam s'est aventuré dans le domaine de l'holographie et, au cours des années 1980, il s'est tourné vers le Computer Art (art informatique ou art par ordinateur), avec des œuvres réalisées par ordinateur sur écrans multiples comme Visual Music, présentée en particulier à la F.I.A.C. (Paris, 1987) et à la première biennale de Nagoya (Japon), Artec 89.

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« AGAM YAACOV (1928- ) » est également traité dans :

OPTIQUE ET CINÉTIQUE ART

Écrit par :  Arnauld PIERRE

Dans le chapitre "« Le Mouvement »"  : …  , des œuvres de Victor Vasarely, Robert Jacobsen, Jean Tinguely, Jesús Rafael Soto, Pol Bury et* Yaacov Agam : c'est le coup d'envoi de l'art cinétique. Publié à cette occasion, le Manifeste jaune, ainsi nommé en raison de la couleur du papier utilisé, réunit des textes qui mettent en exergue les idées de transformabilité de l'œuvre et… Lire la suite

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