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SOCIÉTÉ

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4.  Sociétés primitives et sociétés historiques

La comparaison entre des sociétés historiques et ces sociétés radicalement autres qu'on appelle sauvages éclaire singulièrement le débat précédent. L'œuvre de Pierre Clastres, en dépit de la nostalgie du « bon sauvage » qui s'y fait jour parfois, peut en être l'instrument. Elle pose en effet que le phénomène société est d'abord phénomène politique : « Le pouvoir est universel [...], il est immanent au social. » C'est ainsi que Clastres, polémiquant avec certains de ses collègues écrit : « Si on veut conserver les concepts marxistes d'infrastructure et de superstructure, alors faut-il, peut-être, accepter de reconnaître que l'infrastructure c'est le politique, que la superstructure c'est l'économique. Un seul bouleversement structurel, abyssal, peut transformer, en la détruisant comme telle, la société primitive, celui qui fait surgir en son sein ou de l'extérieur ce dont l'absence même définit cette société : l'autorité de la hiérarchie, la relation de pouvoir, l'assujettissement des hommes, l'État. » Ainsi, le social est-il déterminé par l'économie des significations qui organisent le politique et qui résulte comme d'une décision que personne n'aurait ni prise ni formulée, par rapport à l'originaire. Selon Clastres, qui s'est fondé sur les observations de différentes tribus indiennes d'Amérique, l'absence de l'État, dans les sociétés primitives, n'équivaut pas à une absence du politique, mais à une forme originale de sa présence : celle de l'effort constant que font ces sociétés sans État pour exorciser le pouvoir et mettre un frein à l'opposition qui existe entre les assujettis et ceux qui détiennent la force des armes et le pouvoir des mots clés de la tribu. Cette lutte contre la menace d'un clivage intérieur au groupe et qui l'opposerait à lui-même apparaît à Clastres comme une dimension à ce point essentielle de ces sociétés primitives que son échec n'est rien de moins que le signe de leur fin : « L'histoire des peuples qui o […]

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ANOMIE

Écrit par :  Raymond BOUDON

Dans le chapitre "Anomie et division du travail"  : …  du travail anomique. L'idée générale de la théorie de Durkheim consiste dans l'affirmation que les *sociétés évoluent d'un type de solidarité mécanique à un type de solidarité organique. Dans le premier cas, les éléments qui composent la société sont juxtaposés. Dans le second, ils sont coordonnés. Le passage de la solidarité de type mécanique à la… Lire la suite
ANTHROPOLOGIE

Écrit par :  Élisabeth COPET-ROUGIERChristian GHASARIAN

Dans le chapitre " L'anthropologie sociale britannique"  : …  ce sont moins les traits particuliers d'une culture que la fonction qu'ils remplissent dans la* société. La culture renvoyant aux coutumes ou aux productions, et la société aux relations sociales, E. E. Evans-Pritchard illustre ainsi la fameuse distinction : dans nos églises, dit-il, les fidèles enlèvent leur chapeau et gardent leurs… Lire la suite
ARCHAÏQUE MENTALITÉ

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

…  civilisation. Il importe donc d'abord de définir les critères qui permettent d'identifier les *sociétés que l'on appellera archaïques, ensuite de savoir quelles sont, entre celles-ci et les nôtres, les différences et les rapports. S'agit-il d'une étape dans un déroulement historique continu, ou bien les peuples archaïques sont-ils par nature… Lire la suite
ARCHÉOLOGIE (Traitement et interprétation) - Les modèles interprétatifs

Écrit par :  Jean-Paul DEMOULE

Dans le chapitre "Les modèles de représentation de la société"  : …  *On ne peut étudier une société que si l'on en a une certaine représentation. Ainsi, tant que l'archéologie s'identifiait à l'histoire de l'art, elle produisait en même temps une certaine représentation sociale, car, finalement, on ne s'intéressait qu'aux élites pour lesquelles ces objets d'art avaient été produits. L'intérêt, dorénavant, pour l'… Lire la suite
ARMÉE - Pouvoir et société

Écrit par :  Pierre DABEZIES

…  la banaliser ni la considérer comme un simple service public. Même face-à-face difficile avec la *société. L'armée en vient, le soldat se situant, par définition, sur une trajectoire qui part de la vie civile pour y revenir. Elle en est le « miroir », dit Trotski, et « souffre de toutes ses maladies, normalement à une température plus élevée ».… Lire la suite
BONALD LOUIS-AMBROISE DE (1754-1840)

Écrit par :  Colette CAPITAN PETER

Dans le chapitre "Un démenti à l'esprit du siècle"  : …  l'idée contenue dans le Contrat social est une idée fausse, contredite par les faits. *Les individus, dit Bonald, ne peuvent agir sur les lois qui règlent la vie en société, moins encore en être les auteurs, car ils ne sont rien en eux-mêmes. Il est donc faux de croire que l'autorité sociale émane de la volonté populaire, car, si l'on… Lire la suite
CHANGEMENT SOCIAL

Écrit par :  François BOURRICAUD

Le changement dans les *sociétés est un fait aussi banal et aussi peu contestable que leur relative stabilité. La sagesse des nations l'exprime de deux manières : les Grecs disaient qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, et le Français remarque : « Plus ça change, plus c'est la même… Lire la suite
CIVILISATION

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

Dans le chapitre "Le contexte culturel"  : …  parler d'un homme cultivé ou civilisé, ce qui indique évidemment qu'il a été formé, éduqué par la *société, mais en même temps nous rappelle que cette dernière est une réalité vécue par les individus. Mais, plus encore que la psychologie et la sociologie, l'anthropologie a conduit à diverses tentatives dont l'objet était d'affranchir la notion de… Lire la suite
CLASSES SOCIALES - Penser les classes sociales

Écrit par :  Gérard MAUGER

L'existence* des « classes sociales », dont les uns annoncent le retour et d'autres la disparition, reste au centre des polémiques qui divisent non seulement le monde des sciences sociales, mais aussi les univers politique et médiatique, c'est-à-dire tous ceux qui font profession de produire des… Lire la suite
CLASSES SOCIALES - La théorie de la lutte de classes

Écrit par :  André AKOUN

Dans le chapitre "La société de l'individualisme"  : …  société dite d'Ancien Régime contre laquelle s'affirment les temps nouveaux, notre « aujourd'hui ». *Dans les sociétés que gouverne le modèle hiérarchique l'inégalité sociale est appréhendée comme la forme même de la justice. Aussi n'est-elle aucunement vécue comme une inégalité de pouvoir ou une inégalité d'avoir et ne renvoie-t-elle pas à des… Lire la suite
COMMUNICATION

Écrit par :  Yves WINKIN

…  devient l'objet d'une conceptualisation toujours plus poussée. Les rapports entre communication et* société sont donc complexes. Sans qu'il y ait besoin de remonter aux sociétés de fourmis et autres insectes sociaux, il faut rappeler que les sociétés humaines se perpétuent dans et par la communication interpersonnelle entre générations. La… Lire la suite
COMTE AUGUSTE (1798-1857)

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "De la nature humaine à l'ordre social"  : …  sociales – religion, propriété, famille, langage, division du travail –, puis il décrit la *société positiviste, organisée par le sacerdoce ; enfin, il fait voir comment la dynamique dépend des lois de la statique. La religion produit le consensus. Comte croit que le mot dérive de religare, étymologie fantaisiste que Littré,… Lire la suite
CONSENSUS

Écrit par :  André AKOUN

*« Comment se forme un concours unanime parmi des individus séparés ? » Envisagée de cette façon, la notion de consensus implique l'analyse des mécanismes et des procédures qui font naître la décision collective. Mais, derrière cette scène apparente – scène politique où s'instruit et se construit la volonté… Lire la suite
CONTRAT SOCIAL

Écrit par :  Michel TROPER

Malgré leur diversité, les doctrines du contrat social se proposent toutes de *trouver dans l'individu le fondement de la société, de l'État, ou simplement de l'autorité politique. À cet égard, elles diffèrent radicalement, et même s'opposent aux doctrines qui voient dans la société ou dans l'État une réalité une et définie,… Lire la suite
CRIMINOLOGIE

Écrit par :  Jacques LÉAUTÉ

Dans le chapitre "Une discipline en crise d'identité"  : …  ensemble du phénomène criminel. Ce phénomène universel obéit toujours à la même chronologie. Toute *société humaine connaît trois étapes d'un même mécanisme lié, peut-être, à la structure même des collectivités humaines. La première est celle de l'établissement des lois pénales. Sous des formes tantôt coutumières, tantôt écrites, variables selon le… Lire la suite
CULTURALISME

Écrit par :  Marc ABELES

… comme la somme globale des attitudes, des idées et des comportements partagés par les membres de la *société, en même temps que des résultats matériels de ces comportements, les objets manufacturés. Au-delà des particularismes et de la diversité sociétale, il s'agit de mettre en évidence l'influence des institutions et des coutumes sur la… Lire la suite
CULTURE - Nature et culture

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "La leçon de l'anthropologie structurale"  : …  ces groupes naturels des relations d'alliance, les premiers qu'on puisse qualifier de sociaux. *La prohibition de l'inceste fonde ainsi la société humaine, et, en un sens, elle est la société. » C'est le système de l'alliance et de la réciprocité, inscrit dans le groupe biologique naturel de la procréation et le brisant en quelque sorte, qui… Lire la suite
CULTURE - Culture et civilisation

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Deux modèles : Burckhardt, Guizot"  : …  et aboutit à son stade le plus élevé, à la science et à la philosophie, enfin à la pensée pure. *La forme extérieure dans laquelle la culture s'incarne en face de l'État et de la religion est la société, dans le sens le plus large du mot. » Mettons en parallèle avec cette vue de Burckhardt la perspective ouverte par Guizot en 1828 et 1829 sur la… Lire la suite
CULTURE - Sociologie de la culture

Écrit par :  Vincent DUBOIS

…  appropriation différenciée et de leurs usages sociaux peut alors offrir un point de vue spécifique* à l'observation plus générale des rapports sociaux. En l'envisageant de cette manière, on comprend que la place de la sociologie de la culture dans l'analyse sociologique excède de loin celle d'une simple spécialité thématique.  La plupart des… Lire la suite
DÉLINQUANCE

Écrit par :  Philippe ROBERT

… auteurs à une peine. La délinquance constitue la déviance d'une norme particulière, le droit pénal. *Dans chaque société coexistent de multiples systèmes de normes. On les distingue selon leur plus ou moins grande formalisation, leur plus ou moins grande proximité aux situations ou conduites qu'ils prétendent régler. Dans une organisation sociale… Lire la suite
DIVISION DU TRAVAIL SOCIAL

Écrit par :  Claude JAVEAU

… La division du travail est l'un des concepts les plus anciens des sciences du social.* Il concerne toute organisation stable ayant pour effet de coordonner des individus ou des groupes se livrant à des activités différentes, mais intégrées les unes par rapport aux autres. Selon l'économie politique classique, la division du travail productif… Lire la suite
DURKHEIM ÉMILE (1858-1917)

Écrit par :  Philippe BESNARDRaymond BOUDON

Dans le chapitre "« Les formes élémentaires de la vie religieuse »"  : …  tout à l'heure le germe dans le totémisme australien ». Il s'agit alors d'expliquer pourquoi les *sociétés sont conduites à concevoir cette force anonyme et diffuse dont elles considèrent les symboles comme sacrés. Pour Durkheim, une seule interprétation est possible, car la seule force réelle qui dépasse les individus et prend pour eux la forme… Lire la suite
ÉCONOMIE (Définition et nature) - Une science trop humaine ?

Écrit par :  Bernard GUERRIEN

Dans le chapitre "Deux sources d'information importantes : statistiques et introspection"  : …  propre aux sciences humaines, est l'introspection. L'idée est que (presque) tous les membres d'une *société ont des traits de caractère communs, de sorte qu'en s'observant soi-même, il est possible de dégager ces traits, de façon à les intégrer à la théorie. Il est frappant de constater que les fondateurs de l'économie politique – à commencer par… Lire la suite
ETHNOCIDE

Écrit par :  Pierre CLASTRES

Dans le chapitre "Ethnocide et christianisme"  : …  le christianisme. Briser la force de la croyance païenne, c'est détruire la substance même de la *société. Aussi bien s'agit-il du résultat recherché : conduire l'indigène, par le chemin de la vraie foi, de la sauvagerie à la civilisation. L'ethnocide s'exerce pour le bien du sauvage. Le discours laïque ne dit pas autre chose lorsqu'il énonce,… Lire la suite
ETHNOLOGIE - Ethnologie générale

Écrit par :  Raymond William FIRTH

*L'ethnologie a normalement pour données de base les relations découlant des nécessités de la vie en société. Ces relations sociales ont leurs modèles, mis en évidence par la répétition (par exemple, un père de famille joue avec ses enfants tous les soirs en rentrant du travail). Elles tendent à former… Lire la suite
ÉVOLUTIONNISME CULTUREL & SOCIAL

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

…  et de Darwin sur l'évolution des espèces vivantes. L'hypothèse d'une évolution régulière dans* les organisations des sociétés et dans leurs productions culturelles était cependant implicitement contenue dans bien des spéculations antérieures sur le progrès des civilisations. Mais le darwinisme allait lui donner plus de consistance, lui… Lire la suite
FONCTIONNALISME

Écrit par :  Michel LALLEMENT

… e siècle, se sont souvent laissé séduire par l'analogie organiciste. De ce point de vue, la* société est plus que la somme des parties qui la composent. Comme dans un corps vivant, chaque segment (la famille, l'école...) remplit un rôle précis et contribue à la bonne marche du système social.  Après la Première Guerre mondiale, une… Lire la suite
FONCTION SOCIALE

Écrit par :  Claude JAVEAU

…  doit toujours être recherchée dans le rapport que ce fait entretient avec quelque fin sociale.* La société est dès lors considérée comme un tout organique, chacune de ses parties constitutives contribuant, à l'exemple des divers organes d'un corps vivant, au maintien des autres parties et à celui du corps social dans son ensemble. Durkheim lui… Lire la suite
GROUPE SOCIAL

Écrit par :  Georges BALANDIERFrançois CHAZEL

Dans le chapitre "Une réalité difficile à cerner"  : …   », de la solidarité mécanique à la solidarité organique, ou encore de la communauté à la société. *En insistant sur le caractère impersonnel et rationaliste de la nouvelle société, cet évolutionnisme ne poussait guère à étudier des groupes caractérisés par des relations intimes ; dans l'optique dominante, celles-ci étaient vouées à une disparition… Lire la suite
HAYEK FRIEDRICH AUGUST VON (1899-1992)

Écrit par :  Philippe NEMO

… *Prix Nobel d'économie en 1974, Friedrich von Hayek est beaucoup plus qu'un économiste : c'est un des grands maîtres de la philosophie sociale et politique du xxe siècle. Né à Vienne le 8 mai 1899, mort à Fribourg-en-Brisgau le 23 mars 1992, il a fait des études de droit et de sciences politiques à l'université de Vienne. Il est… Lire la suite
HISTOIRE (Histoire et historiens) - Courants et écoles historiques

Écrit par :  Bertrand MÜLLER

…  s'affirme ainsi au xixe siècle comme un concept central et fondamental de la *société. Sur le plan des connaissances, tout savoir se décline selon une histoire propre (histoire naturelle, histoire sacrée, histoire universelle). Sur le plan social, l'histoire accompagne l'affirmation des nouvelles élites bourgeoises (en… Lire la suite
INDIVIDU & SOCIÉTÉ

Écrit par :  André AKOUN

Dès qu'on s'interroge sur les rapports qui peuvent lier individu et *société, on est amené à penser ces relations en termes de cause et d'effet et à voir dans l'individu et dans la société deux objets en soi, deux réalités séparées. Or une telle séparation est impraticable, aussi bien au niveau du fait qu'au niveau du… Lire la suite
INÉGALITÉS - Analyse et critique

Écrit par :  Alain BIHRRoland PFEFFERKORN

Dans le chapitre " Tentative de définition"  : …  *Toutes les sociétés humaines offrent le spectacle d'un certain nombre de disparités, plus ou moins accentuées, entre leurs membres. Chacun convient immédiatement que le chômeur de longue durée est aujourd'hui aussi peu l'égal du P.-D.G. d'une grande entreprise que le serf du Moyen Âge pouvait l'être du roi ou même seulement de son seigneur.… Lire la suite
INTERACTIONNISME SYMBOLIQUE

Écrit par :  Yves WINKIN

…  » désigne globalement un courant sociologique d'origine américaine fondé sur l'idée que la* société est le produit des interactions entre les individus. L'épicentre historique de ce courant est le département de sociologie de l'université de Chicago au milieu du xxe siècle. Cette première définition posée, il faut… Lire la suite
LE PLAY FRÉDÉRIC (1806-1882)

Écrit par :  Antoine SAVOYE

Dans le chapitre "Les techniques d'investigation et la visée sociale"  : …  multipliant et en procédant à une étude comparative. Autre point remarquable : le choix de l'objet. *Si Le Play fait porter son analyse sur la famille ouvrière, c'est pour connaître la société dans son ensemble. Il ne considère pas la famille ouvrière en elle-même et pour elle-même, mais comme révélatrice de l'état social. La théorie de l'analyseur… Lire la suite
LIEN SOCIAL

Écrit par :  Claude JAVEAU

… Ce vocable peut a priori désigner une simple tautologie, à savoir que* les hommes se lient entre eux pour constituer une société. D'un point de vue phénoménologique, il n'est pas déplacé d'indiquer que le « nous » est présent dans tout « moi », dans la mesure où le « moi » de l'individu est précisément façonné par l'action des autres dans le… Lire la suite
MOBILITÉ SOCIALE

Écrit par :  Dominique MERLLIÉ

Dans le chapitre "Les indicateurs de mobilité sociale"  : …  Toutes les* sociétés comportent des groupes sociaux ou des statuts inégalement valorisés et plus ou moins clairement hiérarchisés, constituant des formes diverses, elles-mêmes plus ou moins marquées ou rigides, de « stratification sociale ». L'analyse du fonctionnement et de la reproduction des sociétés conduit à s'interroger sur la manière dont… Lire la suite
MŒURS

Écrit par :  François BOURRICAUD

…  en même temps à assurer la paix et l'harmonie entre les individus et les groupes qui composent la *société. Les mœurs ne sont plus traitées comme une liste incohérente de coutumes bizarres. Elles constituent les conditions de la vie vertueuse et raisonnable.  La pensée moderne distingue avec plus ou moins de rigueur la politique, le droit,… Lire la suite
MORALE

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Règles morales, mœurs et sociétés"  : …  des conflits qui déchirent l'individu à la recherche de sa voie, mais de leur fondement réel. *Un fait irréductible transparaît alors comme présupposé derrière tous les problèmes de toutes les morales : l'homme vit naturellement en société (il n'est pas nécessaire d'invoquer un instinct de sociabilité, il suffit de constater qu'il en est ainsi… Lire la suite
NORME SOCIALE

Écrit par :  Pierre DEMEULENAERE

… il ne s'agit là que d'un sens limité et dépendant du sens plus général qui correspond, pour sa part,* à l'ensemble des règles prescrivant un comportement déterminé dans une société donnée, prescription renforcée par la possibilité de sanctions en cas de transgression.  Pour définir les normes sociales, il faut les considérer de deux points de… Lire la suite
ORGANICISME

Écrit par :  Pierre BIRNBAUM

…  entre l'organisation physiologique du corps humain et celle qui permet le fonctionnement du *corps social. Que l'on considère les écrits d'Aristote, et en particulier la Politique, ceux de penseurs du Moyen Âge ou encore du xviiie siècle comme Hobbes ou Rousseau, sans cesse cette comparaison est établie. Elle se… Lire la suite
ORGANISATION SOCIALE

Écrit par :  Jean CUISENIER

L'idée est ancienne :* la société humaine fonctionne non comme une machine ou un automate composé de pièces mécaniques, mais comme un corps organisé ou, plus généralement, comme une « organisation ». L'analogie, cependant, serait trompeuse, et conduirait aux métaphores de l'organisme, si ethnologues et… Lire la suite
ORIGINE

Écrit par :  Pierre-François MOREAU

Dans le chapitre "L'état de pure nature"  : …  Tout le Second Discours repose sur la distinction entre deux états de nature : d'une part,* l'état de société commençante, qui est chargé d'amorcer le mouvement historique, et où l'on trouve la première réunion des hommes, les débuts de l'industrie, de l'agriculture et de l'organisation familiale ; d'autre part, le « véritable état de… Lire la suite
POLITIQUE - La philosophie politique

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "État historique et État rationnel"  : …  le membre de la société découvre cependant au cours de cette lutte et surtout après sa victoire, *c'est que même l'État postrévolutionnaire ne se réduit pas au simple rôle de serviteur de la société. La pluralité des sociétés particulières constituées en États fait qu'une lutte purement politique, quoique reposant sur un fondement social, s'… Lire la suite
PROTESTANTISME - Protestantisme et société

Écrit par :  Jean BAUBÉROT

Dans le chapitre "Le lien avec le capitalisme"  : …  la structure socio-économique. Le Capital décrit le protestantisme comme « le reflet d'une *société où le rapport le plus général entre les producteurs consiste à comparer la valeur de leurs produits et, sous cette enveloppe des choses, à comparer les uns aux autres leurs travaux privés à titre de travail humain égal ». La doctrine de la… Lire la suite
PUFENDORF SAMUEL VON (1632-1694)

Écrit par :  Yves SUAUDEAU

… *Après des études à Leipzig et à Gênes, Pufendorf rédige en 1661 ses Elementaria jurisprudentiae universalis, ouvrage qui lui vaut l'octroi par l'Électeur palatin Charles Louis d'une chaire d'enseignement du droit naturel et du droit des nations à Heidelberg. Sous le pseudonyme de Severinus De Monzambano, il fait paraître en 1667 LaLire la suite
RELIGION - Sociologie religieuse

Écrit par :  Olivier BOBINEAU

Dans le chapitre "Interprétation durkheimienne"  : …  régulatrice et intégratrice selon un double mouvement qui s'achève en une boucle. Premièrement,* il réduit le religieux au social. L'auteur des Formes élémentaires de la vie religieuse (1912) souligne que ce qui est sacré, ce qui se cache derrière le sacré, c'est au fond la société. Quand les croyants pratiquent, quand ils prient,… Lire la suite
REPRÉSENTATIONS COLLECTIVES

Écrit par :  Jean-Christophe MARCEL

…  dépasse celui de l'individu moyen » (Les Formes élémentaires de la vie religieuse, 1912). *Produits de la société, constituant en quelque sorte la matière de la conscience collective, elles sont ce qui permet aux hommes de vivre en commun, de voir et comprendre ensemble, sans être réduits, comme les animaux, à vivre selon les seules… Lire la suite
REPRODUCTION SOCIALE

Écrit par :  Marie DURU-BELLAT

La notion de reproduction sociale traduit l'idée selon laquelle toute* société se reproduit ; c'est une évidence au niveau démographique, ça l'est aussi en ce qui concerne ses structures, même si la reproduction ne se fait pas toujours à l'identique. Très tôt, les premiers sociologues (Auguste Comte, Émile Durkheim,… Lire la suite
RÔLES ET STATUTS SOCIAUX

Écrit par :  Anne-Marie ROCHEBLAVE-SPENLÉ

Dans le chapitre "Statut, rôle et société"  : …  à l'action directe des individus, le rôle est relié d'une façon double aux membres du groupe.* En effet, dire que les rôles sont « prescrits par la société » constitue une simplification abusive. Ce qui donne au rôle son caractère de modèle impératif, de contrainte, est l'accord des membres de la société dans ce qu'ils attendent d'un individu… Lire la suite
ROMAN - Roman et société

Écrit par :  Michel ZÉRAFFA

…  :   Le roman peut aussi bien traduire la *réalité sociale que la trahir. D'une part, il est le mode d'expression artistique dont les relations avec cette réalité sont les plus amples et les plus précises : la fiction chinoise Le Rêve du pavillon rouge, les œuvres de Balzac, deLire la suite
RURAUX SOCIOLOGIE DES

Écrit par :  Patrice MANNHenri MENDRAS

…  tant en économie qu'en sociologie et en ethnologie. On s'accorde généralement pour dire qu'une *société est paysanne lorsqu'elle répond aux caractéristiques suivantes : – Elle jouit d'une certaine autonomie au sein d'une société englobante ; autrement dit, il n'existe pas à proprement parler de paysans tant qu'il n'existe pas de villes ou de… Lire la suite
SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

Écrit par :  Bernard-Pierre LÉCUYER

…  Tout se passe, en effet, comme si les sciences sociales étaient, sous leur forme actuelle, *le fruit ainsi que le signe des derniers développements des sociétés modernes. On voit communément en elles, pour le meilleur ou pour le pire, le produit récent et la marque du stade ultime des sociétés les plus avancées : de là sans doute, devant… Lire la suite
SECTES

Écrit par :  Louis HOURMANTJean SÉGUY

Dans le chapitre "Les sectes et leur rapport au monde"  : …  l'un des piliers de la société). Alors que la religion de type Église a passé un compromis avec la *société et ses valeurs, la secte remet en question le modus vivendi en cours en proclamant des valeurs autres, en se dotant de modes d'organisation récusés par la société, en exigeant de ses adeptes qu'ils fassent un choix en rupture avec ce qui est… Lire la suite
SOCIABILITÉ

Écrit par :  André AKOUN

*Toute unité collective réelle implique de multiples manières, pour les individus, d'être liés au tout et d'être liés entre eux, c'est-à-dire de multiples formes de sociabilité. Ce dernier terme recouvre à la fois ce que Durkheim appelait les formes de la conscience collective et ce statut de l'identité… Lire la suite
SOCIALISATION, sociologie

Écrit par :  Bernard LAHIRE

…  la notion de socialisation possède un sens spécifique, désignant le mouvement par lequel *la société façonne les individus vivant en son sein. En partant des individus, la socialisation se définit comme le processus par lequel un être biologique est transformé en un être social propre à une société déterminée. En ce sens, les sociologies… Lire la suite
SOCIÉTÉ DE MASSE

Écrit par :  Pierre BIRNBAUM

*On a souvent qualifié l'époque contemporaine d'ère des masses : celles-ci y détiendraient le pouvoir politique et seraient responsables de tous les maux que connaissent les sociétés modernes. Dans ce sens, et en donnant une connotation péjorative à l'expression « société de masse », on a souvent eu tendance… Lire la suite
SOCIOLOGIE - Histoire

Écrit par :  Michel LALLEMENT

…  instituées du monde et des hommes. Au xviiie siècle, l'invention des termes *« société » et « social » consacre un tel basculement. En dépit de l'accumulation des savoirs qui suit ces innovations sémantiques, il faut encore attendre la fin du xixe siècle pour que les signes de la reconnaissance de la… Lire la suite
SOCIOLOGIE HISTORIQUE

Écrit par :  Laurent WILLEMEZ

Dans le chapitre "L'histoire au cœur du raisonnement sociologique"  : …  que la perspective évolutionniste des premiers sociologues du xixe siècle.* Ainsi l'Anglais Herbert Spencer explique comment les sociétés passent des formes les plus simples, qu'il appelle « les sociétés militaires », aux plus complexes, qui sont marquées par la division des fonctions sociales et par le triomphe de l'… Lire la suite
SOCIOLOGIE WEBERIENNE

Écrit par :  Isabelle KALINOWSKI

Dans le chapitre "Une sociologie de la domination"  : …  La sociologie de Max Weber est une sociologie de la domination.* Les sociétés y sont moins pensées dans leur cohésion interne que comme le champ de luttes entre des instances sociales de différentes natures, politiques, économiques, religieuses, culturelles, etc., et, au sein de chacune de ces instances, entre des agents dominants et des agents… Lire la suite
SOLIDARITÉ SOCIALE

Écrit par :  Jean-Christophe MARCEL

…  lien moral qui unit les individus d'un même groupe, et qui forme le ciment de la cohésion sociale :* pour qu'une société existe, il faut que ses membres éprouvent de la solidarité les uns envers les autres. C'est en examinant les changements dans la forme de ce lien que Durkheim entend expliquer l'évolution des sociétés humaines. Les sociétés… Lire la suite
SPORT (Histoire et société) - Sociologie

Écrit par :  Christian POCIELLO Universalis

Dans le chapitre " Une définition introuvable pour un objet paradoxal"  : …  comme un « fait social total » (Marcel Mauss), en ce qu'il peut mettre en branle la totalité de la *société et de ses institutions, qu'il engage toutes ses dimensions (politiques, économiques, culturelles, sociales, technologiques, etc.) et qu'il façonne, en même temps, les diverses formes de la vie quotidienne des agents qui la composent (… Lire la suite
STIRNER MAX (1806-1856)

Écrit par :  Henri ARVON

Dans le chapitre "Critique de la société"  : …  politique, pour être efficace et véritable, doit, en effet, être complétée par l'égalité sociale. *De même donc que l'État est le seul détenteur du pouvoir, la société est appelée à s'emparer de tous les biens dont disposaient les particuliers. La propriété privée une fois abolie, nous serons véritablement égaux, nous serons tous des gueux. Ainsi… Lire la suite
STRATIFICATION SOCIALE

Écrit par :  Xavier ROZE

… *Les théories de la stratification ont en commun avec la théorie marxiste de chercher à rendre compte de l'inégalité des conditions que l'on constate au sein des sociétés. Alors que Karl Marx situe le principe d'explication de cette inégalité au niveau des rapports de production et conclut à une structure sociale divisée en classes antagonistes, les… Lire la suite
STRAUSS LEO (1899-1973)

Écrit par :  Miguel ABENSOURMichel-Pierre EDMOND

Dans le chapitre "Un philosophe politique"  : …  est, et donc nécessairement une certaine idée du bien, ou, plus précisément, une idée de la bonne *société. Est-il certain, à moins de souscrire au nihilisme, qu'il n'y ait pas de solution à l'affrontement des valeurs ? Resterait au positivisme à invalider certaines expériences de base qui révèlent implicitement une connaissance possible du bien… Lire la suite
TARDE GABRIEL (1843-1904)

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Les lois de l'imitation"  : …  les rayonnements imitatifs, des « duels » et des « accouplements » logiques. En y considérant la *société comme la distribution changeante, mais logiquement réglée, de croyances et de désirs dans différents canaux, Tarde posait les questions très modernes des rapports qu'entretiennent l'action individuelle et l'action collective, de l'optimum… Lire la suite
TECHNIQUE

Écrit par :  Cornélius CASTORIADIS

…  fois comme producteur et comme consommateur), sur la nature (effets écologiques alarmants), sur la *société et son o rganisation (idéologie technocratique, cauchemar ou rêve paradisiaque d'une société cybernétisée), cette préoccupation reste massivement marquée, au niveau sociologique, d'une duplicité profonde. L'émerveillement devant les artefacts… Lire la suite
TÖNNIES FERDINAND (1855-1936)

Écrit par :  François VIEILLESCAZES

… *Sociologue allemand, à la mémoire duquel reste attachée la célèbre distinction entre communauté (Gemeinschaft) et société (Gesellschaft). Après avoir étudié à l'université de Strasbourg et obtenu le doctorat de philologie à Tübingen (1877), Ferdinand Tönnies s'orienta vers la philosophie politique et la philosophie sociale (… Lire la suite
TOURAINE ALAIN (1925- )

Écrit par :  François DUBET

…  qu'elle soit critique ou plus conservatrice, et met en cause la représentation de la vie sociale* par la notion de société – conçue comme un système intégré autour de ses valeurs, de ses normes, de ses conflits – et, pour le dire plus nettement, la sociologie qui a représenté l'État-nation en termes de société. Du concept de conscience ouvrière… Lire la suite

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