4. Mesures rhéologiques et essais industriels
Les essais en rhéologie ont pour but de définir un comportement et de déterminer les paramètres qui le caractérisent. Outre les problèmes de précision, liés aux exigences de la théorie sous-jacente à l'expérience et qui sont inhérents à toute mesure, une question essentielle soulevée par de telles expériences est celle de la pureté. Une mesure est dite pure lorsque les effets secondaires peuvent être négligés. Dans le cas contraire, il faut pouvoir les calculer.
Dans les essais dits statiques, ou dans un régime d'écoulement permanent, on tend à obtenir l'uniformité de la sollicitation dans l'espace et la constance de la température. Dans certains essais à vitesse de déformation élevée, on ne peut éviter une accélération notable des divers points matériels ; dans ce cas, l'interprétation des expériences, qui repose sur la comparaison des résultats expérimentaux et théoriques, est souvent très difficile.
Les essais industriels, très fréquents dans les applications de la rhéologie, ont un rôle tout à fait différent. Il s'agit ici de l'appréciation rapide et comparative de qualité sur des échantillons selon des critères purement conventionnels. En voici quelques exemples : rayage, dureté par indentation d'une bille, d'une pyramide ou d'une aiguille, emboutissage, résilience, écrasement entre deux plateaux, mouvement d'une bille dans un tube. Même si les résultats de ces expériences ne sont pas facilement exploitables pour définir les propriétés intrinsèques du matériau, le répertoire des expériences de routine joue toujours un rôle important dans la rhéologie d'un matériau spécifique.
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