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PLÉIADE

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2.  Une poétique commune

Si hétérogène que soit ce groupe d'une quinzaine de personnes, il n'en garde pas moins une certaine unité. Elle est due à l'adhésion, tantôt explicite tantôt implicite, à un projet commun que Peletier du Mans, Du Bellay, Pontus de Tyard et Ronsard ont essayé de définir.

Le premier article de foi réside en la croyance qu'une nouvelle littérature française est possible : très différente de l'ancienne, elle ferait revivre en français le ton et les genres littéraires de l'Antiquité, auxquels on ajouterait le sonnet à qui Pétrarque, père commun de tous les humanistes, avait conféré un cachet de classicisme. Ce culte inconditionnel de formes littéraires mortes depuis longtemps, joint à l'excommunication du passé culturel français, n'a pas été sans résistance, et aujourd'hui encore il n'est pas interprété comme il le devrait. On a trop perdu contact avec les penseurs de la Renaissance pour garder présent à l'esprit leur postulat touchant à l'éternité des formes qui, pour des esprits imprégnés de néoplatonisme italien, ne faisait pas de doute. Bembo, l'un des Italiens les plus admirés par Ronsard, précisait cette croyance dans une lettre adressée à Pic de la Mirandole : « De même qu'il y a en Dieu une certaine forme divine de la justice, de la tempérance et des autres vertus, il s'y trouve aussi une certaine forme divine du style accompli, un modèle absolument parfait qu'avaient en vue, autant qu'ils le pouvaient par la pensée, Xénophon, Démosthène, Platon surtout et Cicéron quand ils composaient les uns et les autres. À cette image conçue dans leur esprit ils rapportaient leur génie et leur style. J'estime que nous devons faire comme eux : tâcher de nous rapprocher de notre mieux et le plus près possible de cette image de la Beauté. » Nous voilà bien loin de l'interprétation scolaire de la théorie de l'imitation. Imiter les Anciens, pour les hommes de la Pléiade, ne consiste pas à les répéter, mais à s'appuyer sur eux pour retrouver des formes éternelles qu'ils avaient été les premier […]

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BELLEAU RÉMY ou REMI (1528-1577)

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BLASON, littérature

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Écrit par :  Bernard CROQUETTE

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DES MASURES LOUIS (1515 env.-1574)

Écrit par :  Françoise JOUKOVSKY

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DORAT ou DAURAT JEAN DINEMANDI dit JEAN (1508-1588)

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FOYERS DE CULTURE

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Dans le chapitre " Le collège de Coqueret : la lecture des Anciens à la lumière de l'esprit nouveau"  : …  intérimaire du collège. Cet accident allait favoriser au collège de Coqueret la naissance de la *Pléiade. Arrivé à la faveur de circonstances exceptionnelles, Daurat est précédé par sa réputation d'helléniste et écouté par une élite d'étudiants peu nombreux mais zélés, parmi lesquels Ronsard et Antoine de Baïf qui avaient déjà été ses élèves… Lire la suite
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LYONNAIS POÈTES

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Écrit par :  Françoise JOUKOVSKY

… *Humaniste français, fils d'un juriste, Marc-Antoine Muret commence en province — selon un itinéraire encore mal connu — une brillante carrière de professeur. Parmi ses élèves figure Montaigne au collège de Guyenne. Le voici ensuite à Paris, au collège de Boncourt, et il contribue de 1551 à 1553 à révéler les textes anciens à Rémi Belleau ou Étienne… Lire la suite
PELETIER DU MANS JACQUES (1517-1582)

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Poète français, mais aussi grammairien, mathématicien et médecin, esprit mobile et curieux, bouillonnant d'aspirations et d'idées. Un peu plus âgé que Ronsard et que Du Bellay, il fait la connaissance du premier puis du second avant même qu'ils n'entrent au collège de Coqueret, et leur prodigue ses conseils. Il préside ainsi aux origines de la… Lire la suite
PÉTRARQUE (1304-1374)

Écrit par :  Vittore BRANCAFrançoise JOUKOVSKY

Dans le chapitre "La diffusion du pétrarquisme en France"  : …  , et dicte à Maurice Scève des variations sur le feu et les pleurs, le miroir et le regard. *L'apport de la Pléiade est de puiser aussi dans le texte même de Pétrarque, ou chez ses imitateurs moins infidèles, Bembo et ses disciples, que nos poètes connaissent grâce aux Rime di diversi publiées à Ferrare (1545-1547). Elle aura… Lire la suite
PONTUS DE TYARD ou THIARD (1521-1605)

Écrit par :  Nicole QUENTIN-MAURER

… *Poète de l'école lyonnaise, ami intime de Maurice Scève, Pontus de Tyard (ou de Thiard) est né dans une riche famille bourguignonne, qui compte plusieurs hauts dignitaires royaux. Destiné dès l'enfance à l'Église — Fernand Mazade écrit « qu'il fut, presque de naissance, chanoine de la cathédrale de Mâcon » —, il commença pourtant de très bonne… Lire la suite
RONSARD PIERRE DE (1524-1585)

Écrit par :  Gilbert GADOFFRE

*« C'est plus grand que Virgile et ça vaut Goethe », disait Flaubert de l'œuvre de Ronsard. Précisons qu'il la lisait dans une édition des Œuvres complètes – ce que nos contemporains font rarement –, après s'être aperçu que les anthologies vous privaient du meilleur : « Les plus belles choses en… Lire la suite
SAINT-GELAIS MELLIN DE (1491-1558)

Écrit par :  Catherine TRESSON

… *Fils naturel ou neveu du rhétoriqueur Octavien de Saint-Gelais, évêque d'Angoulême, Mellin de Saint-Gelais fit dans sa jeunesse un voyage en Italie (Bologne, Padoue) et fut un des introducteurs de l'italianisme en France. Ordonné prêtre, il devint aumônier du dauphin et bibliothécaire de François Ier. Poète de circonstance, favori du roi… Lire la suite
SEBILLET THOMAS (1512?-1589)

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Avocat au parlement de Paris, qui s'est fait un nom dans les lettres par plusieurs traductions et quelques opuscules, mais surtout par la publication, un peu moins d'un an avant la Deffence et illustration de la langue françoise de Du Bellay, du premier art poétique de la littérature française : Art poëtique françois, pour l'Lire la suite
SONNET

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Poème à forme fixe de quatorze vers répartis en quatre strophes, le sonnet tient dans la littérature européenne, et notamment française, une place extrêmement importante. On sait qu'« un sonnet sans défaut vaut seul un long poème » (Boileau), et qu'il suffit d'un sonnet pour rendre célèbre un écrivain (Arvers) ou pour ridiculiser un personnage de… Lire la suite
VAUQUELIN DE LA FRESNAYE JEAN (1536-? 1607)

Écrit par :  Françoise JOUKOVSKY

… *Ce poète normand, né à Falaise, fait ses études à Paris et en province, notamment à Poitiers, où il publie ses Foresteries (1555). C'est le premier recueil de bucoliques françaises qui corresponde aux principes de la Pléiade. Vauquelin imite en effet Théocrite, Virgile ou Sannazaro, et salue comme des guides Ronsard et Baïf. Il doit au… Lire la suite

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