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PLÉIADE

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3.  Une nouvelle idée de la littérature

Avec la Pléiade, un nouveau type de littérature est né, une littérature de lettrés sans contact avec le peuple et ne désirant que rester entre eux, quitte à élargir leur public par la communication du savoir et des lumières. Car, dès ce moment, la métaphore des lumières est utilisée, en opposition avec les ténèbres de l'ignorance. Il ne peut plus s'agir de s'abaisser au niveau du public, mais de hausser le public jusqu'à soi. La Pléiade va donc donner le premier exemple d'une littérature d'avant-garde. Là encore, on retrouve l'image chez Ronsard, dans sa Préface de 1560 qui parle de « s'acheminer par un sentier inconnu », et surtout chez Baïf, dans son Épître à Charles IX qui évoque le « nouveau sentier », le « passage inconnu » que les jeunes explorateurs ont ouvert à travers un paysage de friches, « tout de halliers et de buissons couvert ».

Comme la plupart des avant-gardes qui lui succéderont au cours des siècles suivants, la Pléiade ne sera pas suivie par une grande armée. Si l'on veut s'en tenir aux métaphores militaires, celle de patrouille de reconnaissance serait moins infidèle. Encore ne faut-il pas sous-estimer les efforts des hommes de la Pléiade pour hausser jusqu'à leur niveau un plus large auditoire. Le supplément musical de 1552 avait déjà fait des Amours de Ronsard un chansonnier, comme l'avait été, vingt ans plus tôt, l'Adolescence clémentine de Marot ; et la réédition de 1553 est augmentée d'un commentaire de Muret qui élucide les difficultés de lecture, les allusions mythologiques, les références italiennes. Pour le moindre gentilhomme sans lettres, sachant tout juste lire et écrire, Muret faisait ainsi de la lecture des Amours une initiation sans larmes à l'univers mental de la culture nouvelle. Pontus de Tyard, de son côté, faisait œuvre de vulgarisateur philosophique et scientifique dans ses Solitaires (1552 et 1555), ses Curieux et L'Univers, ou Discours des parties et de la nature du monde (1557).

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DES MASURES LOUIS (1515 env.-1574)

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Dans le chapitre "Du pétrarquisme à la poésie amoureuse"  : …  et le plus grand est sans doute Maurice Scève. Mais, jusqu'à un certain point, les débuts de la *Pléiade s'associent également à Lyon : Pontus de Tyard y publie des Erreurs amoureuses (Lyon, 1549, Continuation, 1552) et Des Autels son Amoureux Repos (1553). Puis, un an après la Délie, paraissent à titre… Lire la suite
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PELETIER DU MANS JACQUES (1517-1582)

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Poète français, mais aussi grammairien, mathématicien et médecin, esprit mobile et curieux, bouillonnant d'aspirations et d'idées. Un peu plus âgé que Ronsard et que Du Bellay, il fait la connaissance du premier puis du second avant même qu'ils n'entrent au collège de Coqueret, et leur prodigue ses conseils. Il préside ainsi aux origines de la… Lire la suite
PÉTRARQUE (1304-1374)

Écrit par :  Vittore BRANCAFrançoise JOUKOVSKY

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PONTUS DE TYARD ou THIARD (1521-1605)

Écrit par :  Nicole QUENTIN-MAURER

… *Poète de l'école lyonnaise, ami intime de Maurice Scève, Pontus de Tyard (ou de Thiard) est né dans une riche famille bourguignonne, qui compte plusieurs hauts dignitaires royaux. Destiné dès l'enfance à l'Église — Fernand Mazade écrit « qu'il fut, presque de naissance, chanoine de la cathédrale de Mâcon » —, il commença pourtant de très bonne… Lire la suite
RONSARD PIERRE DE (1524-1585)

Écrit par :  Gilbert GADOFFRE

*« C'est plus grand que Virgile et ça vaut Goethe », disait Flaubert de l'œuvre de Ronsard. Précisons qu'il la lisait dans une édition des Œuvres complètes – ce que nos contemporains font rarement –, après s'être aperçu que les anthologies vous privaient du meilleur : « Les plus belles choses en… Lire la suite
SAINT-GELAIS MELLIN DE (1491-1558)

Écrit par :  Catherine TRESSON

… *Fils naturel ou neveu du rhétoriqueur Octavien de Saint-Gelais, évêque d'Angoulême, Mellin de Saint-Gelais fit dans sa jeunesse un voyage en Italie (Bologne, Padoue) et fut un des introducteurs de l'italianisme en France. Ordonné prêtre, il devint aumônier du dauphin et bibliothécaire de François Ier. Poète de circonstance, favori du roi… Lire la suite
SEBILLET THOMAS (1512?-1589)

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Avocat au parlement de Paris, qui s'est fait un nom dans les lettres par plusieurs traductions et quelques opuscules, mais surtout par la publication, un peu moins d'un an avant la Deffence et illustration de la langue françoise de Du Bellay, du premier art poétique de la littérature française : Art poëtique françois, pour l'Lire la suite
SONNET

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Poème à forme fixe de quatorze vers répartis en quatre strophes, le sonnet tient dans la littérature européenne, et notamment française, une place extrêmement importante. On sait qu'« un sonnet sans défaut vaut seul un long poème » (Boileau), et qu'il suffit d'un sonnet pour rendre célèbre un écrivain (Arvers) ou pour ridiculiser un personnage de… Lire la suite
VAUQUELIN DE LA FRESNAYE JEAN (1536-? 1607)

Écrit par :  Françoise JOUKOVSKY

… *Ce poète normand, né à Falaise, fait ses études à Paris et en province, notamment à Poitiers, où il publie ses Foresteries (1555). C'est le premier recueil de bucoliques françaises qui corresponde aux principes de la Pléiade. Vauquelin imite en effet Théocrite, Virgile ou Sannazaro, et salue comme des guides Ronsard et Baïf. Il doit au… Lire la suite

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