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PLÉIADE

La Pléiade offre le premier exemple de ce qui deviendra un phénomène spécifiquement français : l'émergence périodique d'une école littéraire qui, pour un temps, polarise les forces vives de l'intelligence et de la création. Comme les historiens du xixe siècle raffolaient de ce genre de périodisation, on peut se demander si la Pléiade considérée en tant qu'école littéraire a existé ailleurs que dans l'imagination de ces classificateurs. Est-il bien sûr, après tout, que Pontus de Tyard, Baïf et Jodelle aient eu le sentiment d'appartenir à une école de pensée qui se nommerait la « Pléiade » ? C'est douteux pour les deux premiers et certainement faux pour le troisième. Ronsard a bien parlé à plusieurs reprises de « nouvelle Pléiade », mais les listes de noms qui suivent ne coïncident jamais. Si l'on additionne les noms des élus, on trouve au total une quinzaine de personnalités très diverses, dont certaines ne se sont même pas rencontrées. Elles n'ont qu'une chose en commun : leur admiration pour Ronsard. Quand le maître les apostrophe en leur disant, avec sa modestie habituelle : « Vous êtes tous issus de la grandeur de moi », il ne fait qu'exprimer un sentiment commun, et c'est un fait que même les ralliés tardifs, même les renégats qui cracheront sur lui au moment des guerres de Religion, tous avoueront qu'ils lui doivent leur instrument verbal.

1.  Du centre à la périphérie

Ce qui brouille les pistes, c'est le chiffre sept qui ne correspond qu'à un symbole. En regardant de près la structure et le fonctionnement de cette microsociété, on s'aperçoit qu'il existe en son centre un noyau dur, irréductible à tous les changements, et formé de ceux que Claude Binet, après la mort de Ronsard, désigne sous le nom d'« heureux triumvirat » : Ronsard, Baïf et Du Bellay. Ceux-là forment vraiment un groupe homogène. Ce sont des hommes de l'Ouest, originaires d'un territoire exigu, compris entre le Maine et la vallée du Loir. Ils ont tous les trois fait leurs études au collège Coqueret où ils o […]

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Pour citer cet article

Gilbert GADOFFRE, « PLÉIADE  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pleiade/

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BELLEAU RÉMY ou REMI (1528-1577)

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BLASON, littérature

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COQUERET COLLÈGE DE

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DES MASURES LOUIS (1515 env.-1574)

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DORAT ou DAURAT JEAN DINEMANDI dit JEAN (1508-1588)

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FRANCE (Arts et culture) - La langue française

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… *Poète français, mais aussi grammairien, mathématicien et médecin, esprit mobile et curieux, bouillonnant d'aspirations et d'idées. Un peu plus âgé que Ronsard et que Du Bellay, il fait la connaissance du premier puis du second avant même qu'ils n'entrent au collège de Coqueret, et leur prodigue ses conseils. Il préside ainsi aux origines de la… Lire la suite
PÉTRARQUE (1304-1374)

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Dans le chapitre "La diffusion du pétrarquisme en France"  : …  , et dicte à Maurice Scève des variations sur le feu et les pleurs, le miroir et le regard. *L'apport de la Pléiade est de puiser aussi dans le texte même de Pétrarque, ou chez ses imitateurs moins infidèles, Bembo et ses disciples, que nos poètes connaissent grâce aux Rime di diversi publiées à Ferrare (1545-1547). Elle aura… Lire la suite
PONTUS DE TYARD ou THIARD (1521-1605)

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… *Poète de l'école lyonnaise, ami intime de Maurice Scève, Pontus de Tyard (ou de Thiard) est né dans une riche famille bourguignonne, qui compte plusieurs hauts dignitaires royaux. Destiné dès l'enfance à l'Église — Fernand Mazade écrit « qu'il fut, presque de naissance, chanoine de la cathédrale de Mâcon » —, il commença pourtant de très bonne… Lire la suite
RONSARD PIERRE DE (1524-1585)

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*« C'est plus grand que Virgile et ça vaut Goethe », disait Flaubert de l'œuvre de Ronsard. Précisons qu'il la lisait dans une édition des Œuvres complètes – ce que nos contemporains font rarement –, après s'être aperçu que les anthologies vous privaient du meilleur : « Les plus belles choses en… Lire la suite
SAINT-GELAIS MELLIN DE (1491-1558)

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… *Fils naturel ou neveu du rhétoriqueur Octavien de Saint-Gelais, évêque d'Angoulême, Mellin de Saint-Gelais fit dans sa jeunesse un voyage en Italie (Bologne, Padoue) et fut un des introducteurs de l'italianisme en France. Ordonné prêtre, il devint aumônier du dauphin et bibliothécaire de François Ier. Poète de circonstance, favori du roi… Lire la suite
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SONNET

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… *Poème à forme fixe de quatorze vers répartis en quatre strophes, le sonnet tient dans la littérature européenne, et notamment française, une place extrêmement importante. On sait qu'« un sonnet sans défaut vaut seul un long poème » (Boileau), et qu'il suffit d'un sonnet pour rendre célèbre un écrivain (Arvers) ou pour ridiculiser un personnage de… Lire la suite
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… *Ce poète normand, né à Falaise, fait ses études à Paris et en province, notamment à Poitiers, où il publie ses Foresteries (1555). C'est le premier recueil de bucoliques françaises qui corresponde aux principes de la Pléiade. Vauquelin imite en effet Théocrite, Virgile ou Sannazaro, et salue comme des guides Ronsard et Baïf. Il doit au… Lire la suite

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