Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Chiffres du Monde Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

WILDE OSCAR (1854-1900)

Page précédente Page suivante

La célébrité d'Oscar Wilde tient à son destin. Prodigieusement doué, d'un esprit étincelant qui subjugua la société londonienne, fin lettré, nourri de Swinburne, de Ruskin, de Walter Pater, il a surtout été considéré comme un esthète décadent et révolté : son procès pour mœurs acheva de faire de lui une figure publique entourée d'éclat, de honte et de scandale. Lui-même savait combien la vie empiétait dangereusement sur son art et sur sa personne quand il confiait à Gide « avoir mis tout son génie dans sa vie et son talent seulement dans son œuvre ». Son personnage fut, et par sa propre faute, entouré par une légende de causeur génial et d'écrivain mineur, mais ses poèmes, son roman Le Portrait de Dorian Gray, sa correspondance, dont la lettre si importante dite De profundis écrite à lord Alfred Douglas en 1897, révèlent une personnalité divisée et tragique, un profond narcissisme, une attirance de l'échec qui l'apparentent aux romantiques et sur lesquels il faut de nouveau s'interroger.

1.  Une hérédité complexe

L'hérédité et l'éducation jouent un rôle particulièrement important dans la vie d'Oscar Wilde : sa mère, Jane Francisca Elgee, ardente poétesse qui avait choisi comme pseudonyme Speranza, collaborait au journal nationaliste irlandais The Nation quand un procès retentissant mit fin à ses activités littéraires. Comme d'autres furent accusés d'avoir composé les appels aux armes dont elle était l'auteur, elle revendiqua la paternité de ses écrits. Cette Junon théâtrale, courageuse, capable de grandeur comme de grotesque, finit par épouser William Wilde, oculiste célèbre et chirurgien, don Juan obstiné, d'une infatigable activité. La carrière brillante de ce médecin fut à son tour interrompue par les accusations venimeuses d'une maîtresse abandonnée, d'où un procès entouré de ridicule qui signa la déchéance d'un des hommes les plus remarquables d'Irlande. Oscar Wilde et son frère, Willie, assistèrent à cette lente dégradation qui se termina par la mort de leur père avant la  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« WILDE OSCAR (1854-1900) » est également traité dans :

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY, livre de Oscar Wilde

Écrit par :  Marie-Gabrielle SLAMA

 Le Portrait de Dorian Gray est l'unique roman du sulfureux écrivain d'origine irlandaise Oscar Wilde (1854-1900), par ailleurs dramaturge et auteur de contes. En l'écrivant, Wilde relevait le défi de l'éditeur américain J. M. Stoddart, à la recherche de textes pour sa revue, le Lippincott's Monthly Magazine : Le Portrait deLire la suite
BEAUTÉ, MORALE ET VOLUPTÉ DANS L'ANGLETERRE D'OSCAR WILDE (exposition)

Écrit par :  Marie-Claude CHAUDONNERET

…  bourgeoise, de se libérer des conventions académiques et du matérialisme de l'âge industriel. *Oscar Wilde, porte-parole de l'Aesthetic Movement et figure sulfureuse de l'époque, est le fil conducteur de l'exposition ; ses aphorismes, inscrits sur les murs des salles, en rythment le parcours. Cet ensemble, où sont juxtaposées les… Lire la suite
ESTHÉTISME

Écrit par :  Jean-Paul BOUILLON

… *Le terme d'esthétisme et celui d'esthète, qui lui est lié, se réfèrent à des notions beaucoup plus récentes et plus particularisées que celle d'« esthétique », mot dont ils sont cependant dérivés. Alors que ce dernier terme remonte au grec et qu'il désigne, depuis Baumgarten au milieu du xviiie siècle, la « science du beau » (… Lire la suite
GIDE ANDRÉ (1869-1951)

Écrit par :  Éric MARTY

Dans le chapitre "L'Afrique du Nord : le dépaysement"  : …  Si le grain ne meurt, l'expérience pédérastique, l'expérience de liberté, sa rencontre avec *Oscar Wilde et ce qui s'ensuivit, mais il serait réducteur de limiter cette aventure à une seule de ses dimensions. De ces premiers voyages, Gide a recueilli la substance de livres importants : Les Nourritures terrestres (1897), des « … Lire la suite
PHYSIOGNOMONIE

Écrit par :  Anne-Marie LECOQ

Dans le chapitre "Les écrivains et la physiognomonie"  : …  de génie, Victor Hugo fait du hideux Quasimodo un ange et de « l'homme qui rit » un désespéré ; *Oscar Wilde réserve au portrait de Dorian Gray les stigmates de la laideur morale, que rien ne trahit sur le visage du héros lui-même. Mais ces renversements n'ont de valeur que par rapport à la norme physiognomonique reconnue. Dans un tout autre… Lire la suite
SYMBOLISME - Littérature

Écrit par :  Pierre CITTI

Dans le chapitre "Réception du symbolisme en Europe"  : …  art pour l'art et l'affranchissement de pesanteurs morales et nationales. C'est évidemment le cas d'*Oscar Wilde (1854-1900) et du mouvement « esthétique » anglais des années 1890, celui de Stefan George (1868-1933) et de sa revue Feuilles pour l'art (Blätter für die Kunst). Encore celui-ci rêve-t-il d'une civilisation nouvelle.… Lire la suite

Afficher la liste complète (6 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Oscar Wilde Oscar Wilde, Toulouse-Lautrec Salomé d'Oscar Wilde, A. Exter

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2013, Encyclopædia Universalis France. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média