Fondé en 1949 à Munich, l'Orchestre symphonique de la radio bavaroise (Sinfonieorchester des Bayerischen Rundfunks) est le dernier-né des orchestres de radio allemands qui ont vu le jour au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son histoire peut être résumée par les cinq noms prestigieux qui se sont succédé à sa tête : Eugen Jochum (1949-1960), Rafael Kubelík (1961-1979), Colin Davis (1983-1992), Lorin Maazel (1993-2002) et Mariss Jansons (depuis 2003). Eugen Jochum en a été le bâtisseur, autour de Beethoven, Brahms et Bruckner ; Rafael Kubelík a fait découvrir à l'orchestre un répertoire alors mal connu : Mahler, Janáček, Stravinski ; Colin Davis lui a révélé Mozart et Berlioz ; Lorin Maazel l'a transformé en une formation polyvalente de niveau international, peut-être moins marquée par l'héritage de la tradition germanique que les autres orchestres allemands. Mariss Jansons l'a ouvert plus largement au répertoire contemporain. En Allemagne, cet orchestre est désormais généralement considéré comme l'un des plus prestigieux, immédiatement après l'Orchestre philharmonique de Berlin et la Staatskapelle de Dresde.
La musique contemporaine a toujours occupé une place importante dans son répertoire, grâce aux commandes de la radio bavaroise qu'il a créées : œuvres de Karl Amadeus Hartmann (Troisième, Quatrième, Sixième Symphonies, 1948, 1948, 1953 ; Symphonisches Hymnen, 1975 ; Sinfonia Tragica, 1989), Ernst Krenek (Der Zauberspiegel, 1968), Carl Orff (De temporum fine comoedia, nouvelle version, 1980), Iannis Xenakis (Pièce OOO, 1980 ; AIS, 1981), Gunther Schuller (Concerto pour piano, 1981), Arvo Pärt (Passion selon saint Jean, 1982), Isang Yun (Concerto pour clarinette, 1982)...
Plusieurs formations de musique de chambre sont issues de ses rangs, notamment le Nonetto de Munich et le Quatuor Koeckert (Koeckert Quartett), fondé par Rudolf Koeckert et constitué autour du premier violon solo de l'orchestre.
Alain PÂRIS
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