2. Dolmens et allées couvertes
Du point de vue de la typologie, on peut classer les tombeaux mégalithiques en dolmens à couloir sous tumulus rond, en allées couvertes sous tumulus ovale et en dolmens simples sous tumulus rond. Parmi les premiers, les plus anciens sont pourvus d'un long couloir. Leur chambre est ronde et encorbellée dans le sud-est de l'Espagne et sur la façade atlantique. Ceux des Garrigues montpelliéraines ont, au contraire, une chambre carrée ou trapézoïdale couverte d'une ou de deux grandes dalles posées à plat, tel le dolmen du Lamalou, sur les Garrigues de Saint-Martin-de-Londres (Hérault). Dès cette époque, plusieurs dolmens de même type s'abritent parfois sous un seul tumulus. Il y en avait une douzaine sous le tumulus de Barnenez-en-Plonézoch (Finistère) et autant sous celui de Fontenay-le-Marmion (Calvados).
On doit placer dans ce groupe les tombes mégalithiques de Pavia (Portugal), dont le plan, à couloir renflé au milieu, a été largement copié dans les grottes artificielles d'Alcalá, de Palmella, d'Alapraia et de Carenque, situées en majeure partie autour de l'estuaire du Tage. Il n'y a donc pas de séparation logique entre les dolmens et les grottes creusées par l'homme. De ce point de vue, les hypogées d'Arles et les grottes artificielles de la Marne, comme les tombes d'Anghelu Ruju (Sardaigne) ou de Minorque, se rattachent aux dolmens à couloir.
Beaucoup de chambres de dolmens à couloir sont flanquées d'une ou de deux petites annexes. Jusque dans ce détail, les mégalithes à chambre ronde, à voûte en encorbellement et à couloir allongé rappellent étrangement les tombes mycéniennes, et en particulier celle qui est dite du « trésor d'Atrée ». Cette comparaison a lourdement pesé sur la chronologie des dolm […]
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