Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

MARRAKECH

Page précédente Page suivante
Souk de Marrakech

Lorsque, après avoir traversé les steppes qui s'étendent au nord de Marrakech, on arrive en vue de la ville, celle-ci se présente comme une longue palmeraie d'où pointent des minarets et où l'on devine une masse confuse de maisons basses : c'est une sorte d'oasis, messagère et fille du désert, qui semble accueillir le voyageur.

Capitale, marché, sanctuaire, lieu de plaisir, décor dont la somptuosité ne cache pas la pauvreté de ses habitants, Marrakech ne se laisse pas enfermer dans une formule simple. Mais la majesté de son cadre, la grandeur de ses monuments fidèles à la tradition almohade, son admirable couleur, un gris-rose qui, suivant les heures du jour, s'exalte dans des rouges somptueux ou s'apaise dans des violets d'une exquise délicatesse, lui donnent d'exercer, sur ceux qui passent comme sur ceux qui y vivent, un véritable enchantement.

1.  La fondation de Marrakech

L'apparence saharienne de Marrakech (en arabe Marrākush) est le fait de l'histoire bien plus que de la géographie. Toutes les plaines du Sud marocain et aussi le pied du Grand Atlas nourrissaient, grâce à un riche réseau d'irrigation, une solide vie sédentaire et paysanne. Les mêmes tribus berbères étaient installées en montagne et dans le plat pays. Les bourgades qui étaient les marchés et les petites capitales du Sud marocain étaient bâties dans la zone de liaison que constituait le piedmont.

Rien n'était plus inattendu que l'étrange et merveilleuse aventure des fondateurs de Marrakech, les Almoravides. Des tribus berbères chamelières avaient fait, à partir du iiie siècle, la conquête du Sahara. Convertis à l'islam à la fin du ixe siècle, elles avaient islamisé et parfois soumis les royaumes noirs du sud du désert.

Sous l'influence d'une prédiction réformiste, une confédération de tribus mauritaniennes prit une cohésion et une force nouvelles. Elle intervint au Maroc et bientôt en entreprit la conquête. Le chef des Almoravides, Abū Bakr, décida d'enraciner au Maroc les contingents qui l'avaient suivi et d'établir  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« MARRAKECH » est également traité dans :

MAROC

Écrit par :  Raffaele CATTEDRAFernand JOLYJean-Louis MIÈGEJean-Claude SANTUCCI Universalis

Dans le chapitre "Mobilités et urbanisation"  : …  du royaume ; Fès, l'ancienne capitale makhzénienne (1 million). Au deuxième rang se situent *Marrakech (887 000 hab.) qui commande son espace régional, Agadir (679 000 hab.) en pleine expansion au sud-ouest, Tanger (près de 700 000 hab.) située en face de l'Europe, et Meknès (570 000 hab.). À l'échelon suivant, d'autres grandes villes… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Maroc 1500 à 1600. Expansion ibérique et Réforme Souk de Marrakech

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2011, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média