3. Le néo-malthusianisme moderne
• Révolution sanitaire et liberté du couple
Avec la grande « révolution sanitaire » du xxe siècle, la diffusion des moyens d'hygiène paradoxalement accélérée par les guerres, l'atténuation des famines, de nombreux pays ont connu et connaissent une poussée démographique sans précédent. Le taux net de reproduction dans le Tiers Monde est très élevé : 2,20 contre 1,08 en France, malgré une forte reprise de la natalité en 1945 dans ce dernier pays. Cette explosion démographique menace gravement le développement économique des nations concernées en généralisant la misère. La loi de Malthus y trouve confirmation.
Dans les pays évolués politiquement et économiquement, le problème de surpopulation ne se pose que rarement (au Japon, par exemple, réduit à ses frontières insulaires après la dernière guerre). Des motifs divers sont alors à l'origine de thèses restrictives : liberté du couple et problème des enfants non désirés, épanouissement de la femme, réduction des avortements dangereux, crainte persistante du chômage.
Dans les deux cas (Tiers Monde, pays développés), et conformément à l'évolution théorique des idées retracées plus haut qui conduit les auteurs modernes aux notions de population optimale (cf. I. Ferenczi) ou de croissance optimale du peuplement, apparaît le souci d'adapter de véritables politiques de population aux exigences des pays à qui elles s'adressent.
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