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BEETHOVEN LUDWIG VAN (1770-1827)

Si nous ignorions tout de la vie de Beethoven, mais si son œuvre entière nous était parvenue, nous la comprendrions, nous l'aimerions peut-être moins profondément, mais cette œuvre continuerait de nous apparaître comme celle d'un des plus grands musiciens.

Inversement, si un cataclysme avait anéanti la totalité de l'œuvre musicale de Beethoven, mais si l'histoire de sa vie avait miraculeusement échappé à ce cataclysme, nous comprendrions et nous aimerions peut-être moins profondément son caractère, mais sa vie continuerait de nous apparaître comme celle d'un des plus grands héros.

Et, dans les deux cas, nous ne comprendrions pas, nous n'aimerions pas l'œuvre ou la vie dans une direction autre avec une signification autre. Car l'identité de Beethoven est tout entière dans l'une et dans l'autre.

Telle est, sans doute, la constatation fondamentale dont il faut partir lorsqu'on veut essayer de donner une réponse à cette question : « Qui a été Beethoven ? », tant il est vrai que, chez lui, la vie et l'art se confondent. Avec une intensité de conscience et de volonté proprement héroïques, il s'est appliqué à réaliser et à approfondir cette unité de tout lui-même, cette rigoureuse adéquation de l'homme et de l'artiste, de ses raisons de vivre et de son objectif dernier : la création musicale.

Beethoven sait ce qu'il veut. Il sait qu'il est le seul musicien de son temps à le vouloir, et il sait que les musiciens du passé, si fort qu'il les vénère, ne pouvaient pas encore le vouloir : créer une musique dont l'impulsion soit telle qu'elle entraîne les hommes à conquérir la joie, dans la liberté, par l'action temporelle. Mais Beethoven sait aussi qu'une telle musique ne peut être créée qu'au cours d'une vie qui s'y conforme la première.

Si nous voulons entrer dans sa propre pensée sur son œuvre, nous devons, à notre tour, reprendre les données principales de sa vie, et la situation de cette vie dans l'histoire de son temps. Tous les hommes sont situés par leur conditionnement historique, mêm […]

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Pour citer cet article

Brigitte MASSIN, Jean MASSIN, « BEETHOVEN LUDWIG VAN - (1770-1827)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-van-beethoven/

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BEETHOVEN LUDWIG VAN (1770-1827) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Ludwig van Beethoven est baptisé à Bonn ; il est probablement né le 15 ou le 16. Beethoven compose le Premier Concerto pour piano, en ut majeur, opus 15. La Première Symphonie, en ut majeur, opus 21, est créée au Hoftheater de Vienne sous la direction du… Lire la suite
FIDELIO (L. van Beethoven)

Écrit par :  Timothée PICARD

Unique opéra de Ludwig van Beethoven, Fidelio connut une genèse difficile, qui explique peut-être qu'en dépit de ses traits de génie, certains, mettant en doute le sens dramatique du compositeur, le jugent imparfaitement réussi. Le livret est une traduction et une adaptation par Joseph von Sonnleithner d'un drame du Français Jean-Nicolas… Lire la suite
MORT DE BEETHOVEN

Écrit par :  Alain PÂRIS

Le 26 mars 1827, Ludwig van Beethoven meurt à Vienne. Considéré par certains comme le premier des romantiques, par d'autres – de culture germanique – comme un musicien intemporel, une sorte de préromantique dont l'impact s'étend bien au-delà de son temps, Beethoven occupe dans l'histoire de la musique une place qui n'a pas d'égale. Ses premières œ… Lire la suite
ARRANGEMENT, musique

Écrit par :  Michel PHILIPPOT

Dans le chapitre "L'arrangement et le respect de l'œuvre originale"  : …  lesquels la lettre du texte est modifiée pour que l'esprit en reste immuable est celui, fait par *Beethoven lui-même, de la Sonate pour piano en mi majeur, op. 14 no 1 pour quatuor à cordes. Un exemple célèbre d'arrangement (orchestration) extrêmement noble et donnant de l'original une image à la fois fidèle et enrichie est… Lire la suite
ARRAU CLAUDIO (1903-1991)

Écrit par :  Alain PÂRIS

…  non français à faire figurer Debussy à son répertoire. Mais on retiendra surtout l'image du *beethovénien : il a enregistré à trois reprises l'œuvre pour piano du maître de Bonn, la deuxième fois entre 1962 et 1965, la troisième à plus de quatre-vingts ans. Il a également réalisé une nouvelle édition des sonates (publiée chez Peters à partir… Lire la suite
BACKHAUS WILHELM (1884-1969)

Écrit par :  Pierre BRETON

Dans le chapitre "Objectivité plutôt qu'austérité"  : …  froideur et de l'indifférence, un engagement total, bref une sincérité dont il y a peu d'exemples. *Parmi ses grands enregistrements figure une intégrale des trente-deux sonates pour piano de Beethoven, réalisée pour Decca (1950-1954) et considérée comme une des plus équilibrées en dépit de son caractère souvent austère. Sa gravure des cinq… Lire la suite
BARENBOIM DANIEL (1942- )

Écrit par :  Jean-Luc MACIA

Dans le chapitre "L'enfant prodige"  : …  Barenboim commence alors une carrière de soliste, jouant des concertos sous la direction de Josef Krips et de Leopold Stokowski, donnant des récitals dans plusieurs capitales mondiales.* Dès 1960, il interprète en public l'intégrale des sonates de Beethoven tout en amorçant une carrière de chef d'orchestre, métier qui l'attire tout particulièrement… Lire la suite
BASSON

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Œuvres majeures"  : …  (1774) – et un Quintette pour piano, hautbois, clarinette, basson et cor, K 452 (1784). *C'est Ludwig van Beethoven (1770-1827) qui, dans le domaine de la musique de chambre avec basson, apporte une des contributions les plus importantes avec les deux septuors, opus 20 (1799) et opus 71 (1796 ?), et un octuor, opus 103 (avant 1793). Dans… Lire la suite
BRENDEL ALFRED (1931- )

Écrit par :  Pierre BRETON

Dans le chapitre "L'essor discographique"  : …  et l'Orchestre symphonique de Londres). Mais Alfred Brendel est avant tout l'un des plus émouvants* beethovéniens de l'après-guerre. Par trois fois – pour Vox (1957-1963) et pour Philips (1970-1977 puis 1991-1995) – il a enregistré l'intégrale de ses sonates pour piano, égalant les plus grands de ses prédécesseurs. Et il a gravé à quatre reprises… Lire la suite
BRENTANO BETTINA (1785-1859)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *« Mon âme est une danseuse passionnée ; elle va dansant sur une musique intérieure qu'elle est seule à percevoir », disait d'elle-même cette attirante et inquiétante Bettina, qui pour ses raisonnables détracteurs n'est qu'une extravagante mythomane et, pour ceux qui restent sensibles à ses dons d'enchanteresse, demeure une des plus poétiques… Lire la suite
CANADA - Arts et culture

Écrit par :  Andrée DESAUTELSRoger DUHAMELMarta DVORAKJuliette GARRIGUESConstance NAUBERT-RISERPhilip STRATFORD Universalis

Dans le chapitre "Situation musicale des origines au XIXe siècle"  : …  en 1793, six ans après leur composition à Vienne). Il importe également de faire état d'un canon de* Beethoven dédié aux Québécois. Parmi les musiciens d'origine allemande qui devaient apporter une contribution exceptionnelle à la vie musicale au Canada, notons Théodore Frédéric (né Johann Friedrich) Molt (1795-1856). Professeur « de piano, de… Lire la suite
CAVATINE

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Terme musical, tiré de l'italien cavatina, diminutif de cavata qui désignait au xviiie siècle un petit arioso placé à la fin d'un récitatif (ainsi chez J.-S. Bach, par exemple dans ses Cantates nos 76, 80 et 117). Dans les opéras et les oratorios du xviiie et du xixLire la suite
CHORALE MUSIQUE

Écrit par :  Jacques CHAILLEY Universalis

Dans le chapitre "xixe et xxe siècles"  : …  d'autant plus facilement la musique religieuse que celle-ci, depuis la Missa solemnis de *Beethoven, tendait à être nettement séparée de l'office et de ses contraintes pour pouvoir plus librement traduire les textes sacrés avec toute l'ampleur qu'ils semblaient mériter. Les grandes œuvres chorales non seulement de Beethoven mais encore de… Lire la suite
CLASSIQUE MUSIQUE DITE

Écrit par :  Marc VIGNAL

… *L'expression « musique classique » recouvre, selon les cas, des réalités fort diverses. La musique « classique » peut s'opposer à la musique dite populaire, légère ou de variété, et comprend alors toute la musique savante (ou sérieuse) européenne, des prédécesseurs de Pérotin aux successeurs de Pierre Boulez. On peut distinguer dans ce contexte de… Lire la suite
CONCERTO

Écrit par :  Ida GOTKOVSKY

Dans le chapitre "Le concerto romantique"  : …  l'orchestre prend un tour lyrique et presque dramatique ; l'instrument solo devient un personnage. *Beethoven, lui, poussera ce drame jusqu'aux limites du tragique, faisant éclater les formes classiques du concerto. C'est dans cette lignée que furent conçus les grands concertos romantiques de Schumann, de Mendelssohn, de Chopin, de Liszt, de Brahms… Lire la suite
CONTREBASSE, en bref

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Œuvres majeures"  : …  de peu le Double Concerto pour alto et contrebasse de Carl Ditters von Dittersdorf (1767). *C'est spécifiquement pour les contrebasses que Beethoven a pensé ses célèbres traits au tout début du scherzo de la Cinquième Symphonie (1807). Dans sa Sixième Symphonie « Pastorale », composée en 1808, Beethoven figure également l'… Lire la suite
CONTREPOINT

Écrit par :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "Déclin du contrepoint"  : …  de nouveau à en tirer du point de vue technique. Ce qui ne veut pas dire qu'un Mozart et surtout un *Beethoven ne pourront pas y recourir pour donner des accents nouveaux à un moyen d'expression si riche en ressources multiples. Il n'est que d'écouter la Grande Fugue dont on fait habituellement, quoique en sollicitant quelque peu les textes… Lire la suite
DIABELLI ANTON (1781-1858)

Écrit par :  Universalis

…  constituent les Trente-Trois Variations sur un thème de valse de Diabelli, pour piano, opus 120, de *Ludwig van Beethoven (1819-1823). Né le 6 septembre 1781, à Mattsee, près de Salzbourg, Anton Diabelli étudie sous la houlette du compositeur Michael Haydn, frère de Joseph Haydn. Aspirant à la prêtrise, il entre au collège cistercien de… Lire la suite
FUGUE

Écrit par :  PIERRE-PETIT Universalis

Dans le chapitre "De Bach à nos jours"  : …  que ce genre réputé intellectuel est capable de renfermer beaucoup de tendresse et de lyrisme. Avec *Ludwig van Beethoven, la fugue s'élargit, s'adaptant d'elle-même aux impératifs du préromantisme. C'est le cœur même de Beethoven qui bat dans les fugues pour piano des Sonates op. 106 et 110, ainsi que dans celles du Quatuor op. 59… Lire la suite
FURTWÄNGLER WILHELM (1886-1954)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Dans le chapitre "Une approche structurelle"  : …  Furtwängler a certainement été profondément marqué par l'analyse schenkérienne des symphonies de *Beethoven. Mais aurait-il pu concrétiser cette démarche d'interprétation structurelle, intellectuelle, qui émane totalement de l'intérieur, s'il n'avait pas disposé des moyens adaptés à cette approche ? La construction est l'élément fondamental de la… Lire la suite
HABENECK FRANÇOIS ANTOINE (1781-1849)

Écrit par :  Marc VIGNAL

… *Violoniste et chef d'orchestre français né à Mézières, Habeneck a comme père un musicien de Mannheim qui s'est mis au service de l'armée française. Premier prix du Conservatoire de Paris en 1804, membre des orchestres de l'Opéra-Comique et de l'Opéra, il dirige de 1806 à 1815 les Concerts français patronnés par le Conservatoire (il se hasarde à y… Lire la suite
HOFFMANN ERNST THEODOR AMADEUS (1776-1822)

Écrit par :  Michel-François DEMETMarc VIGNAL

…  parues ou non dans l'Allgemeine musikalische Zeitung, elles restent exemplaires, *en particulier celles consacrées à Beethoven (Cinquième SymphonieTrios, op. 70) et réunies plus tard sous le titre La Musique instrumentale de Beethoven (Beethovens Instrumentalmusik, 1813). Il s'agit des… Lire la suite
KEMPFF WILHELM (1895-1991)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Dans le chapitre "Rigueur et recréation"  : …  Kempff s'était imposé comme l'un des plus grands interprètes *beethovéniens de son temps. Il rappelait volontiers la filiation qui le reliait à Beethoven : « J'ai été élève de Barth qui avait eu comme maître Hans von Bülow dont on sait qu'il bénéficia de l'enseignement de Liszt, lui-même de Carl Czerny qui eut le privilège de travailler sous la… Lire la suite
LIED

Écrit par :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "Des troubadours à Schubert"  : …  ou de l'air d'opéra perce à travers la plupart de ses lieder. Le cycle de lieder le plus connu de *Beethoven est celui qui s'intitule An die ferne Geliebte (À la bien-aimée lointaine). On y trouve la forme strophique qu'exploitera Schubert, quelques inflexions mélodiques d'où la veine populaire n'est peut-être pas absente. Mais… Lire la suite
LYRISME MUSICAL

Écrit par :  Étienne SOURIAU

Dans le chapitre "Arguments historiques"  : …  ils pas, au vrai, purement descriptifs ? De très bons connaisseurs ont cru pouvoir affirmer que *Beethoven est le premier qui ait osé introduire dans la musique sa personnalité comme raison d'être. En tout cas, c'est seulement de l'époque romantique que date le mythe du musicien tenant son génie de ses passions, rôle qu'assumaient volontiers un… Lire la suite
MARKEVITCH IGOR (1912-1983)

Écrit par :  Alain PÂRIS

… Il se consacre à la rédaction de ses Mémoires et entreprend une nouvelle édition des symphonies de *Beethoven fondée sur les sources authentiques et les matériels des principaux orchestres du monde annotés sous la direction des plus grands chefs beethovéniens. Il parvient ainsi à rectifier plusieurs centaines d'erreurs qui se transmettaient d'une… Lire la suite
MÉLODIE

Écrit par :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "La tonalité et l'hégémonie du mode d'ut"  : …  baroque masque par des moulures et des surcharges ornementales la simplicité de ses armatures. Chez *Beethoven, outre le très grand nombre de thèmes plus ou moins réduits aux trois sons de l'accord parfait (Symphonie héroïque, et bien d'autres), on trouve une abondance extraordinaire de thèmes purement harmoniques, dont chaque son est… Lire la suite
MÉLODRAME, musique

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Dans la tragédie grecque, le mélodrame (de mélos, chant, et drama, acte) désigne le dialogue chanté entre le coryphée et un personnage. Le mot reparaît à la fin du xviiie siècle pour désigner un genre musical nouveau, non plus un dialogue chanté mais « un genre de drame dans lequel les paroles et la musique, au… Lire la suite
MOSCHELES IGNAZ (1794-1870)

Écrit par :  Marc VIGNAL

… *Né à Prague d'une famille juive, le petit Moscheles est l'élève au conservatoire de cette ville, du fameux Dionys Weber, connu pour son hostilité envers Beethoven : c'est à l'insu du professeur que l'adolescent se procure diverses partitions du maître de Bonn, dont celle de la Sonate pathétique. De 1808 à 1820, Moscheles réside surtout à… Lire la suite
OPÉRA - Histoire, de Peri à Puccini

Écrit par :  Jean-Vincent RICHARD

…  la seconde s'attachant davantage à ces réalités nationales ou sociales qui surgissent. Ludwig* van Beethoven (1770-1827) ne saurait être considéré comme l'une des figures essentielles de cette épopée lyrique. Cependant, malgré bien des défauts, son Fidelio (1805) établit, à double titre, un passage symbolique entre les deux siècles… Lire la suite
OUVERTURE, musique

Écrit par :  Marc VIGNAL

… *Sous son acception la plus générale, l'ouverture désigne le morceau d'orchestre joué à rideau fermé avant une représentation d'opéra, voire avant tout spectacle (ouverture écrite par Beethoven pour son ballet Prométhée). Le premier exemple connu en est sans doute la petite fanfare intitulée toccata précédant l'Orfeo de… Lire la suite
PAËR FERDINANDO (1771-1839)

Écrit par :  Universalis

… funèbre en ut mineur du mélodrame Achille (1801) produit une forte impression sur *Beethoven : elle aurait peut-être inspiré le deuxième mouvement de la Troisième Symphonie « Héroïque » que ce dernier compose quelques années plus tard. De 1802 à 1808, Paër est compositeur au théâtre de la cour puis Kapellmeister à la… Lire la suite
PANHARMONICON

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Instrument inventé par Johann Nepomuk Maelzel (1772-1838), l'inventeur du métronome. C'est une sorte d'orchestre composé de quarante-deux automates. C'est à l'instigation de Maelzel et avec sa collaboration, que Beethoven écrivit La Bataille de Vittoria, dont la première version fut composée pour cet instrument insolite, avant d'être… Lire la suite
PATHÉTIQUE

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Est pathétique ce qui, par le spectacle ou l'expression du malheur ou de la souffrance, excite les passions et les émotions vives telles que tristesse, indignation, horreur, pitié, terreur. C'est dans ce sens que Beethoven intitule Sonate pathétique une œuvre où il tente à bon escient d'ingérer les valeurs dramatiques dans le langage… Lire la suite
PIANO

Écrit par :  Daniel MAGNEAlain PÂRIS

Dans le chapitre "La littérature pour piano"  : …   3). La véritable autonomie du piano est due en partie à ces compositeurs virtuoses, mais surtout à* Beethoven qui, pianiste lui-même, fait de son instrument un confident ; il compose trente-deux sonates – la seule forme pour laquelle il n'ait jamais cessé d'écrire (1794-1822) –, cinq concertos, et des pièces de musique de chambre où le piano tient… Lire la suite
PROMÉTHÉE, mythe moderne

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Il est plus significatif qu'étonnant de constater la mise en sommeil à peu près totale du mythe de Prométhée dans les arts et les lettres de l'âge médiéval. Les premières allusions au vieux titan grec apparaissent aux xvie et xviie siècles (Calderón écrit en 1669 La Estatua de Prometeo) et vont se… Lire la suite
QUATUOR À CORDES

Écrit par :  Marc PINCHERLE

Dans le chapitre "Le quatuor classique"  : …  des concertos. Les quatuors de Mozart avaient marqué le plus haut achèvement de l'idéal classique. *Avec Beethoven, une véritable révolution survient, tant dans la forme que dans l'esthétique du genre, plus radicale peut-être que celle que ses symphonies ont opérée dans leur propre domaine. Si grande en est la nouveauté qu'elle fait encore… Lire la suite
SCHUPPANZIGH IGNAZ (1776-1830)

Écrit par :  Marc VIGNAL

… *Violoniste et altiste autrichien né à Vienne, Schuppanzigh se consacre entièrement à la musique à partir de 1792 et donne peut-être, en 1794, des leçons d'alto puis de violon au jeune Beethoven (de six ans son aîné). Il compte bientôt parmi les virtuoses les plus recherchés à Vienne et dirige, en 1798 et en 1799, les fameux concerts de l'Augarten.… Lire la suite
SONATE

Écrit par :  Michel PHILIPPOT

Dans le chapitre "Constitution d'une forme musicale"  : …  commence immédiatement, avec Haydn et Mozart, une longue période d'évolution et d'adaptation. Pour *Beethoven, la sonate est devenue une forme à la fois rigoureuse et libre. Il pourrait sembler, après l'extraordinaire variété de ses trente-deux sonates pour piano et de ses dix-sept quatuors (sans compter les pièces qu'il écrivit pour deux… Lire la suite
LE STYLE CLASSIQUE (C. Rosen)

Écrit par :  Daniel CHARLES

… Le style classique, tel que l'envisage Charles Rosen, dans Le Style classique. Haydn, Mozart, *Beethoven (Gallimard, 1978, initialement paru aux États-Unis en 1971, sous le titre The Classical Style), « c'est d'abord un tournant dans l'évolution » de la musique ? cinquante ans de musique occidentale qui précipitent, par le fait… Lire la suite
SYMPHONIE

Écrit par :  Pierre BILLARD

Dans le chapitre "L'apothéose de la symphonie"  : …  la musique qui a bénéficié de cette « sacralisation du concert ». À partir de Mozart, et surtout de *Beethoven, la symphonie a définitivement conquis ses lettres de noblesse. Bientôt, elle va occuper la position la plus élevée dans la hiérarchie des genres. Elle est, pour le musicien, à la fois le signe de la maîtrise technique et la consécration de… Lire la suite
Symphonie n° 7, BEETHOVEN (Ludwig van)

Écrit par :  Alain FÉRON

Dans le chapitre "Auteur"  : …  *Héritier du classicisme, qu'il transcende en annonçant le romantisme - il est sans doute le premier compositeur à exprimer en termes «modernes» la mission de l'artiste -, Beethoven demeure cependant inclassable tant son génie s'est exprimé dans tous les genres et dans toutes les formes, tant ses innovations concernent toutes les composantes de la… Lire la suite
TEMPO

Écrit par :  Nicole LACHARTRE

Dans le chapitre "Évolution du tempo dans la musique européenne"  : …  en nombre d'unités à la minute : grave = 40 à la minute ; andante = 60 ; prestissimo = 208. *Beethoven, qui se soucie fort du mouvement juste pour ses œuvres, publie dès 1817 des recueils de « fixation du tempo en indications métronomiques ». Mais il se déclarera plus tard déçu du résultat. Cependant, l'emploi des mouvements métronomiques va… Lire la suite
TONAL SYSTÈME

Écrit par :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "Évolution et désagrégation"  : …  du deuxième mouvement, Action de grâce, en mode lydien, du Quinzième Quatuor de *Beethoven. Avec Berlioz (RequiemEnfance du Christ, entre autres), différents modes apparaissent avec une accommodation harmonique qui n'a pas peu contribué à lui faire valoir les foudres des tenants de la tradition académique.… Lire la suite
TRIO

Écrit par :  Marc VIGNAL

… *Au sens le plus général en musique, pièce écrite à trois parties harmoniques réelles, vocales ou instrumentales. À partir de la seconde moitié du xviiie siècle, pièce écrite pour trois instruments, même si l'un d'eux (piano) comprend plusieurs parties harmoniques. Au Moyen Âge et à la Renaissance, beaucoup de messes… Lire la suite
TROMBONE

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Styles musicaux"  : …  pour sa musique dramatique (La Flûte enchantéeDon GiovanniRequiem). *C'est Ludwig van Beethoven qui le remet en usage à l'orchestre, avant qu'Hector Berlioz et Richard Wagner ne l'emploient très largement dans toute leur musique. À l'orchestre, cet instrument peut jouer un rôle de soliste comme se contenter d'être un… Lire la suite
VIGANO SALVATORE (1769-1821)

Écrit par :  Jane PATRIE

… *Né à Naples, neveu de Boccherini, le danseur et chorégraphe Salvatore Vigano parcourt l'Europe après avoir débuté à Rome. Il monte à Vienne et présente, notamment, Les Créatures de Prométhée (Die Geschöpfe des Prometheus) le 26 mars 1801, sur une musique de Beethoven ; celui-ci semble n'avoir été qu'à demi satisfait de leur… Lire la suite
VIOLON, en bref

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Œuvres majeures"  : …  élargit les moyens d'expression et explore toutes les possibilités sonores de l'instrument. *Beethoven compose dix sonates pour piano et violon ainsi que le Concerto pour violon, en  majeur, opus 61 (1806), ainsi que le Triple Concerto pour piano, violon et violoncelle, en ut majeur, opus 56 (1807),… Lire la suite
WEINGARTNER FELIX (1863-1942)

Écrit par :  Alain PÂRIS

… *Ce chef d'orchestre et compositeur d'origine autrichienne a joué un rôle déterminant dans l'évolution de la direction d'orchestre en opérant un retour au texte et à la rigueur après les excès des chefs post-romantiques. Né à Zara, en Dalmatie (aujourd'hui Zadar, en Croatie), le 2 juin 1863, de mère allemande et de père autrichien, Felix Weingartner… Lire la suite

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