10. Économie des lanthanides
La consommation des lanthanides varie considérablement entre les différentes zones économiques du monde : le Japon représente 43 p. 100 de la consommation, les États-Unis 27 p. 100, l'Europe 18 p. 100 et le reste du monde (essentiellement la Chine) 12 p. 100. Les trois premières zones se caractérisent par des applications à forte valeur ajoutée, impliquant les éléments à haute pureté (75 p. 100 du marché, en valeur), tandis que le marché chinois concerne davantage les applications faisant appel aux terres rares non séparées. Un paradoxe existe entre la consommation massique et la valeur ajoutée du marché (fig. 7). On peut voir que les applications liées aux propriétés optiques et, dans une moindre mesure, les aimants auront le poids économique le plus important car ces productions requièrent les plus grandes puretés chimiques. Dans ce qui précède nous n'avions pas différencié l'utilisation des terres rares.
Le tableau 9 permet de voir que certaines terres rares auront une application dans des domaines ne nécessitant que des hautes puretés ; le mischmétal, étant par définition un mélange, n'entrera au contraire que dans certaines applications à faible valeur ajoutée. Le prix industriel des terres rares sera le résultat d'une péréquation dans laquelle interviennent la pureté et l'abondance naturelle de l'élément. Le tableau 10 fournit des éléments d'appréciation pour les prix des oxydes de pureté « moyenne ». Les prix des oxydes plus purs sont très variables (mais élevés). Le prométium est surtout une curiosité de laboratoire, avec un marché réduit.
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