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KABYLES

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Lounès Matoub

Il se rencontre encore un peu partout dans le monde de ces minorités ethniques ou linguistiques qui, tantôt instinctivement, tantôt consciemment, se sont opposées à toutes les tentatives d'absorption et en ont triomphé finalement. Il semble même que l'univers hostile dont elles sont entourées contribue largement à durcir leur résistance et à leur forger une personnalité nettement dégagée, originale jusque dans les manifestations les plus simples. C'est le cas des Kabyles en Algérie. Reste du grand peuple berbère dont le domaine s'étendait de l'Égypte à l'Atlantique et de la Méditerranée à l'Afrique noire, ils forment un groupement humain bien distinct par le territoire (la Kabylie), un mode de vie propre, une langue, une littérature et des traditions communes. Autant d'éléments constitutifs d'une nationalité toujours en puissance, mais jamais pleinement réalisée, dont la connaissance est indispensable pour qui veut comprendre certains problèmes posés à l'Algérie. La rébellion des Kabyles au lendemain de l'indépendance et leurs réserves à l'égard du pouvoir central traduisent un malaise qui ne trouvera sa solution que dans la reconnaissance du fait kabyle. Alger s'est au contraire acharné à vouloir détruire la langue kabyle par une politique systématique d'arabisation. Or, après la disparition des institutions politiques de la Kabylie, l'essentiel de son originalité réside dans sa langue, sa littérature, sa poésie, instruments de résistance efficace dans le passé, aujourd'hui menacés par une instruction publique généralisée qui favorise les hégémonies linguistiques.

1.   La Kabylie

Le nom de Kabylie est la forme européanisée de l'arabe ḳbayl (tribus). Il ne semble pas que les historiens et les géographes d'expression arabe s'en soient servi dans leur nomenclature pour désigner une région quelconque de la Berbérie au Moyen Âge. Cette dénomination a été introduite par des voyageurs européens. De nos jours encore, seuls en usent en Algérie les sujets s'exprimant en français. L'arabophone dira blad leḳbayl (pa […]

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AMROUCHE JEAN (1906-1962)

Écrit par :  Universalis

… *Jean el-Mouhouv Amrouche est né à Ighil-Ali (Petite Kabylie). Peu de temps après sa naissance, sa famille, christianisée et francisée, émigre à Tunis. Après des études au collège Alaoui de cette ville, Jean Amrouche est reçu à l'École normale supérieure de Saint-Cloud ; il devient ensuite professeur à Sousse, puis à Bône et à Tunis. De 1934 à 1939… Lire la suite
AMROUCHE TAOS (1913-1976)

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BERBÈRES

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MAGHREB - Littératures maghrébines

Écrit par :  Jamel Eddine BENCHEIKHChristiane CHAULET ACHOURAndré MANDOUZE

Dans le chapitre "Après 1945"  : …  *En Kabylie, trois écrivains inscrivent leur région au cœur d'une nation à naître et d'un pays en souffrance : Malek Ouary, mais surtout Mouloud Feraoun (1913-1962 ; Le Fils du pauvreLes Chemins qui montentJournal) et Mouloud Mammeri (1917-1989 ; La Colline oubliéeLe Sommeil du juste). À l'ouest,… Lire la suite
MATOUB LOUNÈS (1956-1998)

Écrit par :  Éliane AZOULAY

…  et ses orchestrations au chaabi, musique populaire dérivée du classicisme arabo-andalou. *Alors que la plupart des chanteurs kabyles à textes se cantonnent dans une sorte d'austérité musicale et restent souvent, à cause de cela, peu accessibles aux Européens, Lounès Matoub était de taille à captiver le public occidental grâce à son timbre… Lire la suite

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Lounès Matoub Manifestants à Alger, en juillet 1998

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