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WAYNE JOHN (1907-1979)

John Wayne

La personnalité intime des grands acteurs finit par se calquer sur celle des personnages qui font leur succès auprès du grand public. De même que Bela Lugosi vivait comme le comte Dracula, John Wayne était un vrai cow-boy. Pour l'un de ses metteurs en scène, Howard Hawks, il incarnait tous « les sentiments des pionniers romantiques ». Ce petit-fils d'Irlandais, d'Anglais et d'Écossais qui conquirent l'Ouest en le disputant aux Indiens avait hérité d'eux cette fierté d'appartenir à une Amérique puissante. Cet état d'esprit amena John Wayne à soutenir tous les courants réactionnaires extrémistes de l'histoire de son pays : de son engagement politique en faveur de McCarthy et de sa « chasse aux sorcières », jusqu'à son action militante en faveur des combats au Vietnam...

Né Marion Robert Morrison, dans l'Iowa, de parents pharmaciens, le futur « Duke » entra au collège à dix-huit ans parce que l'entraîneur de l'équipe de football de l'université de Californie du Sud avait besoin d'un athlète de sa carrure ! Tom Mix, alors grande vedette du western muet remarqua le jeune sportif et l'engagea comme moniteur personnel d'éducation physique. Puis c'est l'engrenage : son allure attirant le regard de tous les spécialistes du casting, on le retrouve déjà, dès 1928, au générique de quatre John Ford. C'est Raoul Walsh, pour La Piste des géants (1930), qui changea Marion Morrison en John Wayne, le nom d'un héros de la révolution contre les Anglais.

Il avait déjà tourné plus d'une soixantaine de films quand John Wayne devint, en 1939, le remarquable Ringo Kid de Stage Coach (La Chevauchée fantastique). Pour son chef-d'œuvre, Ford avait eu le courage, et la prémonition, d'offrir à un acteur de troisième plan le rôle qui le plaça, au Box Office, dans la catégorie des meilleurs « westerners », aux côtés de Gary Cooper. Une longue carrière s'ensuivit, avec environ cent cinquante films dont La Maison des sept péchés avec Marlène Dietrich (1940), La Fille et son cow-boy avec Jean Arthur (1943), La Rivière rouge avec Montgomery Clift (1948), Rio Gr […]

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STARS ET VEDETTES

Écrit par :  Gérard LEGRAND

Dans le chapitre "De la légende au « mythe »"  : …  pour résister au changement de génération. La réalité est plus complexe ; ainsi le maintien de *John Wayne en tête du box-office pendant trente ans (record seulement approché par le chanteur Bing Crosby) ne peut s'expliquer de la sorte, son public fidèle n'ayant pu être composé aussi longtemps d'aspirants cow-boys et des seuls supporters,… Lire la suite

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John Wayne La Charge héroïque

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