L'électronique intervient aujourd'hui dans la vie quotidienne de chacun, que ce soit avec le téléphone mobile ou avec l'ordinateur personnel, le téléviseur ou le lecteur de disques compacts.
L'utilisation du mot électronique dans sa présente acception est relativement récente : jusqu'à la fin des années 1950, ce vocable se rapportait le plus souvent à la seule discipline qui traitait du mouvement des électrons dans le vide, et ce qu'on appelle maintenant l'électronique désignait la radioélectricité, voire la télégraphie – ou la téléphonie – sans fil, plus connue sous le sigle T.S.F. La raison en est que, avant la Seconde Guerre mondiale, les applications de l'électronique se limitaient, pour l'essentiel, à la transmission par ondes radio et à la radiodiffusion.
On rappellera d'abord les principales étapes de cette révolution. Puis on classera les différents domaines de l'électronique, qui seront examinés l'un après l'autre, à savoir : l'électronique professionnelle, l'électronique médicale, l'informatique, les télécommunications, l'électronique grand public et les composants. Enfin, l'évolution possible de l'industrie électronique, ainsi que les conséquences qui en résulteront, seront évoquées.
1. Évolution des concepts
Les équipements électroniques utilisent les propriétés de l'électron : sa charge électrique, les champs électromagnétiques que créent ses mouvements, et plus récemment son spin. Toutefois, le terme « électronique » est réservé en pratique aux applications où l'on contrôle le comportement des électrons de façon relativement sophistiquée, par opposition aux équipements « électriques », même si la distinction est parfois subtile.
On parlait autrefois de « courants faibles » pour les équipements électroniques et de « courants forts » pour les équipements électriques : dans les années 1950-1960, en France, à l'École supérieure d'électricité (à Malakoff), une moitié des étudiants suivaient les cours de l'option « courants forts » et l'autre moitié ceux de l'option « cou […]
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