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INCLUSIONS, physique du solide

Presque tous les cristaux comportent des lacunes de cristallisation ou des cavités remplies par des corps à l'état gazeux, liquide ou solide. Ces inclusions sont connues depuis très longtemps puisque H. Sorby en donne les premières descriptions dès le début du xixe siècle, mais ce n'est que vers les années cinquante et sous l'impulsion de chercheurs comme G. Deicha en France, E. Roedder aux États-Unis et N. P. Yermakov en Union soviétique que l'étude de ces structures connaît un nouvel essor.

Les inclusions sont de dimensions variables, mais ne dépassent que très rarement le millimètre cube. L'emploi du microscope électronique a permis de constater que leur domaine s'étend bien au-delà du pouvoir séparateur du microscope optique.

Leur forme peut être quelconque ou très géométrique (on parle alors de cristaux négatifs), elle est en relation avec les axes cristallographiques du minéral. Les techniques d'étude ont été peu à peu adaptées, améliorées et diversifiées : on a adjoint au microscope polarisant des platines chauffantes, réfrigérantes, ou à écrasement. Les microsondes électronique et ionique permettent d'obtenir les analyses chimiques des inclusions solides amenées à la surface par polissage. Les gaz sont libérés par la platine à écrasement et injectés directement dans un spectrographe de masse.

Deux problèmes se présentent dans le cas des inclusions fluides : une grande difficulté de prélèvement, ensuite un risque de pollution lorsque plusieurs générations d'inclusions sont présentes dans un même minéral. La seconde difficulté peut être résolue en libérant le gaz par paliers de chauffage successifs.

L'intérêt pratique des inclusions est qu'elles sont généralement des prises d'essais parfaitement conservées du milieu dans lequel le minéral a cristallisé. Cette constatation donne lieu à des applications diverses : minéralogiques, sédimentologiques, etc.

Ainsi, il est possible de déterminer la température minimale de cristallisation d'un cristal de quartz en observant au microscope à plat […]

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AMÉTHYSTE

Écrit par :  Yves GAUTIER

Dans le chapitre "Caractéristiques cristallophysiques"  : …  cet arrangement peu compact (sites octaédriques). Le réseau cristallin permet aussi l'incorporation *d'inclusions fluides, gazeuses et/ou solides piégées lors de la cristallisation. Pour le géologue, l'étude de la nature de ces inclusions apporte des informations précieuses dans de nombreux domaines : métamorphisme, métallogénie, tectonique,… Lire la suite
COULEUR DES MINÉRAUX

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GLACE

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… *Parmi les processus ayant donné lieu à la formation des roches dans l'écorce terrestre, il en est un qui est très important pour la genèse de certains gisements métallifères : c'est la croissance de minéraux à partir d'une phase fluide. Dans ce cas, lorsqu'un cristal se développe, il est fréquent qu'il emprisonne dans des lacunes de cristallisation… Lire la suite
MINÉRALOGIE

Écrit par :  Claude GUILLEMIN

Dans le chapitre "Imperfections"  : …  en individus squelettiques formés de petits cristaux soudés les uns aux autres) ou vacuolaires ; *inclusions fluides et solides. Les inclusions fluides peuvent être gazeuses ou liquides. Largement répandues, elles permettent de déterminer la température de formation du cristal et la physicochimie du milieu de croissance. La plupart des… Lire la suite
SIDÉRURGIE

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THERMOMÈTRES GÉOLOGIQUES ou GÉOTHERMOMÈTRES

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Écrit par :  Jean GONIMichel LELEU

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