Parmi les processus ayant donné lieu à la formation des roches dans l'écorce terrestre, il en est un qui est très important pour la genèse de certains gisements métallifères : c'est la croissance de minéraux à partir d'une phase fluide. Dans ce cas, lorsqu'un cristal se développe, il est fréquent qu'il emprisonne dans des lacunes de cristallisation de petites quantités de la phase fluide avec ses sels solubles et ses composés volatils. Les reliques de ce fluide nourricier sont appelées inclusions fluides et ces inclusions sont évidemment très utiles pour la connaissance des conditions physico-chimiques régnant lors de la mise en place des gisements.
Les dimensions des inclusions fluides vont de 10–4 millimètre à quelques dizaines de centimètres cubes (très exceptionnel), mais leur taille moyenne se situe vers 0,01 mm ; et en général celles dont la taille est supérieure à 1 mm sont peu fréquentes. Quand les parois des inclusions ont la géométrie du cristal hôte, elles forment des « cristaux négatifs ».
On distingue généralement deux types d'inclusions : les inclusions primaires et les inclusions secondaires, correspondant à deux mécanismes de piégeage. Dans […]
