Les Hottentots s'appelaient eux-mêmes Khoi-Khoin. L'origine du nom « Hottentot » est discutée : est-ce un mot africain, ou est-ce un sobriquet donné par les colons ? Dans ce dernier cas il viendrait d'un terme signifiant « bègue » en hollandais ancien, allusion aux « clics », claquements de langue caractérisant l'idiome des Khoi-Khoin. Les dialectes hottentots sont en effet classés, avec ceux des Bochimans, parmi les langues à clics, ou khoisan.
On distingue quatre groupes : Hottentots du Cap, Hottentots orientaux, Korana, Nama.
Les Hottentots du Cap occupaient, à l'arrivée des Hollandais au xviie siècle, la partie occidentale de l'extrémité sud du continent. D'après des sources anciennes, ils devaient être environ 50 000, répartis en communautés dont certaines ont laissé leur nom à des montagnes ou à des rivières. Les Portugais les avaient déjà découverts à la fin du xve siècle, et ces premiers contacts furent sanglants. Les Hollandais appréciaient surtout leur bétail, qu'ils s'appropriaient sous n'importe quel prétexte ; il en résulta un appauvrissement et […]
Autres références
« HOTTENTOTS » est également traité dans :
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AFRIQUE NOIRE (Culture et société) - Langues
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Emilio BONVINI, Maurice HOUIS
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Le mot khoisan, créé par Schapera, est composé des termes khoi, que les *Hottentots s'appliquent à eux-mêmes, et san qu'ils appliquent aux Boschimans. Au moment de la pénétration européenne, ainsi que le relate Delafosse, les Hottentots occupaient encore toute l'Afrique méridionale, du fleuve Orange au Vaal ; les…
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BERGDAMA
Auteur :
E.U.
*Installés dans la réserve d'Okombahe (Namibie) pour la plupart d'entre eux, les Bergdama (également appelés Berg Damara) sont au nombre de 105 000 environ à la fin des années 1990. Leur origine reste mystérieuse. Ils sont beaucoup plus foncés que les populations environnantes et ressemblent plus aux Noirs d'Afrique de l'Ouest qu'aux Bantous. Ils n'…
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BOCHIMANS, BOSCHIMANS ou BUSHMEN
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Jacques MAQUET
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depuis Topinard à la fin du xixe siècle : la stéatopygie et la macronymphie,* qui se rencontrent aussi chez les Hottentots. La première consiste en une accumulation de graisse sur les fesses, chez des personnes qui ne sont pas obèses. Elle affecte parfois les hommes et, plus souvent, les femmes, à partir de la puberté. Tobias…
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CAP LE
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Éric AXELSON, Philippe GERVAIS-LAMBONY
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français, ainsi que les mariages et la cohabitation avec les indigènes khoi-khoin (surnommés* Hottentots par les Hollandais) augmentent la population, mais au début du xviiie siècle, la ville appelée De Kaap (« Le Cap ») ne compte encore que deux cents habitations. Sa croissance s'accélère avec la montée des tensions…
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Bibliographie
W. H. I. Bleek, A Comparative Grammar on South African Languages, Londres, 1862-1869
D. R. Brothwell, « Evidence of Early Population Change in Central and Southern Africa : Doubts and Problems », in Man, no 132, 1963
R. Elphick, Kraal and Castle. Khoikhoi and the Founding of White South Africa, Yale Univ. Press, New HavenLondres, 1977
E. Fischer, Die Rehobother Bastards, Graz, 1961
J. H. Greenberg, Languages of Africa, La Haye, 1963
A. W. Hoernlé, « Certain Rites of Transition and the Conception of Nau among the Hottentots », in Harvard Africain Studies, t. VI, 1918
« The Social Organization of the Nama Hottentots », in Amer. Anthropol., vol. XXVII, 1925
I. Schapera, The Khoisan Peoples of South Africa : Bushmen and Hottentots, Londres, 1930, rééd. 1951.
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