La gravure sur bois de bout a été importée en France par un graveur anglais, Charles Thompson. Appelé par Ambroise Firmin Didot en 1817, il forma un atelier avec des compatriotes et, peu à peu, des disciples français, et suscita rapidement une émulation sur place avec des graveurs concurrents, comme Brevière à Rouen ou Durouchail à Paris. Tout au long de la période romantique, le rôle des graveurs anglais reste important, soit qu'ils travaillent à Paris, soit qu'ils gravent à Londres des bois destinés aux éditeurs français : ainsi, Branston, Sears, Orrin Smith, Timms, Quartley... Au début, leur rôle tient à une quasi-exclusivité technique, puisque les graveurs sur bois français sont très peu nombreux et travaillent en province, alors que les grands éditeurs sont concentrés dans la capitale. Par la suite, lorsqu'ils ont formé des disciples et que des graveurs issus des milieux de l'imagerie, comme Porret, d'origine lilloise, se sont installés à Paris, la demande reste si forte, en particulier pour la presse illustrée, que les éditeurs, tels Curmer, continuent à faire appel aux Anglais. Outre Porret, Birouste, Godard fils, Maurisset, Thiébaut, Laisné, Cherrier, Lacoste, Dujardin s […]
