Né à Plombières-les-Bains, François Louis Français arriva en 1825 à Paris, où il travailla chez un libraire. Au bout de cinq ans, il put vivre de ses dessins, exécuta des vignettes sur bois pour des éditions de luxe et se fit un nom dans la lithographie. Élève de Corot, il exposa au Salon de 1857 son premier paysage, Une chanson sous les saules, peint avec H. Baron. En 1855, il expose cinq toiles à l'Exposition universelle ; puis dans sa production se succèdent paysages, peintures de la campagne romaine et des sites antiques (Nouvelles Fouilles de Pompéi, 1865) ou des vues de peintre-voyageur (Les Regains, Vallée de Munster, 1868 ; Le Mont-Blanc vu de Saint-Cergue, 1869). Un musée lui est consacré dans sa maison de Plombières, où sont rassemblées de nombreuses toiles du peintre qui appartient à l'école de Barbizon.
Français est un exemple d'un artiste devenu peintre tardivement, après des débuts dans la lithographie et l'illustration, domaines qu'il n'abandonnera jamais. Pour ce qui est du dessin d'illustration, dans l'atelier de Gigoux, où il dessina (sans les signer) les lettrines du premier grand « illustré romantique », […]
