3. Comédies et tragi-comédies
Ces œuvres correspondent à la seconde période du cycle dramatique de Vicente. Une imagination romanesque exubérante, portée à la fantasmagorie, se donne libre cours dans la Comedia de Rubena (1521), comédie de magie en trois actes et un introito ou argument. La charmante et malicieuse Comedia do viúvo (1514), plus psychologique, met en scène un galant, dom Rosvel Tenorí, « prince déguisé », également épris des deux filles d'un veuf, Melicia et Paula. Des épisodes des récits de chevalerie sont les sources de Don Duardos (1521-1525) et d'Amadis de Gaula (1533). Les amours de don Duardos d'Angleterre et de l'infante Flérida, fille de l'empereur Palmerín, sont évoquées avec une sobriété dramatique, une fraîcheur poétique et une délicatesse des sentiments qui font de cette pièce un petit chef-d'œuvre dont les derniers vers tirent la morale :
Que tous les hommes sachent
Cette mienne sentence :
Contre Mort et Amour
Il n'est pouvoir qui vaille.
Dans ses tragi-comédies à grand spectacle (Não d'amores, Frágua d'amor, Exortação da guerra, Templo d'Apollo, Cortes de Jupiter, Triunfo do Inverno...), Vicente met en jeu des éléments allégoriques, mythologiques ou satiriques.
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