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Écrit par : Sylvie LÉGER
L'époque d'Alarcón est celle de la Restauration espagnole. Sa technique et son esprit constituent une transition entre la production romantique et les représentants les plus typiques du réalisme, tels Pereda et Pérez Galdos. Défenseur des idées libérales dans sa jeunesse, il se convertit au catholicisme traditionnel et au conservatisme après une c ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARRAST
Né en 1902 au Puerto de Santa María (prov. de Cadix), Rafael Alberti est l'un des écrivains les plus considérables de la génération dite de 1925. Longtemps condamné, malgré lui, au rôle de brillant second de García Lorca, il s'es vu par la suite rendre justice un peu partout dans le monde, en raison de la qualité et de la variété de son œuvre, qui ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire ZIMMERMANN
Poète espagnol dont l'œuvre s'étend sur soixante années, Vicente Aleixandre est l'un des plus prestigieux représentants de la « génération de 1927 ». Dès ses premiers recueils, il se proclame explorateur et chantre de l'univers vécu comme totalité. Simple parcelle du cosmos, l'homme accède, grâce au plaisir érotique, à la communion avec la matière ... Lire la suiteÉcrit par : Edmond CROS
Le chef-d'œuvre de Mateo Alemán, Guzmán de Alfarache, occupe une place de première importance dans l'histoire de la littérature et doit être considéré comme une des premières formes du roman européen. Édité plus d'un demi-siècle après le Lazarillo de Tormes, demeuré anonyme, précédant de quelques années le Quichotte ains ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol, Alonso appartient à la fameuse « génération de 1927 » qui, autour de Federico García Lorca, Jorge Guillén, Vicente Aleixandre, regroupe notamment Pedro Salinas, Rafael Alberti, Emilio Prados, Luis Cernuda, Manuel Altolaguirre, Gerardo Diego. Alonso est aussi l'un des critiques littéraires les plus renommés de l'Espagne actuelle et ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrivain espagnol, né à Paris. Des poésies, un roman, Luis Álvarez Petrena, 1934, plusieurs pièces de théâtre, Narciso, 1928, Teatro incompleto, 1931, Espejo de avaricia (1935, Miroir d'avarice) marquent les débuts d'Aub. Après avoir combattu pour la République, il est enfermé dans un camp français, dép ... Lire la suiteÉcrit par : Eutimio MARTÍN, René PELLEN
L'abondante critique sur le romancier Azorín ne laisse pas de provoquer un malaise, car elle implique une définition extrêmement contestable, qui se survit avec ténacité. Cet écrivain, issu de la bourgeoisie d'une province reculée de l'Espagne, qui s'est choisi de bonne heure un nom et un portrait, une identité d'emprunt à l'usage du public et à s ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Plus de cent volumes en un demi-siècle d'effort créateur : l'Espagne contemporaine n'a connu chez aucun autre romancier plus grande fécondité que chez cet écrivain basque de vocation tardive, doué pour toutes les variétés narratives, pour tous les registres. Réaliste, romantique, historique ou psychologique ? On épuiserait les catégories de la cri ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Avec Rosalía Castro, Bécquer représente, dans la seconde moitié du xixe siècle, la modalité épurée et intimiste du romantisme poétique. L'intensité, la délicatesse et la profondeur de ses poésies sont à l'origine d'un renouvellement du lyrisme en Espagne. À travers la somptueuse orchestration et la luxuriance superbe du moderni ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dramaturge espagnol. Jacinto Benavente fut le principal représentant de la comédie bourgeoise, qui triompha sur la scène avant l'apparition des productions poétiques d'un Valle-Inclán ou d'un García Lorca. Des dialogues brillants, mélange de cynisme et d'humour, et l'habileté de la construction dramatique caractérisent son théâtre, dégagé de la gr ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Juan Benet naquit à Madrid, le 7 octobre 1927. Son père, Tomás Benet, un avocat catalan, fut assassiné au début de la guerre civile. Sa mère, Teresa Goitia, d'origine basque, se chargea seule de l'éducation de ses trois enfants. Ingénieur des Ponts et Chaussées en 1954, Juan Benet quitte rapidement la capitale pour aller travailler en province. De ... Lire la suiteÉcrit par : Florence DELAY
« Un oui, un non, une ligne droite, une fin » : ce dit nietzschéen qui inspira l'objectif d'affirmation et de négation de sa revue Cruz y raya peut aussi définir la vie de José Bergamín. Si l'être « bergamasque » des années trente se posait comme un être de foi en trois personnes : « foi en l'art, foi dans le jeu, foi en Dieu », avec la g ... Lire la suiteÉcrit par : Eutimio MARTÍN, René PELLEN
Ennemi acharné des monarchies et des dictatures, habitué des prisons – avant d'être couvert, en tant que député républicain, par l'immunité parlementaire – protagoniste de duels nombreux, colonisateur, best-seller mondial tiré à des millions d'exemplaires, journaliste provincial ou collaborateur de la grande presse américaine, Vicente Blasco Ibáñe ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Un des premiers poètes espagnols de la Renaissance. Courtisan et guerrier, tout comme son ami Garcilaso de La Vega, Juan Boscán assista aux combats de l'île de Rhodes et accompagna l'empereur Charles Quint lorsque celui-ci se porta au secours de Vienne assiégée par les Turcs en 1529. Sa rencontre avec Andrea Navagero, alors ambassadeur à Grenade, ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Né le 29 septembre 1916, à Guadalajara, membre de la Real Academia Española (1971), lauréat du prix Cervantès (1986), Antonio Buero Vallejo fut l'auteur dramatique le plus représentatif du théâtre, en Espagne, dans la seconde moitié du xxe siècle. On peut le considérer comme le chef de file de la « génération réaliste » (A. Sas ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Cécile BÉNASSY
Fonctionnaire aux Indes, l'Espagnol Concolorcorvo fait en 1771-1773, comme « visiteur » des postes, un voyage d'inspection sur la grande route muletière Buenos Aires-Córdoba-Tucumán-Salta-Potosi-La Plata (l'actuelle Sucre)-Cuzco-Lima et publie clandestinement vers 1775 le Lazarillo de ciegos caminantes desde Buenos Aires hasta Lima (I ... Lire la suiteÉcrit par : Eutimio MARTÍN, René PELLEN
Vivant aux confins d'un monde qu'il voulait néanmoins connaître et juger, Cadalso Vázquez de Andrade passa son existence déracinée à la recherche de la réalité stable. Sans cesse il reprit la quête de son identité personnelle, sans cesse il interrogea la société espagnole de son temps, tourmenté par la contradiction d'une carrière militaire et d'u ... Lire la suiteÉcrit par : Charles Vincent AUBRUN
Calderón est le plus grand des dramaturges espagnols : ses origines, son expérience et sa culture rendent compte des idées, des sentiments, des thèmes et des sujets qu'il expose et développe dans cent vingt comédies, quatre-vingts autos sacramentales et quelques intermèdes. Sa souche paysanne et castillane fait de lui un parvenu, soucieux ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Auteur dramatique espagnol, Cañizares compte parmi les écrivains les plus distingués de son époque. Censeur officiel des comedias, il subit l'influence conjointe de Calderón et de Góngora, mit en scène Thérèse d'Ávila et Jean de la Croix dans À qui mieux mieux, confessée et confesseur (A cual mejor, confesada y confesor) ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dramaturge espagnol. Né dans un village des Asturies, il tire son pseudonyme de la maison (casona) de son enfance. Instituteur dans le val d'Aran, il découvre la valeur pédagogique de la poésie et du théâtre. Sous la IIe République, il est directeur du théâtre des Misiones pedagógicas qui, à l'instar de La Barraca, animée par F ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poétesse espagnole qui a écrit son œuvre aussi bien en castillan qu'en galicien, Rosalía Castro de Murguía est née à Saint-Jacques-de-Compostelle où elle passe son enfance. Fille naturelle, elle ne connut pas son père ; sa mère, doña Teresa de Castro Abadía, était de famille noble. Dès son adolescence, elle éprouve l'intense sentiment de mélancoli ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
De famille noble, Guillén de Castro y Bellvís fit tout d'abord une carrière militaire et civile à Valence et en Italie, avant de se fixer à Madrid où il fut en relation avec les plus illustres écrivains. Après avoir fait partie du groupe des dramaturges valenciens, il subit l'influence de Lope de Vega. Le succès de sa pièce Les Enfances du Cid ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Le prix Nobel de littérature a été attribué en 1989 à Camilo José Cela. Après José Echegaray (1904, avec Frédéric Mistral), Jacinto Benavente (1922), Juan Ramón Jiménez (1956), Vicente Aleixandre (1977), C. J. Cela est le cinquième homme de lettres et le premier romancier d'Espagne qui obtienne cette distinction. Dans l'univers multiple de cet écr ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire ZIMMERMANN
Poète espagnol exceptionnellement fécond, Gabriel Celaya, qui a composé l'essentiel de son œuvre après la guerre civile, fut d'abord ébloui par le surréalisme puis traversa une période de « prosaïsme existentiel », pour parvenir à une poésie généreuse, communautaire, qui exprime le fragile espoir de l'immense multitude : « La poésie n'est pas une ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol, né à Séville, Cernuda fut, à l'université, l'élève de Pedro Salinas, qui l'encouragea dans sa vocation. Proche de Jorge Guillén et de Vicente Aleixandre, il appartient à la « génération de 1927 ». Après son premier recueil, Perfil del aire (1927), d'une tendresse délicate et mélancolique, il subit l'influence du surréalism ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CANAVAGGIO
Aux yeux de la postérité, Cervantès incarne le génie littéraire d'une nation : un destin qu'il partage avec Dante, Goethe et Shakespeare, mais qui, dans son cas, s'assortit d'un curieux privilège, celui d'être le seul écrivain espagnol à avoir atteint une renommée pleinement universelle. Cette renommée, il la doit assurément à Don Quichotte ... Lire la suiteÉcrit par : Eutimio MARTÍN, René PELLEN
Ce redoutable critique, qui exerça de la tribune des plus grands journaux espagnols une véritable dictature littéraire, ce romancier qui écrivit aussi des contes, des poèmes et, à titre d'essai, quelques pièces de théâtre, faillit, bien curieusement, tomber dans un oubli définitif au début du xxe siècle. Réaction de délivrance ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LÉGER
C'est en adaptant des comédies de Calderón au goût musical de l'époque que Ramón de la Cruz fait ses débuts dans la littérature ; il traduit Molière, Racine, Shakespeare, qu'il fut le premier à transposer en espagnol (Hamlet, 1772). S'attachant à ce qui est authentiquement espagnol et populaire, il cultive la saynète, genre déjà brillamme ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète et dramaturge espagnol né à Séville, qui, en 1577, après un séjour au Mexique, revint définitivement en Espagne. Le lyrisme de Juan de la Cueva est d'abord marqué par l'influence de Pétrarque dont il se détourne ensuite (Flores de varia poesía, Coro de romances historiales). L'allégorie et le genre épique lui inspirent le ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Né en 1920, Miguel Delibes est, avec Camilo José Cela et Gonzalo Torrente Ballester, l'une des grandes figures de la littérature de l'après-guerre civile (1936-1939). Très abondante, son œuvre romanesque reflète les changements qui ont marqué l'Espagne de son temps ; marquée par un idéal d'humanisme chrétien, elle évoque souvent des êtres défavori ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol, professeur de littérature et excellent musicien. Gerardo Diego compose, en 1932, sa célèbre Anthologie de la poésie espagnole contemporaine, où s'exprime admirablement, à travers les déclarations des poètes eux-mêmes, l'esthétique de la génération de 1927. Son œuvre poétique, ample et variée, allie harmonieusement traditio ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Orateur politique et essayiste polémique au style passionné et grandiloquent, Donoso Cortés fut, en Espagne, avec Balmes, l'un des plus farouches représentants de la tradition catholique en lutte contre l'idéologie libérale de la première moitié du xixe siècle. Il écrivit des poésies et une épopée. Ses discours parlementaires s ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Ingénieur, économiste, ministre des Finances, le dramaturge espagnol José Echegaray connaît une carrière sociale brillante. En 1904, il partage le prix Nobel de littérature avec Frédéric Mistral. Mais le lauréat est honni par les jeunes écrivains. À l'époque où le réalisme prédomine dans le roman, son théâtre s'appuie sur le romantisme le plus éch ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Poète, compositeur et auteur dramatique, Juan del Encina est le premier dramaturge important dans l'histoire du théâtre espagnol, dont il est souvent appelé le patriarche. Il fait ses études à Salamanque, où il remplira par la suite la charge du maître de chapelle de la cathédrale. En 1492, il entre au service du second duc d'Albe comme poète, mus ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Cécile BÉNASSY
Né de famille noble, page du futur Philippe II, Ercilla voyage beaucoup, de l'Italie aux Flandres et à l'Angleterre, puis part, en 1555, pour le Chili où les Indiens Araucans révoltés viennent de tuer le conquérant Valdivia. Entre 1557 et 1558, il s'y montre vaillant soldat et explorateur audacieux. De retour en Espagne dès 1563, il va connaître u ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrivain espagnol né à Ronda, Espinel veut, après avoir fait ses études à Salamanque, partir pour l'Amérique : la peste empêche la flotte d'appareiller. À Valladolid, il est au service du comte de Lemos. N'ayant pas réussi à s'enrôler dans une nouvelle expédition militaire, il séjourne à Séville où il se mêle aux milieux interlopes. Comme il vogue ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BOYER
La vie du poète catalan Salvador Espriu, né à Santa Coloma de Farnés (Gérone) se partage d'emblée entre Barcelone, où son père exerce sa charge de notaire, et Arenys de Mar, la « petite patrie » qu'il évoque sous l'anagramme de « Sinera » et qui restera liée, dans son univers intime, aux souvenirs d'une enfance d'abord heureuse mais bientôt marqué ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARRAST
La vie, l'œuvre et l'action d'Espronceda se situent dans une époque où l'Espagne est agitée de forts soubresauts : après la guerre de l'Indépendance et la restauration de 1814, vint l'expérience constitutionnelle de 1820-1823. Espronceda est d'abord l'élève d'Alberto Lista (1775-1848), pédagogue et poète qui inculque les principes du néo-classicis ... Lire la suiteÉcrit par : Robert RICARD
On croit souvent qu'à partir de l'effondrement de sa puissance politique et militaire dans le courant du xviie siècle l'Espagne s'est repliée sur elle-même et qu'elle s'est désintéressée du reste de l'Europe. Cette vue est incomplète et superficielle. Il serait plus exact de dire que c'est l'Europe qui s'est détournée de l'Espa ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Poète espagnol, l'un des plus anciens parmi ceux qui figurent dans le Cancionero de Baena (1445 env.) ; les compositions de Ferrús font souvent allusion aux personnages du cycle breton.Écrit par : Bernard SESÉ
Écrivain espagnol né à Valladolid, Cristóbal Suárez de Figueroa quitta la maison paternelle à dix-sept ans et passa une grande partie de sa vie en Italie. Après des études de droit à Bologne et Pavie, il exerça la profession de magistrat. Il eut des démêlés avec l'Inquisition, fut excommunié et emprisonné ; Philippe IV intervint en sa faveur. Reno ... Lire la suiteÉcrit par : Mathilde BENSOUSSAN
« Si le poète avait assez de courage... il ne signerait pas ses œuvres. À l'aube il afficherait ses poèmes sur les murs ou il les jetterait du haut des toits... Le poète sait que chaque poème est un cri de liberté. » Ainsi s'exprime Josep Vicenç Foix dans le prologue de ses Obres completes (Barcelone, 1974 et 1979). Né à Sarrià, aujourd'h ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrivain espagnol né à Grenade, diplomate de carrière, Ganivet fut consul à Anvers, Helsingfors (Helsinki) et Riga ; à la suite d'une passion malheureuse, il se suicida, en se noyant dans la Daugava (Dvina). Son œuvre, brève, écrite dans un style familier et ironique, reflète un esprit inquiet et perspicace, toujours soucieux du destin de son pays ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète et dramaturge romantique espagnol. Son drame Le Trouvère (El Trovador, 1836) fut l'un des plus éclatants succès du siècle. Dans cette œuvre de jeunesse, pleine de passion, de dynamisme et de lyrisme, García Gutiérrez met en scène les amours infortunées du trouvère Manrique et de la belle Leonor ; l'opéra de Verdi Il Tro ... Lire la suiteÉcrit par : Marie LAFFRANQUE
Poète, dramaturge, homme de théâtre, « animateur », pour son temps, de la culture la plus vivante, mais surtout de la sensibilité et de la compréhension artistiques de son pays, Federico García Lorca est un créateur d'importance historique et de renommée mondiale. Malgré bien des vicissitudes, esthétiques et politico-sociales, il continue de résis ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FREMAUX-CROUZET
Par un ensemble de circonstances historiques, sociales et aussi familiales, le Castillan de pure race qu'était Garcilaso de La Vega devait incarner de la façon la plus parfaite un idéal humain dont le modèle était italien. Parachevant la tentative italianisante d'un de ses aïeux, il allait, en outre, imposer à la poésie traditionnelle espagnole un ... Lire la suiteÉcrit par : Florence DELAY
Ce fut l'un des plus grands joueurs de mots que l'Espagne ait produit que Ramón Gómez de la Serna, dit Ramón. Dilapidant parfois son talent en romans, mais le regagnant tout aussitôt en quelques phrases, sa fécondité fut comparée à celle de Lope de Vega et ses facultés d'invention au génie créateur de Picasso. Madrilène de naissance, Ramón passa l ... Lire la suiteÉcrit par : Claude ESTEBAN
Le destin poétique de Góngora est sans doute l'un des plus contrastés qui se puissent trouver dans l'histoire littéraire espagnole. Adulé par les beaux esprits de son temps, cible favorite des poètes marquants de l'époque, il occupe incontestablement une place majeure dans la poésie du Siècle d'or. Pourtant, le xviiie siècle, i ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le poète espagnol Ángel González, représentant de la « génération de 1950 », fut éminemment respecté pour ses œuvres engagées, d'une grande finesse, ainsi que pour ses recueils de poésie lyrique qui lui permirent d'explorer sa propre nature et ses limites. Né le 6 septembre 1925 à Oviedo, dans les Asturies, Ángel González grandit durant la guerre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TENA
Né à Barcelone d'une famille bourgeoise prospère et éclairée, Juan Goytisolo appartient à une génération que l'on a souvent qualifiée d'innocente. Ces « enfants de la guerre » ont parfois subi les conséquences d'un combat fratricide mais ont également pu le vivre d'une manière ludique, dont on retrouvera les échos dans Deuil au paradi ... Lire la suiteÉcrit par : Charles MARCILLY
Jésuite rebelle et génial, moraliste avant tout, bien moins théoricien politique qu'analyste subtil des ressorts psychologiques du pouvoir, pédagogue désenchanté d'un art de vivre en société où la stratégie de la réussite implique surtout la tactique défensive de l'individu, fondant sur l'intelligence une morale pratique d'apparence laïque, par qu ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dominicain et auteur spirituel espagnol, Luis de Sarria, né à Grenade d'une famille modeste, eut une vocation précoce et fit profession dès 1525. Il fut chapelain du duc de Medina Sidonia, puis devint provincial de son ordre au Portugal (1557). Prédicateur renommé, il suscita notamment l'admiration de Philippe II ; il écrivit d'ailleurs en latin u ... Lire la suiteÉcrit par : Augustin REDONDO
Né dans les Asturies de Santillane, il appartient à l'illustre lignage de Guevara, mais à une branche cadette bâtarde et de « pureté raciale » sans doute imparfaite, bien qu'en pleine ascension sociale. Porté en avant par le puissant clan familial, il semblait destiné à faire carrière à la cour. Cependant, les bouleversements politiques liés à la ... Lire la suiteÉcrit par : Claude ESTEBAN
Jorge Guillén fut l'un des représentants les plus illustres de la génération poétique espagnole des années 1920 qui, autour de Federico García Lorca, a groupé une pléiade de poètes parmi lesquels se détachent, outre Guillén, Pedro Salinas, Vicente Aleixandre, Luis Cernuda et Rafael Alberti. Admirateur et ami de Paul Valéry, superbe traducteur du ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire ZIMMERMANN
Poète espagnol appartenant à la génération dite de 1936, Miguel Hernández, chevrier de son état jusqu'à l'âge d'homme, fut d'abord un autodidacte passionné de littérature et surtout de poésie. Ébloui par les formes les plus hermétiques de la poésie espagnole, et notamment par l'œuvre de Góngora, il se forgea un langage personnel à travers imitatio ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol, surnommé « le Divin », Fernando de Herrera est avant tout le chef de file de l'école de Séville que l'on distingue de l'école de Salamanque, dont Fray Luis de León est la figure éminente. Le sentiment patriotique caractérise l'école andalouse, tandis que le sentiment religieux imprègne le groupe castillan. Né à Séville, F. de Herre ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Historien et poète espagnol, Sebastián de Horozco est l'auteur de quelques pièces de théâtre et d'une collection de proverbes commentés en vers (Refranes glosados). On lui attribua, mais à tort, la paternité du Lazarillo de Tormes. Son fils Sebastián de Covarrubias y Orozco réalisa le célèbre Tesoro de la lengua castellana o ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Écrivain et diplomate espagnol. Après des études humanistes très poussées à Grenade, à Salamanque puis en Italie, Hurtado de Mendoza fut envoyé comme ambassadeur dans plusieurs cours d'Europe jusqu'à ce qu'il tombât en disgrâce auprès de Philippe II. Il laissa néanmoins au roi, pour la bibliothèque de l'Escorial, ses nombreux et précieux livres et ... Lire la suiteÉcrit par : Roland GOETSCHEL
Poète et philosophe juif espagnol en qui les Latins virent un penseur arabe du nom d'Avicebron, Shelōmōh ben Yehudāh ibn Gěbirol (Gabirol) est probablement né à Málaga, mais il fut amené encore enfant à Saragosse, où il reçut son éducation ; il était orphelin de père dès son jeune âge et perdit sa mère à vingt-cinq ans. Doté d'une frêle constituti ... Lire la suiteÉcrit par : Louis COGNET, Bernard SESÉ
L'un des premiers religieux de la réforme des Carmes déchaux, saint Jean de la Croix, fut pris dans les violentes controverses qui, dans son ordre, opposèrent les réformés aux mitigés, et il eut, par là, une existence dramatique. Mais il connut, jeune, les plus hauts sommets de l'expérience mystique, et il exprima ses états intérieurs en des poème ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
À un journaliste qui lui demandait quels étaient ses poètes préférés de l'actualité espagnole, Federico García Lorca répondit : « Il y a deux maîtres : Antonio Machado et Juan Ramón Jiménez. » C'était en 1936. Pour caractériser le second, dans une de ces reparties fulgurantes dont il avait le secret, Lorca ajoutait : « Un grand poète troublé par u ... Lire la suiteÉcrit par : Florence DELAY
Jovellanos a laissé une image complexe qu'historiens et biographes interprètent différemment selon leurs options politiques. Goya fit de lui un portrait. Ces deux grands Espagnols du xviiie siècle eurent en commun d'avoir les yeux fixés sur leur pays. Les vues de l'un, les visions de l'autre, instruisent encore l'Espagne sur el ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
En Espagne, dans le climat désolé de l'après-guerre civile espagnole (1936-1939), la publication de Nada, peu après La Familia de Pascual Duarte (1942) de Camilo José Cela, fit également sensation. L'auteur du roman, une jeune fille de vingt-trois ans, reçut, dès sa création, le prix Nadal (1945), l'équivalent en Espagne du prix ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-René AYMES
En un combat solitaire et sans issue, Mariano José de Larra y Sánchez de Castro, qui porte en lui-même Figaro et Antony, tourne ses armes – l'humour, le sarcasme, le sous-entendu – contre ses compatriotes qu'il raille plus qu'il ne les décrit, contre les hommes d'État qui déçoivent ou trahissent, contre l'Espagne tout entière qu'il fustige parce q ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol, Juan Larrea, après avoir adhéré, à la suite de Gerardo Diego, au mouvement dit du créationnisme, prépare par son langage poétique l'ultraïsme, puis s'oriente vers le surréalisme. Son tempérament artistique est marqué par une révolte spontanée contre toute norme esthétique, contre toute hypocrisie et contre toute contrainte. « Aujou ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Avec Juan de la Cueva, Lope de Rueda est l'un des principaux représentants du théâtre espagnol antérieur à Lope de Vega. On connaît mal sa vie. Né à Séville vers 1510, il devint à la fois acteur et auteur dramatique après avoir exercé le métier de « batteur d'or » (batihoja). La petite troupe qu'il dirige et avec laquelle il parcourt l'Es ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GILLE
Pour Cellorigo, observateur lucide du déclin de son pays, les Espagnols du début du xviie siècle semblent vivre sous l'effet d'un charme. Cette société, en particulier celle du frivole microcosme madrilène, trouve en Lope de Vega l'enchanteur qui, dans le miroir de la comedia, ordonne les mirages glorieux du public des ... Lire la suiteÉcrit par : Monique JOLY
Sur le médecin qui exerce dans les milieux courtisans et qui place ostensiblement son livre, La Narquoise Justine (Libro de entretenimiento de la picara Justina, 1605), sous la protection du tout-puissant favori de Philippe III, Don Rodrigo Calderón, on ne sait rien de plus que ce que son œuvre nous apprend. Celle-ci est un produ ... Lire la suiteÉcrit par : Cesare SEGRE
Antonio Machado est le principal représentant de ce qu'on appelle la « génération de 98 », qui s'appliqua, après l'écroulement des dernières ambitions impériales espagnoles, à méditer sur les déficiences et sur les erreurs séculaires qui l'avaient provoqué et à retrouver, en revanche, les valeurs permanentes de la culture nationale. Machado parco ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol dont l'œuvre recueille des courants divers, venus du modernisme, du Parnasse et du symbolisme français, surtout de Verlaine, et enfin du folklore andalou dont il est profondément imprégné. Séville, Paris, c'est entre ces deux pôles que Manuel Machado se situe lui-même. « Un Théophile Gautier du modernisme espagnol », dit de lui un c ... Lire la suiteÉcrit par : Louis URRUTIA-SALAVERRI
C'est dans le Finisterre espagnol, à La Corogne que naquit Salvador de Madariaga. Ce Galicien au patronyme euskarien fait ses premières études à l'Instituto Cisneros de Madrid. Puis sa famille l'envoie à Paris en 1900 pour y préparer l'École polytechnique. Revenu en Espagne où il reste jusqu'en 1916, il collabore assidûment à la presse nationale, ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LÉGER
Figure représentative, avec Azorín et Baroja, de la génération de 1898, excellent diplomate, l'écrivain espagnol Maeztu joue un rôle idéologique considérable. Sa première œuvre, typique de la génération de 1898, Hacia otra España (1899), influencée par Ibsen et Nietzsche, exprime son mécontentement à l'égard de son pays et la prétendue né ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Neveu du marquis de Santillana, dont il subit l'influence, le poète espagnol Gómez Manrique traite les thèmes et les genres en vogue (l'amour, la moquerie, les allégories, les pièces de circonstance), en les teintant fortement de didactisme et de moralisme. Son œuvre reflète cette forme de stoïcisme qui sera l'un des caractères distinctifs de la p ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Neveu de Gómez Manrique, fils du comte Rodrigo de Paredes, qui fut maître de l'ordre de Calatrava, Jorge Manrique participa, sous le règne du roi Henri IV, aux luttes politiques contre les ennemis d'Isabelle la Catholique. Hernando del Pulgar a laissé le récit de sa mort glorieuse devant le château de Garci-Muñoz (Cuenca). Son Cancionero ... Lire la suiteÉcrit par : Mathilde BENSOUSSAN
Poète, journaliste, traducteur, conférencier, Joan Maragall est un représentant typique de cette intelligentsia barcelonaise de la fin du xixe et du début du xxe siècle, issue de la bourgeoisie, et dont le dénominateur commun est un catalanisme ardent et un désir d'ouverture, non moins ardent, à tous les cou ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Précurseur et maître de l'endocrinologie, Gregorio Marañón, médecin espagnol reconnu et admiré comme l'un des grands esprits de son temps, fut aussi historien, critique d'art, philosophe et moraliste. Il naquit à Madrid d'une famille originaire de Santander. Son père était l'ami d'illustres écrivains, Menéndez y Pelayo, Pereda, Pérez Galdós. Après ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire ZIMMERMANN
Poète valencien, digne de figurer parmi les plus grands écrivains du xve siècle européen, Ausía March rompt avec une tradition vieille de trois siècles qui voulait qu'au royaume d'Aragon la seule langue admise en poésie fût le provençal, et rédige son œuvre exclusivement en catalan. Véritable créateur de la poésie catalane, tra ... Lire la suiteÉcrit par : Corinne CRISTINI
Né à Madrid le 20 septembre 1951, romancier, traducteur, auteur de récits brefs et d'articles de presse, Javier Marías est un écrivain cosmopolite qui se distingue par son rapport intime à la langue, par une pensée profonde qui prend la forme d'incises à l'intérieur du récit, et par les méandres d'une écriture qui avance en spirale. Sous sa plume ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RESSOT
L'Espagnol Juan Marsé commence sa carrière littéraire à la fin des années 1950, à une époque où la tendance est encore au réalisme social. Son premier roman, Encerrados con un solo juguete (1961, Enfermés avec un seul jouet), est effectivement un portrait objectif et assez froid d'une jeunesse bourgeoise (celle de Barcelone sa vi ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
S'il joua, dans l'Espagne de son temps, un rôle prépondérant en littérature et en politique, sa fidélité obstinée à la norme du juste milieu empêcha Martínez de La Rosa d'affirmer profondément, dans l'un ou l'autre domaine, sa personnalité. Martínez de La Rosa eut une existence mouvementée. Très jeune il enseigne la philosophie à l'université. Lor ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Née le 8 décembre 1925 à Salamanque, Carmen Martín Gaiteest considérée, à l'égal d'Ana María Matute, comme l'une des principales représentantes du roman féminin de sa génération. Après El Balneario (1954, La Station balnéaire), une nouvelle d'atmosphère kafkaïenne, Carmen Martín Gaite publie son premier roman en 1958. Distingué p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RESSOT
L'écrivain espagnol Luis Martín Santos, mort prématurément, a peu publié. Mais son œuvre tranche sur la production assez terne de l'Espagne d'après-guerre. Esprit curieux et original, doté d'une très grande culture, médecin psychiatre de son métier, il a été un des rares à échapper au néo-réalisme banal et démodé dans lequel tendait à s'enliser la ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrivain espagnol, Ana María Matute est née le 26 juillet 1926 à Barcelone. La guerre civile vue à travers le regard des enfants est au cœur de son inspiration. « Caïn et Abel, le combat entre frères, cela est un nœud essentiel dans mon œuvre », souligne-t-elle. L'expérience qu'elle eut de ces déchirures, ainsi que de la maladie, contribue au clim ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Considéré comme le plus important poète lyrique de l'école de Salamanque dans le dernier tiers du xviiie siècle, Juan Meléndez Valdés allie dans son œuvre les courants anacréontiques et pastoraux et les préoccupations de l'humanitarisme philosophique. On lui reconnaît aussi le mérite d'avoir réhabilité le genre du romance ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Juan de Mena est un poète espagnol du xve siècle intégrant, avec Santillana et Jorge Manrique, la triade des lettrés les plus importants de cette époque marquée par l'épanouissement de la poésie courtisane sous l'égide de Jean II de Castille. Les données biographiques de Mena ne sont pas excessivement abondantes : on sait qu'il ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrivain espagnol, Eduardo Mendoza est considéré comme l'un des chefs de file des romanciers de sa génération. La plupart de ses œuvres, mêlant avec brio la parodie et l'histoire, se situent à Barcelone, où il est né le 11 janvier 1943. La Vérité sur le cas Savolta (La Verdad sobre el caso Savolta, 1975) est le récit d'une enquêt ... Lire la suiteÉcrit par : Edouardo DE FARIA
L'œuvre immense de Marcelino Menéndez y Pelayo a renouvelé l'image du passé espagnol. Elle reste jusqu'à nos jours l'inventaire le plus fourni et le plus imposant de toutes les richesses culturelles de l'Espagne. Après Balmes, après Donoso Cortés, mais sur un terrain plus accessible, celui de l'érudition et de l'histoire des idées, Menéndez y Pela ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Fils d'un homme d'affaires, l'écrivain espagnol Mesonero Romanos géra l'entreprise paternelle et accomplit un assez long voyage en Europe, qui est évoqué dans ses souvenirs. De retour en Espagne, il consacre ses dons d'observateur à la description de la vie madrilène et publie, à partir de 1832, ses Escenas matritenses dans le journal ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Vihueliste, compositeur et écrivain espagnol, qui vécut principalement à la cour de Ferdinand d'Aragon et, vraisemblablement, pendant quelque temps à la cour de Portugal, près de Jean III, auquel fut dédié son ouvrage principal, Libro de música de vihuela de mano, intitulado « El Maestro » (Valence, 1535-1536). Cet ouvrage, première tabla ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dramaturge espagnol né à Guadix (province de Grenade), Mira de Amescua est ordonné prêtre en 1610. En 1616 il accompagne le duc de Lemos à Naples, puis est chapelain à Grenade. Il néglige sa vocation ecclésiastique au profit de sa vocation littéraire. Chapelain à Madrid il fréquente Góngora, Lope de Vega, Tirso de Molina. Sa réputation est grande. ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Les écrits de Miró prennent tous place en ce premier tiers du xxe siècle où, dans la prose espagnole, brillent quelques grands noms qui, un peu injustement, ont éclipsé le sien : ceux de Miguel de Unamuno, Azorín, Pío Baroja, Ramón del Valle-Inclán, auxquels il faudrait en ajouter bien d'autres. De cet orfèvre du langage Jorge ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Poète et musicien castillan d'origine portugaise. Chanteur à la cour, Jorge de Montemayor passa du service de l'infante doña Maria à celui de son frère, le futur Philippe II, qu'il accompagna lors de son voyage de noces en Angleterre en 1554. Le Cancionero (1554) de Montemayor fut expurgé par l'Inquisition, mais son œuvre capitale est san ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BERVEILLER
Poète des toros, auteur de quelques comédies et réformateur du théâtre de son pays, Nicolas Moratín (1737-1780) laissera moins de souvenir dans la littérature espagnole que son fils Leandro qu'on appelle souvent Moratín le Jeune pour le distinguer de son père. Leandro fait d'abord un modeste apprentissage de bijoutier auprès du joaillier ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Après avoir étudié le droit à l'université d'Alcalá, Agustín Moreto vint à Madrid et commença une carrière d'auteur dramatique. Entré dans les ordres mineurs en 1642, il se retira dans un couvent en 1659. Il écrivait avec facilité et donna plus de cent pièces qui furent de grands succès populaires. Les productions de Moreto se divisent en quatre g ... Lire la suiteÉcrit par : Corinne CRISTINI
Né en 1956 à Úbeda (Jaén), auteur d'une œuvre considérable, Antonio Muñoz Molina se présente tout à la fois comme un chroniqueur attentif à son époque et un passionné de culture. Ses textes sont riches de multiples références littéraires, picturales et cinématographiques. Dans ses romans comme dans ses nouvelles et ses articles, il ne cesse de cél ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Jésuite espagnol, Juan Eusebio Nieremberg naquit à Madrid de parents allemands. Il fit ses études chez les jésuites ; à l'université d'Alcalá, puis à celle de Salamanque il reçut une solide formation d'humaniste et de théologien. Il fit profession dans la Compagnie de Jésus en 1616. La direction spirituelle et l'enseignement furent le plus clair d ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LÉGER
Philosophe, critique d'art, essayiste, romancier, l'Espagnol Eugenio d'Ors appartient à la génération postérieure à la génération dite de 98, auprès de Marañon, de Gómez de la Serna et d'Ortega y Gasset. Comme ce dernier, il consacre une grande partie de son activité à diffuser en Espagne les grands courants européens, philosophiques, littéraires ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Parmi les hommes célèbres de sa génération en Espagne – Gabriel Miró, Pérez de Ayala, Eduardo Marquina, Juan Ramón Jiménez, Eugenio d'Ors, Ramón Gómez de La Serna –, Ortega y Gasset est le seul qui ait fait profession et œuvre de philosophe. À la fois professeur, essayiste, journaliste et conférencier, auteur d'une œuvre considérable, Ortega fut c ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol né à Bilbao, Blas de Otero fut, avec Gabriel Celaya, le principal représentant de la poésie dite « sociale » dans les années de l'après-guerre civile, sous la dictature de Franco. La trajectoire poétique de Blas de Otero va de l'individualisme exaspéré à la communion avec les autres grands poètes espagnols contemporains : Antonio Ma ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Poète espagnol, de l'entourage de Francisco Imperial et, partant, représentant de l'influence allégorique italienne issue de Dante et de Pétrarque. On conserve, dans le Cancionero de Baena (1445 env.), quatorze compositions poétiques de Páez de Ribera.Écrit par : Bernard SESÉ
Romancier espagnol, Palacio Valdés naquit à Entralgo (Asturies). Après des études de droit, il se consacre à la littérature. Le succès de ses romans et son immense prestige allaient faire de lui un patriarche respecté des lettres espagnoles. En 1905, il succéda à J. M. de Pereda à l'Académie de la langue et mourut à Madrid en pleine guerre civile. ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Femme de lettres espagnole, la comtesse de Pardo Bazán s'est surtout signalée par son œuvre romanesque. Elle fut sans doute en Espagne la plus illustre représentante du naturalisme de Zola, qu'elle tempéra néanmoins par un christianisme à la Tolstoï. Elle défendit par des essais les théories littéraires qu'elle pratiquait, notamment dans La Cu ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LÉGER
De famille aristocratique, Pereda est le défenseur de la vieille Espagne. Député carliste aux Cortes de don Amadeo en 1871, cet écrivain exalte les vertus traditionnelles et nationales ; il se fait l'avocat de la monarchie, du catholicisme, de la famille. Deux de ses romans reflètent ses opinions morales et religieuses : Rien ne vaut la libert ... Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
Pendant la Première Guerre mondiale, Pérez de Ayala est le correspondant de la revue de Buenos Aires, La Prensa, et, à ce titre, il parcourt la France, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Amérique du Sud. De 1931 à 1936, il est ambassadeur d'Espagne à Londres, puis s'exile volontairement en Amérique du Sud en raison de la guerre civile d'Es ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Homme politique et militaire espagnol qui se consacra sur le tard à l'étude et à la littérature. Il cultiva d'abord la lyrique amoureuse, puis le genre didactique et moral, fortement teinté d'historicisme : Louanges des clairs barons espagnols (Loores a los claros barones de España). Dans la même veine mais en prose, la Mer d ... Lire la suiteÉcrit par : Emilio SOSA LÓPEZ
Si la valeur et la responsabilité intellectuelle de l'écrivain se mesurent à sa capacité d'assumer son époque, peu d'hommes ont réalisé cet idéal si apprécié aujourd'hui autant que le romancier espagnol Pérez Galdós. Il a le don de la transparence : en ce sens, on peut dire qu'il fut un moment de la conscience espagnole capable d'opposer, par le s ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol, andalou comme Federico García Lorca, Emilio Prados appartient lui aussi à la « génération de 1927 » qui marqua un renouveau éclatant dans la poésie espagnole : J. Guillén, P. Salinas, V. Aleixandre, R. Alberti, L. Cernuda, D. Alonso... Dès 1924, en collaboration avec Manuel Altolaguirre, poète lui aussi, il dirige à Málaga l'imprim ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle GENDREAU-MASSALOUX
Prince de l'esprit, Quevedo a laissé une œuvre multiple et contrastée. Poésie satirique et lyrique, roman, théâtre, conte burlesque, essai critique, prose philosophique, il n'est aucun de ces genres où il n'ait brillé. Mais, sous ces formes diverses, apparaît la même Espagne d'un Siècle d'or sur son déclin, cette Espagne que regarde, avec tendress ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GILLE
Né à Tolède, Quiñones de Benavente abandonne vers 1640, au terme d'une carrière féconde, le monde du théâtre, dont il était l'une des figures majeures, pour se faire prêtre. Son nom reste pourtant attaché au Género Chico, genre théâtral qui, loin d'être mineur, jouait un rôle essentiel dans les corrales du xviie siècle ... Lire la suiteÉcrit par : Montserrat PRUDON
Enseignant et humaniste, il est le père spirituel de la génération catalane des années qui suivent la guerre civile (1936-1939). Poète, critique et traducteur, il a prétendu, dans ces différents champs d'activité, être celui qui ouvre la voie. Sa conception du poète-prophète rejoint son inclination pour un enseignement de type socratique. Ceux qui ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Homme politique et écrivain espagnol, dirigeant de l'U.S.D.E. (Union social-démocrate espagnole), Dionisio Ridruejo fut l'une des figures les plus représentatives des déchirements et des incertitudes de l'Espagne contemporaine. Il était né à Burgo de Osma (Soria), au cœur des hautes terres qu'il décrivit dans sa Guía de Castilla la Vieja ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète et auteur dramatique espagnol. Ángel de Saavedra connut une existence mouvementée. Nommé officier de la garde du roi après avoir été élevé au séminaire des nobles de Madrid, il se distingue au cours de la guerre de l'Indépendance (1808) ; condamné à mort par Ferdinand VII à cause de ses idées libérales, il réussit à s'enfuir et reste exilé p ... Lire la suiteÉcrit par : Georges FISCHER
Issu d'une famille de notables philippins, Rizal est un brillant élève des jésuites. Bachelier en 1877, il commence des études de médecine à l'université Saint-Thomas de Manille ; il les poursuivra en Espagne sans qu'il obtienne jamais le titre de docteur en médecine, faute de présenter et de soutenir sa thèse. Cependant, il exercera comme médecin ... Lire la suiteÉcrit par : Montserrat PRUDON
L'œuvre de la romancière catalane Mercè Rodoreda, née à Barcelone, est très représentative du renouveau romanesque catalan qui a marqué les années 1960. Mercè Rodoreda appartient à la génération tronquée par la guerre civile. Au moment où éclate le conflit de 1936, elle est déjà connue dans le monde des lettres : sa collaboration précoce à de nomb ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
« Et comme si jamais elle n'eût été mienne, / donnez à l'air ma voix, et qu'elle soit dans l'air / à tous, et qu'ils la sachent tous, / tel un matin ou tel un soir./ [...] Sur la voix qui s'en va, ainsi creusant son lit, / quel sacrilège que ce corps, quel sacrilège : / ne pouvoir être hostie afin de se donner ». Tel est le ton de ferveur de l'œuv ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
L'un des principaux dramaturges de l'époque de Calderón. Plusieurs de ses pièces furent jouées au palais royal. Rojas y Zorrilla a écrit quelque soixante-dix comedias et une quinzaine d'autos sacramentales dont El Rico Avariento (Le Riche Avare) et La Viña de Nabot (La Vigne de Nabhot). Ses pri ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol qui, avec Manuel Reina et Ricardo Gil, fut l'un des précurseurs du modernisme en Espagne. Après la publication de Noventa Estrofas (1883) et de Aires españoles (1890), Salvador Rueda se considéra comme un disciple de Rubén Darío qui écrivit un Portique en vers, repris dans Prosas profanas, pour so ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dans l'histoire de la comedia espagnole au Siècle d'or, Ruiz de Alarcón fait partie, avec Guillén de Castro, Mira de Amescua, Vélez de Guevara et Tirso de Molina, de ce qu'on a appelé le cycle dramatique de Lope de Vega. Un esprit nouveau l'inspire cependant, fait de sobriété, de sens pratique, de scepticisme, d'ironie, et marqué par une ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
« Juan Ruiz, archiprêtre de Hita. » Ces cinq mots du dix-neuvième couplet de son poème, le Libro de buen amor, sont très exactement tout ce qu'on sait du plus grand poète castillan du xive siècle. Deux des manuscrits les plus importants fournissent en outre deux dates : 1330 pour une première rédaction, 1343 p ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Salinas est l'un des grands noms de la célèbre « génération de 1928 », à laquelle appartiennent, à côté de García Lorca, d'autres poètes de première importance : Jorge Guillén, Gerardo Diego, Rafael Alberti, Vicente Aleixandre, Dámaso Alonso, Luis Cernuda, Emilio Prados. Deux chefs-d'œuvre se détachent, La Voz a ti debida et Razón de ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Poète espagnol dont les compositions sont recueillies par le Cancionero de Baena (1445 env.), Sánchez de Talavera est l'un des représentants de ce que l'on peut appeler, sans trop d'anachronisme, la « poésie métaphysique », car il s'inspire de thèmes — comme celui de la prédestination — peu fréquentés par la lyrique courtoise. S'il mourut ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Íñigo López de Mendoza, premier marquis de Santillana, jouit d'une vie aussi longue que bien remplie. Grand seigneur (ce qui veut dire, dans l'Espagne du xve siècle, guerrier et politicien à la fois), poète, et curieux de toutes les choses de l'esprit, il apparaît, selon l'heureuse formule de Menéndez Pidal, comme la « cime la ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dramaturge espagnol, Alfonso Sastre compose, avec Antonio Buero Vallejo, Alfonso Paso, Lauro Olmo, J. M. Recuerda, Antonio Gala, la génération du réalisme social des années 1950. Son théâtre, marqué par l'influence de Sartre, Camus, O'Neill, Peter Weiss..., présente des situations où l'individu se trouve affronté à un destin tragique. En 1945, Sas ... Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
La vie de Jorge Semprun fut tout entière engagée dans l'action. Acteur et témoin des bouleversements majeurs du monde depuis les années 1930, il a composé une œuvre ardente et dense, qui à partir de l'évocation de souvenirs autobiographiques, se voudrait une interrogation sur la place de l'individu dans l'Histoire. Ses récits, romans et essais rec ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RESSOT
Ramón Sender est un des romanciers les plus représentatifs de la littérature espagnole contemporaine tant par les circonstances de sa vie que par la vision du monde manifestée dans ses œuvres. Pour ses compatriotes, il est le type même de l'écrivain engagé dans les luttes sociales de son temps et auquel l'exil confère une sorte d'auréole. Le temps ... Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
Humaniste espagnol, né dans la province de Cordoue vers 1490. Après des études à Bologne, Sepúlveda vit, de 1523 à 1529, à la cour pontificale comme traducteur d'Aristote, puis devient, en 1529, historiographe de Charles Quint ; celui-ci le nomme, en 1536, précepteur du futur Philippe II. Il a laissé en latin une histoire de la découverte du Nouve ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre SÉROUET
Le fait que Thérèse d'Ávila, qui par là se trouve être la première bénéficiaire de ce titre magistral, ait été en 1970 proclamée « docteur de l'Église » souligne la valeur exceptionnelle et toujours actuelle de la spiritualité de cette moniale castillane du xvie siècle. Sa riche personnalité a séduit ceux qui l'ont approchée de ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GILLE
Né à Valence, ce tanneur, devenu libraire vers 1547, se fait connaître à partir de 1553 en éditant ses œuvres ou celles de ses amis. À sa mort, il jouit d'une confortable aisance dont témoigne son testament. Cette biographie embourgeoisée et sa culture d'autodidacte boulimique ont pu conduire certains historiens à le qualifier d'« honnête boutiqui ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUENOUN
Peu d'œuvres de la littérature d'Occident ont eu la fortune de L'Abuseur de Séville et l'invité de pierre (El Burlador de Sevilla y convidado de piedra), le premier Don Juan. Passé à l'état de mythe, ce qui n'est pas courant pour la création particulière d'un pays, d'un siècle et d'un homme, ce premier don Juan est resté ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Avec Camilo José Cela et Miguel Delibes, Gonzalo Torrente Ballester compose la triade fameuse des écrivains espagnols nés dans les années 1910-1920. À l'instar des romanciers hispano-américains du « réalisme magique », mais puisant son inspiration dans les contes et légendes de sa Galice natale, il a su mêler, dans une œuvre abondante, la réalité ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GILLE
Né en Estrémadoure, soldat en Italie, serviteur à la cour de Léon X, Torres Naharro écrit et joue, pour le public cosmopolite de Rome, des pièces de théâtre créées le plus souvent au gré des circonstances. Il semble avoir regagné l'Espagne vers 1520, après un séjour à Naples. Les lacunes de la biographie rendent hasardeuse la relation entre le dés ... Lire la suiteÉcrit par : Guy MERCADIER
De cet écrivain espagnol qui a publié l'essentiel de ses œuvres dans la première moitié du xviiie siècle, la renommée n'a guère franchi les Pyrénées. Pourtant, il fut sans conteste le plus célèbre de son temps. Diego de Torres Villarroel est né à Salamanque en 1694, dans un milieu de petits boutiquiers. Très tôt se manifeste en ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Des écrivains qui composent ce que l'on appelle, en Espagne, la « génération de 98 », Unamuno fut l'un des plus divers, des plus remuants, des plus ardents. Avec Azorín, Baroja, Machado, Valle-Inclán, Maeztu – au lendemain du désastre de la guerre avec les États-Unis et de la perte des dernières colonies –, Unamuno contribua à animer la vie intell ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Les frères Valdés appartenaient à une famille de lettrés qui joua un rôle non négligeable dans la vie politique, religieuse et littéraire de l'Espagne et de son empire. Élevés dans les milieux humanistes, tous deux appréciaient fort Érasme, avec lequel ils correspondirent d'ailleurs. Secrétaire et latiniste officiel de Charles Quint, Alfonso s'ill ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète et essayiste espagnol, José Ángel Valente est né le 25 avril 1929 à Orense (Galice). Loin de l'idéologie sociale ou politique qui informe l'œuvre de beaucoup de poètes de l'après-guerre civile, sa production abondante, distinguée par de nombreux prix littéraires, se place sous le signe d'une grande exigence formelle, dans une grande tension ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BERVEILLER
Né en Andalousie, ce fils de famille aristocratique, Juan Valera y Alcalá Galiano, commença par la Carrière en accompagnant à Naples le célèbre duc de Rivas, diplomate écrivain. Les obligations de sa profession le transportent en maintes capitales d'Europe, et même vers celles d'Amérique : Rio de Janeiro et Washington ; enfin à Vienne où il fut am ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
« L'art peut suivre deux voies : l'une est celle de l'architecture et de l'allusion, logarithmes de la littérature ; l'autre celle des réalités telles que les montre le monde. On dit que c'est ainsi que Vélasquez peignit ses chefs-d'œuvre... » Ces deux voies qu'il indique lui-même, Valle-Inclán les suivit tour à tour. Sa première manière, marquée ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RESSOT
Si, pour les générations futures, un écrivain doit symboliser en Espagne la période de la transition démocratique, c'est bien Manuel Vázquez Montalbán. Polygraphe fécond, il est d'abord reconnu comme poète (Una educación sentimental, 1967, Une éducation sentimentale), essayiste (Cuestiones marxistas, 1974, Questions ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrivain espagnol, né à Ecija (Séville). Vélez de Guevara fut d'abord soldat en Italie ; de retour à Madrid, il se met au service de divers grands seigneurs et devient huissier de la Chambre du roi. Son œuvre dramatique s'inscrit dans le cycle de Lope de Vega. Les principales qualités qu'on lui reconnaît sont le sens du lyrisme populaire, la force ... Lire la suiteÉcrit par : Mathilde BENSOUSSAN
C'est Jacint Verdaguer qui a rendu à la langue catalane, quasi muette depuis de longs siècles dans la littérature, étouffée par le centralisme de la monarchie, la place prééminente qui avait été la sienne jusqu'au xve siècle. Et cela grâce à l'heureuse conjonction d'une solide culture humaniste et de racines paysannes qui lui p ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Comparé à Aristophane, surnommé le « Plaute portugais », qualifié de « Shakespeare immature », Vicente, dont l'œuvre fut écrite tantôt en espagnol, tantôt en portugais, est avec Torres Naharro le plus grand dramaturge de la Renaissance dans la péninsule Ibérique. La pureté et l'intensité de son lyrisme, la vivacité de son esprit satirique, son art ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète espagnol dont l'œuvre comprend, outre des romans et des pièces de théâtre, plus de cinquante volumes de poésie. De 1898 (Intimidades, Intimités ; Flores de almendro, Fleurs d'amandiers) à 1928 (La Isla crucificada), presque chaque année il publie un ou plusieurs recueils poétiques. La Copa del ... Lire la suiteÉcrit par : Montserrat PRUDON
Écrivain de langue catalane, né à Ciutat de Mallorca, Villalonga i Pons a produit une œuvre aussi abondante qu'éclectique, pratiquant avec une égale aisance différents genres : roman, théâtre et poésie. Issu d'une famille de la bourgeoisie rurale insulaire mais fils de militaire, il poursuit des études de médecine dans différentes universités espa ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Né à Barcelone le 25 septembre 1964, Carlos Ruiz Zafón, après des études chez les Jésuites, a travaillé dans une agence littéraire. Installé à Los Angeles depuis 1993, il écrit des scénarios, auxquels son écriture emprunte divers procédés. Ses premières œuvres sont destinées à la jeunesse : La Trilogía de la Niebla (El príncipe de la ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrivain et philosophe, María Zambrano est née à Vélez-Málaga, le 22 avril 1904, et passe son enfance à Madrid et à Ségovie. Étudiante à l'université de Madrid, elle y a pour maîtres Manuel García Morente, Xavier Zubiri et José Ortega y Gasset. Ses premiers écrits paraissent dans Cruz y raya et la Revista de Occidente. Assistante ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Auteur dramatique espagnol, Antonio de Zamora vécut sous le règne du dernier monarque de la maison d'Autriche (Charles II). Il occupe une situation charnière dans la tradition dramatique caldéronienne, qu'il prolonge par ses arrangements des pièces du maître baroque, tout en annonçant le renouveau qui sera l'œuvre de Ramón de la Cruz. Parmi ses pi ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dans ses Souvenirs du temps passé (Recuerdos del tiempo viejo, 1880-1883), Zorrilla rapporte plusieurs anecdotes de son existence besogneuse et mouvementée. Un poème qu'il lit sur la tombe de Larra (1837) lui acquiert d'emblée la célébrité. À Madrid, il écrit dans les journaux, publie des recueils poétiques, fait représenter plus ... Lire la suite
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