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VICENTE GIL (1465 env.-env. 1537)

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2.  Les œuvres religieuses

La première pièce, Le Monologue du bouvier (El Monólogo do vaqueiro), fut représentée en 1502 devant la reine Marie de Portugal, fille des Rois Catholiques d'Espagne. D'abord dans le prolongement des églogues de Juan del Encina et de Lucas Fernández, les premières courtes scènes religieuses de Vicente, l'Auto dos Reyes Magos ou l'Auto pastoril castellano, s'enrichissent par la suite d'éléments lyriques, comme dans l'Auto des quatre saisons (Auto dos quatro tempos) ; allégoriques dans l'Auto da ánima, où l'Église est montrée comme une auberge sur le chemin de la vie, ou satiriques dans l'Auto da feira, qui dénonce, à la façon d'Érasme, les vices de la papauté et la corruption de la Ville Éternelle. L'Auto da sibila Casandra, où quelques compositions lyriques sont de purs joyaux, réunit dans l'annonce de la venue du Messie des personnages bibliques et des personnages païens, sous forme de bergers ou de paysans.

Dans la Trilogie des barques (Trilogia das barcas, 1517-1519), la satire sociale et ecclésiastique revêt une âpreté mordante ; l'auteur reprend des thèmes des danses de la mort médiévales mêlés au thème antique de la barque de Charon. Les deux premières parties, en portugais (Barca do InfernoBarca do Purgatorio), font apparaître des démons invectivant avec violence des personnages appartenant à différentes classes sociales. La troisième partie, en castillan (Barca da Gloria), met en scène la Mort interpellant les grands de ce monde, le pape, le roi, l'empereur, le duc, l'archevêque, terrifiés par la crainte de la damnation à laquelle les arrache l'intervention du Christ rédempteur.

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PORTUGAL

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