Apparu au xve siècle, le galion tient de la nef et de la galère. Si le rapport entre la largeur et la longueur d'un vaisseau rond est de 1 à 3, il devient, sur le galion, de 1 à 4 ou 5 ; il est aussi long que la galère dont il conserve, par ailleurs, l'éperon à l'étrave. François Ier fait ainsi construire des « nefs-galères » ou « galliaces ». Et de nombreux galions figurent dans l'Invincible Armada (1588)
, embarquant jusqu'à 300 soldats, 180 mariniers et 50 bouches à feu. Les rames sont évidemment supprimées sur ces très grands galions (250 à 1 000 tonneaux) à trois ou quatre mâts, avec double voilure, latine et carrée.
Photographie
L'Invincible Armada Une représentation de l'Invincible Armada de Philippe II d'Espagne, qui fut mise en échec par les Anglais devant Calais, en 1588.
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Douze galions espagnols, la Flota, assurent le trafic exclusif des métaux précieux entre la métropole et ses colonies du Nouveau Monde. Escortés par des navires de guerre, ils se rendent à La Plata, au Pérou, à Veracruz d'où ils rapportent l'or et l'argent extraits des mines jusqu'à Séville ou, plus tard, Cadix, siège de la casa de Contratación.
Jacques MÉRAND
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