5. Conclusion
Il faut attendre les années 1990 pour assister à une déréglementation et à une réforme en profondeur de la régulation bancaire. Le Gramm-Leach-Bliley Financial Modernization Act de 1999 autorise le décloisonnement des activités et la possibilité d'intégrer les différents métiers de banque commerciale, de banque d'investissement et d'assurance, dans les filiales d'organisations financières conglomérales, les financial holding companies (F.H.C.).
Il reste néanmoins à consolider les autorités de régulation qui s'entremêlent et rendent la supervision des banques touffue, complexe et souvent redondante. Le simple recensement établi par le Fed des 12 types d'activité bancaire qui font l'objet d'une surveillance prudentielle, des 17 catégories d'institutions financières bancaires et non bancaires, le tout combiné aux 6 régulateurs fédéraux et aux 50 autorités de contrôle dans les États fédérés, conduit à 204 cas de figures. La création des F.H.C. devrait encore compliquer ce tableau. La multiplicité des instances de contrôle et de surveillance pose tout particulièrement des difficultés, car toute modification d'activité d'une banque requiert la concertation et l'accord préalables de toutes les autorités dont les compétences, bien souvent, se chevauchent. De nombreuses rigidités affectent donc encore le système monétaire et bancaire à l'orée d'une période où la réapparition d'un cycle conjoncturel plus accentué conduit à une plus grande volatilité des taux d'intérêt, du prix des actifs financiers et des cours de change.
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