Médecin et physiologiste français qui a perfectionné la méthode graphique pour l'enregistrement de l'activité physiologique. Né à Beaune, Marey étudie à Dijon et vient à Paris en 1850 s'inscrire à la faculté de médecine. Interne à l'hôpital Cochin (1854), il se passionne pour la physique et travaille en 1857 sur l'élasticité artérielle et la propagation des ondes dans les liquides. Sa thèse, en 1859, est consacrée à la physiologie de la circulation du sang.
L'année suivante il entreprend, avec A. Chauveau, l'étude graphique de la fonction du cœur ; il invente en 1863 le sphygmographe (appareil enregistreur des battements du pouls), et publie la Physiologie médicale de la circulation du sang. En 1864, il abandonne la pratique médicale pour se consacrer à la physiologie ; il étudie l'action neuromotrice des poisons, l'élasticité de l'eau, l'électricité animale et aborde l'étude de la locomotion.
En 1867, il succède à Flourens au Collège de France et publie, deux ans plus tard, son cours, Le Mouvement dans les fonctions de la vie, que suivra La Machine animale (1872) traitant en particulier de la locomotion humaine et animale et de son enregistrement graphique. Les quatre volumes de La Méthode graphique dans les sciences expérimentales (1878) résument ses recherches et les applications de sa méthode comme procédé de recherche applicable en cardiologie, en mécanique humaine (utilisation des forces humaines et animales).
Si les travaux et les inventions de Marey dans le domaine physiologique sont aujourd'hui encore utilisés avec profit, on sait moins souvent quel a été son rôle de pionnier dans l'invention du cinématographe. Il s'agit pour lui d'une recherche technique qui prolonge ses études de physiologiste. Son travail sur la locomotion des animaux, et en particulier du cheval, est à l'origine des photographies instantanées que E. Muybridge effectua aux États-Unis (1872-1878) pour décomposer le mouvement. Intéressé depuis longtemps par la visualisation graphique des phénomènes physiques complexes que leur rapidité ne […]
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