Les Diatomées ou Bacillariophycées sont des algues microscopiques unicellulaires caractérisées par une enveloppe siliceuse externe à structure très particulière, le frustule. Le groupe, probablement polyphylétique, se subdivise en deux ordres : les Biddulphiales ou Centriques à symétrie généralement radiale, connues depuis le Jurassique, et les Bacillariales ou Pennées à symétrie bilatérale, n'apparaissant qu'au début du Tertiaire. Il est difficile de préciser le nombre d'espèces actuellement connues et valables : entre 5 000 et 10 000, réparties en 150 à 200 genres.
Les Diatomées peuvent se développer partout où elles trouvent un minimum de lumière et d'humidité : eaux douces, saumâtres et marines, mais aussi dans le sol et en milieu aérien. Bien qu'elles tolèrent généralement d'importantes variations thermiques, ce sont plutôt des organismes d'eau froide : les océans Arctique et Antarctique ont une flore diatomique particulièrement riche. Elles ont besoin de lumière car ce sont des organismes photosynthétiques. Cependant, elles peuvent parfois s'en passer en utilisant des sources organiques de carbone, adoptant ainsi, de façon provisoire ou définitive, un mode de vie saprophytique.
1. Un exemple : « Navicula directa »
Navicula directa est une Diatomée pennée marine, dont la cellule mesure environ 50 μm de long sur 10 μm de large et 10 μm de haut. Le frustule, transparent, difficilement visible in vivo, s'observe dans de bonnes conditions après élimination de la matière vivante et montage dans des résines spéciales. Son contour est allongé, lancéolé de face, rectangulaire de profil et toute sa surface est ornée de côtes perlées. À l'intérieur se trouvent :
– un noyau central entouré d'une masse cytoplasmique contenant de nombreuses inclusions de petite taille (chondriome, appareil de Golgi, gouttelettes lipidiques) ;
– deux plastes jaunes de grande taille, parfois indentés ou lobés, appliqués le long des faces latérales de la cellule et enrobés par la mince couche du cytoplasme pariétal ;
– deux […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…



