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DENTS

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Crocodile

Situées à l'entrée du tube digestif, les dents constituent des organes très particuliers et hautement différenciés, tant par leur structure histologique très spéciale que par leurs remarquables propriétés mécaniques et physiologiques. En effet, d'un point de vue fonctionnel, on peut définir les dents comme des organes extrêmement durs, destinés à saisir, à retenir et à broyer les aliments.

Toutefois, l'étude détaillée des dents (et des tissus dentaires) révèle qu'elles ont une signification morphologique beaucoup plus générale : une définition purement fonctionnelle des dents inclurait sous ce terme des formations qui en remplissent les fonctions sans en avoir la structure et, réciproquement, une définition uniquement histologique les confondrait avec divers constituants de l'exosquelette (écailles, par exemple) des Vertébrés inférieurs. Pour parvenir à une définition satisfaisante, il est donc indispensable de faire appel à la fois aux critères histologiques et fonctionnels. Afin de comprendre la signification évolutive de ces formations, en apparence si isolées parmi les autres structures organiques, il est nécessaire également de faire appel aux ressources de l'anatomie et de l'histologie comparées, ainsi qu'à la paléontologie.

La conjonction de ces points de vue met en évidence les rapports fondamentaux et constants des tissus dentaires avec la peau et le squelette, rapports peu visibles dans une perspective limitée aux seuls points de vue classiques, notamment l'adaptation des dents au régime alimentaire chez les Mammifères.

1.  Les tissus dentaires

Une dent de Mammifère, comme une écaille placoïde de Sélacien, se forme à partir d'une ébauche mixte, épidermo-dermique. L'ébauche épidermique (d'origine ectodermique) différencie à la périphérie du germe de la dent des cellules spécialisées (adamantoblastes) qui assurent la sécrétion de l'émail, dont les couches se superposent du dedans au dehors (croissance centrifuge).

Recouverte par la précédente, l'ébauche dermique (d'origine  […]

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Autres références

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ACTINOPTÉRYGIENS

Écrit par :  Philippe JANVIER

…  tenon-mortaise, une seule nageoire dorsale (secondairement subdivisée chez certains téléostéens) et* un capuchon d'acrodine (un type de dentine fortement minéralisé et aussi transparent que l'émail) qui renforce l'apex des dents. Il existe de nombreux autres caractères au niveau de l'anatomie des tissus mous, mais inconnus chez les fossiles. Parmi… Lire la suite
AMPHIBIENS ou BATRACIENS

Écrit par :  Pierre CLAIRAMBAULTPhilippe JANVIERJean-Claude RAGE

Dans le chapitre "Bouche"  : …  couvre la langue. Dans le plafond buccal antérieur s'ouvrent les choanes (narines internes). Chez* les Amphibiens modernes (Lissamphibiens), les dents sont pédicellées, c'est-à-dire que chaque dent comprend deux parties ; la couronne repose sur un pédicelle fixé à l'os, la liaison entre les deux parties étant assurée par des fibres de collagène.… Lire la suite
ANIMAUX MODES D'ALIMENTATION DES

Écrit par :  René LAFONTMartine MAÏBECHE

Dans le chapitre "La macrophagie"  : …  un squelette crânial avec deux mâchoires (supérieure fixe et inférieure articulée) garnies de* dents, organes durs et minéralisés d'origine dermo-épidermique (sauf chez les animaux pourvus d'un bec – oiseaux, tortues, ornithorhynque). Les dents des poissons, des amphibiens et des reptiles sont toutes semblables (homodontie), elles sont… Lire la suite
CARNIVORES

Écrit par :  Robert MANARANCHEGéraldine VÉRON

Dans le chapitre "Caractéristiques générales des carnivores"  : …   ; elles sont localisées sur l'abdomen, à l'exception des ours chez lesquels elles sont pectorales. *Le nombre de dents varie selon les espèces, de 28 à 44, sauf pour le renard à oreilles de chauve-souris (Otocyon megalotis) qui peut en avoir jusqu'à 50. Le nombre de molaires est réduit chez les espèces prédatrices. Les incisives sont… Lire la suite
CHONDRICHTHYENS

Écrit par :  Philippe JANVIER

…  les chondrichthyens actuels ne possèdent pas de grandes plaques osseuses dermiques. Les *dents des élasmobranches sont attachées séparément aux éléments endosquelettiques des mâchoires par des tissus fibreux. Elles sont organisées en « familles » dentaires, qui se forment dans la lame dentaire, le long de la surface labiale des mâchoires. Les dents… Lire la suite
CHORORAPITHECUS

Écrit par :  Brigitte SENUT

… Neuf *dents isolées, dont quatre fragmentaires, découvertes entre 2005 et 2007 en Éthiopie, dans la région de Chorora (site de Beticha), ont été rapportées à un nouveau grand singe fossile, Chororapithecus abyssinicus, par une équipe nippo-éthiopienne dirigée par Yonas Beyene et Gen Suwa. Ces fossiles proviennent de la partie supérieure de… Lire la suite
GNATHOSTOMES

Écrit par :  Philippe JANVIER

Dans le chapitre "Structure des mâchoires"  : …  dans la manducation. Chez les élasmobranches et la plupart des acanthodiens, ce sont de simples *dents fixées dans le derme qui couvre le cartilage de Meckel et le palatocarré (fig. 1a). Chez les placodermes et les chimères modernes, ces deux éléments portent seulement des plaques broyeuses ou coupantes formées d'os ou de dentine. C'est chez les… Lire la suite
HOMINIDÉS

Écrit par :  Brigitte SENUT

Dans le chapitre "Les grands singes fossiles"  : …   Puis, vers 15 Ma environ, apparaissent en Afrique orientale les Kenyapithèques. *Dans les années 1960-1970, ces animaux, présentant un émail dentaire épais et de petites canines, ont été considérés comme des Hominidés vrais (car l'Homme est un animal à émail dentaire épais et à petites canines). Aujourd'hui, ces critères ne permettent plus de… Lire la suite
INSECTIVORES

Écrit par :  Michel TRANIER

…  l'ancien ordre de la classification. Un autre point doit être aussi préalablement explicité : *la denture primitive des mammifères placentaires présente des molaires à trois pointes (cuspides) plus ou moins aiguës disposées en triangle, alors que chez les types modernes, les molaires sont plus complexes, avec des pointes et des crêtes d'émail… Lire la suite
MAMMIFÈRES

Écrit par :  Pierre CLAIRAMBAULTRobert MANARANCHEPierre-Antoine SAINT-ANDRÉMichel TRANIER

Dans le chapitre "L'articulation craniomandibulaire"  : …  se sont détachés de la souche reptilienne permienne à la fois très lentement et très progressivement. Un* trait essentiel de l'évolution des Mammifères est le changement de la morphologie dentaire. Beaucoup de Mammifères fossiles ne sont connus que par leurs dents. La figure 4 illustre les différentes étapes structurales qui caractérisent la… Lire la suite
MARSUPIAUX ou MÉTATHÉRIENS

Écrit par :  Yves FRANÇOISMichel TRANIER

Dans le chapitre "La denture"  : …  La *denture joue un rôle important dans la classification des Marsupiaux. L'hétérodontie – c'est-à-dire la différenciation des dents en incisives, canines, prémolaires et molaires – est comparable à celle des mammifères Euthériens, mais le nombre des dents, variable selon les espèces, est fondamentalement plus élevé chez les Marsupiaux. On leur… Lire la suite
NÉANDERTALIENS ou NÉANDERTHALIENS ou HOMME DE NÉANDERTAL

Écrit par :  Bernard VANDERMEERSCH

Dans le chapitre "Les caractéristiques néandertaliennes"  : …  mandibule est très longue et présente, en arrière de la troisième molaire, un vaste espace libre. *On observe une réduction progressive du système dentaire au cours de l'histoire du genre Homo et, de ce point de vue, celui des Néandertaliens se place entre ceux des Homo erectus et ceux des hommes modernes. Mais les Néandertaliens… Lire la suite
ONGULÉS

Écrit par :  Robert MANARANCHEMichel TRANIER

Dans le chapitre "Caractères généraux des Ongulés actuels"  : …  Les Ongulés sont généralement caractérisés par une réduction du nombre des *dents antérieures et par une « molarisation » des prémolaires, celles-ci finissant par ressembler beaucoup à des molaires. La plupart des Ruminants sont dépourvus d'incisives et de canines à la mâchoire supérieure, les Proboscidiens n'ont qu'une incisive définitive par demi-… Lire la suite
PÉRISSODACTYLES

Écrit par :  Robert MANARANCHE

Dans le chapitre "Caractères généraux"  : …  végétarien de tous les Périssodactyles marque de façon nette l'ensemble des organes digestifs. La* denture comporte des incisives et des molaires à croissance prolongée. Ces dernières sont pourvues de crêtes transversales d'émail qui forment un dessin très caractéristique permettant, à lui seul, de reconnaître famille, genre, et même espèce. Les… Lire la suite
PLACODERMES

Écrit par :  Hervé Léo LELIÈVRE

… respiration n'était pas aussi prépondérant que chez ces derniers. C'est par la morphologie de leurs *dents que les placodermes assurent aussi leur originalité. Ils ne possèdent pas de dents différenciées en forme de cône et implantées le long de mâchoires osseuses comme chez les osteichthyens ou les chondrichthyens, mais deux plaques gnathales… Lire la suite
POLICE SCIENTIFIQUE

Écrit par :  Robert GAURENNEBertrand LUDESHélène PFITZINGER Universalis

Dans le chapitre "Schémas dentaires"  : …  La carbonisation, capable de détruire tout élément morphologique identifiable, épargne souvent les *dents. Outre leur insensibilité à l'action microbienne, elles résistent aux chocs et aux températures élevées ; les couronnes, simplement fissurées vers 230 0C, n'éclatent qu'aux alentours de 400 0C et restent les seuls vestiges… Lire la suite
PRIMATES

Écrit par :  Bertrand L. DEPUTTE

Dans le chapitre "Diagnose"  : …  se projette dans chacun des hémisphères cérébraux (50 p. 100 dans l'hémisphère contralatéral). La* denture est de type diphyodonte et hétérodonte, avec des molaires multituberculées ; elle est peu réduite par rapport aux Mammifères placentaires ancestraux – la formule maximale est I 2/2, C 1/1, PM 3/3, M 3/3, soit 36 dents – et traduit la perte d… Lire la suite
PRIMATES FOSSILES

Écrit par :  Denis GERAADS

Dans le chapitre " Les précurseurs : Plésiadapiformes"  : …  Crétacé terminal du Montana (vers 65 Ma), mais le genre est mieux représenté au Paléocène qui suit. *Ce Proto-Primate possède encore une dentition complète, à 44 dents, avec par demi-mâchoire trois incisives, une canine, quatre prémolaires (P1/, P2/, P3/, P4/ pour les supérieures et P/1, P/2, P/3, P/4 pour les inférieures) et trois molaires. Lire la suite
PROBOSCIDIENS

Écrit par :  Robert MANARANCHEPierre-Antoine SAINT-ANDRÉPascal TASSY

Dans le chapitre "Les éléphants actuels"  : …  brièveté est en relation avec la présence d'une unique molaire fonctionnelle par hémimâchoire. La *dentition répond à la formule générale (par demi-mâchoire) : I 1/0, C 0/0, DM 3/3, M 3/3. Elle possède deux caractères spécifiques : la croissance continue des deux incisives (I) supérieures, qui constituent les défenses, et le mode de remplacement… Lire la suite
REPTILES

Écrit par :  Pierre CLAIRAMBAULT

Dans le chapitre "Cavité buccale"  : …  être un danger que si l'animal possède un appareil inoculateur ; celui-ci est formé d'une paire de *dents très développées (les crochets) par laquelle s'écoule le venin dans la morsure. Chez les Serpents Opisthoglyphes, telle la Couleuvre de Montpellier du midi de la France, les crochets sont très postérieurs : l'animal ne peut injecter son venin… Lire la suite
RONGEURS ET LAGOMORPHES

Écrit par :  Robert MANARANCHEPierre-Antoine SAINT-ANDRÉ

Dans le chapitre "Caractères généraux"  : …  l'odorat sur les autres sens classe les Glires dans la catégorie des Mammifères macrosmatiques. La *denture chez les Lagomorphes et les Rongeurs possède trois caractères communs très nets : – les incisives, en nombre réduit (aux deux mâchoires), sont des dents puissantes, de forme incurvée, à croissance continue, usées en biseau à leurs extrémités… Lire la suite
RUMINANTS

Écrit par :  Robert MANARANCHE

Dans le chapitre "Caractères généraux"  : …  à l'épithélium sensoriel chez ces animaux qui possèdent toujours un odorat très bien développé. La *denture ne comporte jamais d'incisives supérieures, sauf chez les Camelidae ; les canines sont le plus souvent incisiformes mais peuvent, chez certains Cervidae notamment, être développées en défenses ; les dents machelières sont de… Lire la suite
STÉGOCÉPHALES

Écrit par :  Jean-Sébastien STEYER

…  La plupart des stégocéphales (lépospondyles exceptés, voir plus loin) présentent également des *dents particulières dont la structure interne, composée de lamelles de dentine très plissées, est dite de type « labyrinthodonte » (en référence à la complexité des parois d'un labyrinthe ; cf. fig. 1a). Il est à noter que le terme « labyrinthodonte… Lire la suite

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Écaille placoïde Développement d'une dent humaine Formation de l'émail et de la dentine Dent rabattable d'un Merlucius Insertion des dents des reptiles et mammifères Crocodile Jugales Théorie du néotrituberculisme Modes de croissance dentaire Jugales Théorie du néotrituberculisme Modes de croissance dentaire

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