Les organes administratifs centraux ne peuvent, par eux-mêmes, assurer l'accomplissement des tâches administratives en chaque point du territoire. Il faut des relais locaux à leur action. Pour l'aménagement de ces structures locales, deux nécessités sont à prendre en considération : un minimum d'homogénéité doit exister dans l'action administrative exercée sur l'ensemble du territoire, faute de quoi l'unité nationale disparaît ; mais l'existence d'aspirations propres à certaines parties du territoire ne doit pas être méconnue, l'administration devant s'adapter à la diversité des administrés. À l'impératif d'unité correspond la centralisation ; à la revendication de diversité, la décentralisation. L'organisation administrative locale n'opte jamais absolument pour l'unité ou pour la diversité. Elle s'efforce de faire un dosage savant entre les deux formules. L'unité et la diversité sont toutes deux prises en considération à des degrés divers dans chaque système choisi.
Certains pays (la France par exemple) ont longtemps été marqués par une tendance profonde à la centralisation. D'autres États ont, au contraire, choisi une solution fédérale, qui laisse une large possibilité d […]
