Les caractères anatomiques, histologiques et biologiques des Cordaites sont intermédiaires entre ceux des « fougères à graines » (Ptéridospermaphytes) et ceux des Gymnospermes.
Ces plantes, qui vivaient à la fin de l'ère primaire, étaient des végétaux arborescents à bois bien développé et complexe. Elles portaient des axes fertiles où sont ébauchées des structures florales.
Leurs organes reproducteurs femelles sont des ovules nus, comme ceux des Gymnospermes, mais leur fécondation n'entraîne pas la formation de graines, ce qui les apparente aux Ptéridospermaphytes.
L'embranchement des Cordaitophytes est représenté exclusivement par des végétaux fossiles qui constituent un des éléments les plus caractéristiques des flores disparues au Paléozoïque ; de plus, il est en partie à l'origine des dépôts de houille du Carbonifère. On suppose que certains représentants du groupe ont persisté à l'époque secondaire sous une forme modifiée. Extérieurement, avec leur tronc épais, vigoureusement dressé, ces végétaux ressemblent à certains arbres actuels. Toutefois, un examen attentif montre qu'il s'agit de plantes, certes évoluées par rapport aux autres espèces de l'époque primaire, mais qui présentent un ensemble de caractères archaïques, morphologiques et anatomiques les éloignant des Conifères actuels.
Le groupe des Cordaitophytes, qui a ici valeur d'embranchement, a souvent été considéré comme revêtant une importance moindre. On a parfois groupé ses espèces dans l'ordre des Cordaitales avec une famille principale, celle des Cordaitaceae, représentée par le genre Cordaites.
1. Le genre Cordaites
Les Cordaites sont maintenant bien connus dans toutes les parties, mais celles-ci furent d'abord décrites sous des noms différents correspondant aux organes séparés. Peu à peu, des connexions ont été découvertes permettant de raccorder ces fragments et de reconstituer la plante entière : le genre Flabellaria désignait d'abord des feuilles isolées ; puis C. Grand'Eury nomma Cordaicladus des empreintes de tige portant des cicatri […]
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