5. La combustion des liquides
La combustion des liquides se fait toujours en deux temps : vaporisation puis combustion par flamme de diffusion à l'intérieur de laquelle la vapeur de combustible se mélange avec l'air.
Le liquide est mis en œuvre de plusieurs manières. Il est introduit soit à l'aide d'une mèche qui facilite la vaporisation (lampe à alcool, lampe à huile), soit par injection ou pulvérisation (moteur Diesel, moteur à réaction, fusée à liquide).
La manière la plus simple de représenter une combustion de liquide consiste à idéaliser ce qui se passe au voisinage de la surface du liquide quand il brûle. On remarque d'abord que la flamme de diffusion se trouve à une certaine distance de la surface. C'est dans cette zone intermédiaire que se produit la vaporisation. L'énergie nécessaire est fournie par le rayonnement de la flamme. Une telle flamme de diffusion est difficile à stabiliser sur une grande surface de liquide. Par contre, il n'y a aucune difficulté quand il s'agit d'une gouttelette.
Dans le cas de dispersions statiques assez stables, il est possible, par une méthode électrique, de mesurer des limites d'inflammabilité, exprimées en milligrammes de liquide par litre ; ces limites varient avec la grosseur des gouttelettes. La flamme qui se propage doit être considérée comme la juxtaposition de toutes les petites flammes qui entourent chaque gouttelette.
Le cas des dispersions dynamiques est un peu plus compliqué. Le combustible est introduit à l'aide d'un injecteur. Dans l'intervalle x qui sépare l'injection de la flamme se produit une vaporisation partielle des gouttelettes. Le délai d'inflammation dépend de la plus ou moins grande facilité de vaporisation et de la plus ou moins grande facilité de combustion. L'indice de cétane permet de repérer ces propriétés.
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