Le terme Cénacle, indissociable de l'histoire du romantisme, a été employé par Sainte-Beuve pour désigner le groupe de poètes et d'artistes qui, autour de Victor Hugo, contribuèrent à l'éclosion de la nouvelle école. Bien que l'entrée en scène de Sainte-Beuve ne date que de 1827 et que le rôle de Victor Hugo ne devienne réellement prééminent qu'à cette même époque, la critique appliqua ce terme à la période qui précéda et prépara la révolution romantique. On distinguera donc plusieurs Cénacles successifs : celui de La Muse française ; le salon de l'Arsenal ; le Cénacle à proprement parler, encore appelé « Cénacle de Joseph Delorme » ; enfin le Petit Cénacle, rassemblée autour de Pétrus Borel, et qui se confond avec la bohème.
Le 28 juillet 1823 parut le premier numéro de La Muse française, organe du romantisme qui, à cette époque encore, se définit plus par son esprit – catholique, royaliste et nationaliste – et par sa fidélité à Chateaubriand que par une révolution de l'art poétique. On compte sept fondateurs, liés par un fort sentiment d'amitié et par le désir de s'entrai […]
Autres références
« CÉNACLES ROMANTIQUES » est également traité dans :
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BOHÈME
Auteur :
Jean-Didier WAGNEUR
Dans le chapitre "Formation d'un stéréotype" : …
constituent rétrospectivement leur histoire en s'inventant une parentèle. On trouve alors dans le* Petit Cénacle (1829-1833) un âge d'or, prolongé par un bousingotisme républicain aux contours flous, puis surtout par la « Bohème galante » du Doyenné (1834-1836). Mais ces qualifications et cette réception sont en partie tardives : ce n'est qu'en…
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BOREL PIERRE-JOSEPH D'HAUTERIVE dit PÉTRUS (1809-1859)
Auteur :
France CANH-GRUYER
*Chef de file de ceux que l'on désigne communément du nom de « petits romantiques français », boudé par le succès de son vivant, Pétrus Borel s'impose aujourd'hui comme l'un des écrivains les plus originaux du romantisme. Il est le douzième des quatorze enfants d'une famille d'émigrés pauvres, réfugiée en Suisse après que le père eut combattu à Lyon…
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BOUSINGOT
Auteur :
France CANH-GRUYER
*Bousingo, ou bouzingo, ou encore bousingot, appartient au vocabulaire romantique. Le mot est emprunté à l'argot de la marine anglaise (bousin = 1o cabaret, mauvais lieu ; 2o tintamarre ; 3o chapeau de marin). Ayant été employé dans le refrain d'une chanson : « nous avons fait du bouzingo », lors d'un tapage nocturne…
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DEVÉRIA ACHILLE (1800-1857) & EUGÈNE (1805-1865)
Auteur :
Bernard PUIG_CASTAING
*Dans la préface d'Hernani, Victor Hugo définit le romantisme comme « la liberté dans l'art ». Le peintre Achille Devéria ne manqua pas de prendre part à la bataille du romantisme. Dès 1824, l'artiste fréquente le salon de l'Arsenal tenu par Charles Nodier ; il y retrouve le dimanche soir, parmi tant d'autres, ses amis Victor Hugo et…
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ESQUIROS ALPHONSE (1812 ou 1814-1876)
Auteur :
France CANH-GRUYER
*Le poète romantique et écrivain socialiste Alphonse Esquiros n'est pas, comme il le prétend, un enfant du peuple ; il est issu d'une famille de chirurgiens et de négociants. Il reçoit au petit séminaire de Saint-Nicolas une éducation religieuse qui le marquera fortement. Admirateur passionné de Victor Hugo, il fréquentera de façon intermittente le…
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Bibliographie
P. Bénichou, Le Temps des prophètes : doctrines de l'âge romantique, Gallimard, Paris, 1977
Les Mages romantiques, ibid., 1988
F. Dumont, Nerval et les bousingots, La Table ronde, Paris, 1958
L. Seché, Le Cénacle de « La Muse française », Mercure de France, 1908
Le Cénacle de Joseph Delorme, ibid., 1912
J. L. Steinmetz, La France frénétique de 1830, Phébus, Paris, 1978.
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