
La capitale et principale ville de l'Azerbaïdjan se situe dans la presqu'île d'Apchéron, au sud-est du pays. Édifiée sur un site habité depuis l'ère paléolithique, la cité fortifiée de Bakou présente une remarquable continuité culturelle avec des traces de présence sassanide, arabe, perse, ottomane et russe.
Ville portuaire, Bakou, dont la population est estimée à 2 millions d'habitants (2005), est située à proximité de très importants gisements de pétrole. Vers 1850-1870, l'Azerbaïdjan est saisi par une véritable « fièvre de l'or noir » et Bakou devient le premier producteur mondial de naphte et la ville la plus développée et la plus peuplée du Caucase.
L'exploitation des champs pétrolifères attire de nombreux investisseurs étrangers, dont les frères Nobel ou les banquiers de la famille Rothschild. Le développement de l'industrie pétrolière donne naissance à une nouvelle classe de riches commerçants azerbaïdjanais. Parmi ces magnats du pétrole, nombreux sont ceux qui investissent pour reconstruire, développer la ville et moderniser le pays. Zeynaladdin Taghiev fonde à la fin du xixe siècle la première école pour jeunes filles musulmanes. C'est également à cette époque qu'est construit le premier opéra-théâtre en terre musulmane.
Le cœur de Bakou est une ville orientale dotée d'une architecture de type turc dont les remparts datent du xiie siècle. Au centre de cette vieille ville parsemée d'anciennes mosquées se trouvent la tour de la vierge (viie-vie av. J.-C., restaurée au xiie s.) et l'ancien palais des princes du Chirvan « Chirvanshahs » (xve s.). Cet ensemble architectural a été inscrit au patrimoine mondial de l'U.N.E.S.C.O. en décembre 2000. De beaux quartiers, inspirés de l'architecture européenne de l'époque, font leur apparition à la fin du xixe siècle autour de la vieille ville. Les grandes banlieues ouvrières et les cités-dortoirs situées à l'extérieur de la ville apparaissent dans les années 1960, pour loger les ouvriers employés dans les nouvelles usines et raffineries soviétiques. Cette partie de la ville est aujourd'hui nommée la « ville noire », en raison de la saleté et de la vétusté de ce quartier, situé le long de champs pétrolifères. Depuis l'indépendance (1991), en réponse à la demande croissante de logement, les constructions nouvelles ont bouleversé l'apparence de la ville. Celle-ci manque cependant d'un réel plan d'urbanisation, d'une rationalisation de la circulation routière ainsi que d'un contrôle sérieux de la qualité des constructions. Le tremblement de terre de novembre 2000 a révélé la fragilité de ces nouveaux bâtiments, construits sur une zone sismique.
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