Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

RIMBAUD ARTHUR (1854-1891)

Page précédente Page suivante
Arthur Rimbaud

L'extraordinaire célébrité de Rimbaud, l'évidente propagation d'un mythe que sa vie et son œuvre semblent avoir favorisé empêchent souvent d'estimer réellement ce qu'il fut. Provoquant les admirations les plus sincères et les plus opposées (Claudel et les surréalistes), parfois même l'idolâtrie, il a pu donner lieu également à des jugements suspicieux, parmi lesquels, au premier chef, celui d'Etiemble, observateur scrupuleux du mythe, mais détracteur souvent partial du poète.

Mieux vaut le restituer à son trajet inventif, conclu – on ne le sait que trop – par une distance prise vis-à-vis de la littérature qui d'ailleurs n'empêchera pas Rimbaud de poursuivre l'aventure de la fiction sous la forme de l'aventure géographique, ce qui marque de sa part moins de contradiction qu'on n'a bien voulu le croire.

1.  L'appel des lointains

Né à Charleville en 1854, Rimbaud, fort tôt, dut constater l'absence de son père, militaire de carrière, qui s'était séparé de sa mère, Vitalie Cuif, une paysanne de Roche, alors qu'il n'avait que six ans. L'étroit milieu carolomacérien, où Mme Rimbaud fait figure de personnalité revêche et rigoriste, où l'enseignement du collège est dispensé par un personnel mêlé de laïcs et de prêtres, constitue le monde où il doit vivre. Il découvre alors le superbe antidote de la poésie par le biais d'exercices scolaires tout d'abord, notamment de compositions en vers latins où il excelle par son savoir et son invention : ce seront ses premiers textes publiés, dans le Bulletin de l'académie de Douai. Les recueils poétiques qu'on lui prête ou qu'il vole, les récents fascicules du Parnasse contemporain lui révèlent bientôt un autre univers. Théodore de Banville, Gautier, Leconte de Lisle, autant de modèles qu'il admire et saura démarquer avec toute la vivacité de son génie, cependant que Hugo reste encore pour lui un inévitable sommet, dont il rejette l'emphase, mais retient la fantasia verbale. Déjà, parmi toutes ces voix, il entend celle qui, irrésistiblement, l' […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 7 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« RIMBAUD ARTHUR (1854-1891) » est également traité dans :

RIMBAUD ARTHUR (1854-1891) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-François PÉPIN

Naissance de Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud à Charleville. Entre en classe de rhétorique. Publication dans la Revue pour tous des « Étrennes des orphelins ». Arrivée au collège d'un nouveau professeur, Georges Izambard, qui aura une grande influence sur Rimbaud. Envoi à Théodore de Banville de trois poèmes, dont il espère – en vain – qu'ils… Lire la suite
ILLUMINATIONS, livre de Arthur Rimbaud

Écrit par :  Hédi KADDOUR

Les Illuminations furent publiées en octobre 1886 par les éditions de La Vogue, après publication dans la revue du même nom, de mai à juin 1886. En 1887, le critique et écrivain Félix Fénéon qui avait procuré l'édition en souligna l'importance dans Le Symboliste, disant que ce texte était « en dehors de toute littérature et sans… Lire la suite
UNE SAISON EN ENFER, livre de Arthur Rimbaud

Écrit par :  Hédi KADDOUR

Cette plaquette de proses fut publiée en 1873 à Bruxelles, à compte d'auteur. Une rumeur a longtemps voulu qu'Arthur Rimbaud ait ensuite brûlé cette édition ; en fait comme il avait négligé de solder son compte auprès de l'éditeur, celui-ci en avait conservé par devers lui la plupart des exemplaires. Le stock ne fut retrouvé qu'en 1901. Dans… Lire la suite
CORBIÈRE TRISTAN (1845-1875)

Écrit par :  Jude STÉFAN

… *Bien que son œuvre, Les Amours jaunes (1873), s'avère moins magnifique que la leur, le nom de Tristan Corbière, fils d'un écrivain de renom régionaliste, Édouard Corbière, devait être cité aux côtés de ceux de Rimbaud et de Lautréamont : comme les leurs, cette œuvre est porteuse d'une analogue révolte contre l'existence et d'un semblable… Lire la suite
LITTÉRATURE - La littérature comparée

Écrit par :  Pierre BRUNEL

Dans le chapitre "Des influences avouées"  : …  de la Pléiade) l'est aussi d'un poète jeune. Mais il convient de n'être pas dupe des apparences.* On pourrait penser qu'un commentaire de l'« Ophélie » de Rimbaud par Hamlet s'impose. Le collégien de Charleville, qui n'avait pas appris l'anglais en classe, mais l'allemand, pouvait-il lire Shakespeare dans le texte ? Le fait que le poème… Lire la suite
NOUVEAU GERMAIN (1851-1920)

Écrit par :  Alain PETIT

Dans le chapitre "Une quête spirituelle ou un naufrage ?"  : …  connaissance de Charles Cros et de Mallarmé. Au cours de l'été 1874, au café Tabourey, il rencontre *Arthur Rimbaud. Rimbaud a alors vingt et un ans, lui vingt-trois. C'est un homme vif, gai, de nature féminine, méridional. Tous deux se lient aussitôt d'amitié et partent pour Londres. Rimbaud a déjà écrit Une saison en enfer. Nouveau… Lire la suite
PARNASSE, mouvement littéraire

Écrit par :  Pierre FLOTTES

Dans le chapitre "Destin du Parnasse"  : …  parce que le Parnasse avait, le premier, proclamé la rupture de la poésie avec l'action. Quand *Rimbaud adolescent veut se faire voyant (lettre du 15 mai 1871), il qualifie Leconte de « très voyant », range parmi « les talents » Dierx, Coppée, Sully Prudhomme. Entre 1882 et 1895, le Parnasse entre à l'Académie ; il attire à lui de nombreux… Lire la suite
PIGNON-ERNEST ERNEST (1942- )

Écrit par :  Gilbert LASCAULT

Dans le chapitre "Rimbaud, Pasolini, Caravage..."  : …  interrogeant les passants et la ville, poète présent au cœur des agitations urbaines, Arthur *Rimbaud, attentif et distrait, manifestant sa capacité de s'absenter, d'être toujours un autre, d'être à la fois pleinement ici et toujours ailleurs. Son image est proche de la photographie d'Étienne Carjat, des dessins de Verlaine et de Félix… Lire la suite
POÈME EN PROSE

Écrit par :  Jacques JOUET

… *La frontière qui sépare la poésie de la prose n'est guère indiscutable qu'aux yeux de ceux qui réduisent la poésie à la seule versification. Pourtant, cette frontière — son tracé ou bien son existence même — n'a jamais cessé d'être contestée de toutes parts, à toutes les époques. Le poème en prose, depuis le romantisme, est un des lieux… Lire la suite
POÉSIE

Écrit par :  Michel COLLOTDominique VIART

Dans le chapitre "Modernité et altérité"  : …  a été porté non par le trimètre romantique, qui peut encore être lu comme un vers césuré, mais par *Rimbaud, lorsqu'il place une syllabe atone en septième position, et une syllabe accentuée en cinquième ou sixième (« L'eau claire ; comme le / sel des larmes d'enfance »). Cette subversion de la frontière interne du vers perturbe l'alternance… Lire la suite
ROLLAND DE RENÉVILLE ANDRÉ (1903-1962)

Écrit par :  Patrick KRÉMER

…  à Saint-Pol-Roux), elle va devenir essentielle dès le deuxième numéro (1929) dans lequel il publie *« L'Élaboration d'une méthode », analyse de la Lettre du voyant de Rimbaud. Dès les premières lignes de cette étude, on le sent en totale osmose avec les conceptions poétiques exprimées par Daumal et Gilbert-Lecomte. Pour Renéville, « la… Lire la suite
SONNET

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Poème à forme fixe de quatorze vers répartis en quatre strophes, le sonnet tient dans la littérature européenne, et notamment française, une place extrêmement importante. On sait qu'« un sonnet sans défaut vaut seul un long poème » (Boileau), et qu'il suffit d'un sonnet pour rendre célèbre un écrivain (Arvers) ou pour ridiculiser un personnage de… Lire la suite
SYMBOLISME - Littérature

Écrit par :  Pierre CITTI

Dans le chapitre "Des hommes et des œuvres"  : …  Fort, Camille Mauclair, Jarry. On n'aura garde d'oublier Tristan Corbière (1845-1875) et surtout *Arthur Rimbaud dont l'œuvre était inconnue avant 1884 et dont Illuminations furent publiées en 1886. La génération née vers 1860 a constitué le système littéraire symboliste. C'est elle qui fait le succès d'À rebours et la gloire de… Lire la suite
VERLAINE PAUL (1844-1896)

Écrit par :  Georges ZAYED

Dans le chapitre "Les intercesseurs"  : …  les outils d'expression. Verlaine a rencontré, au début de sa carrière et jusqu'à son aventure avec *Rimbaud, les intercesseurs spirituels ou littéraires dont il avait besoin : Baudelaire, Leconte de Lisle, Victor Hugo, Théophile Gautier, Glatigny, Catulle Mendès, Sainte-Beuve, François Coppée, Marceline Desbordes-Valmore, les Goncourt, Edgar Poe… Lire la suite

Afficher la liste complète (14 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Arthur Rimbaud

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média