Ancienne colonie portugaise, l'Angola a obtenu son indépendance le 11 novembre 1975, après quatorze années d'une lutte de libération (1961-1974) qui s'est ensuite transformée en l'une des plus longues guerres civiles qu'ait connues l'Afrique (1975-2002). Une guerre nourrie à la fois par de profondes divisions sociales, culturelles et régionales au sein de la société angolaise, et par l'implication, tout d'abord, des deux blocs de la guerre froide, puis de divers acteurs de la communauté internationale. Immense pays (1 246 700 km2) peu densément peuplé (environ 15 millions d'habitants selon des estimations de l'O.N.U. en 2005, soit une densité de 12 hab./km2), situé à la charnière entre l'Afrique australe et centrale, l'Angola dispose de très importantes ressources naturelles, qui ont, elles aussi, alimenté la guerre. Deuxième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne (environ 1,6 million de barils par jour en 2006), le pays est également un gros producteur de diamants d'excellente qualité, et d'autres ressources minières (fer, cuivre) encore peu exploitées. Son potentiel agricole – l'Angola était le quatrième producteur mondial de café au début des années 1970 – est lui aussi très important, même s'il ne peut être pleinement exploité à cause des millions de mines antipersonnelles disséminées dans les zones rurales durant la guerre. Malgré ses richesses, l'Angola figure parmi les pays les plus pauvres du monde, avec près de 70 p. 100 de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté et un indice de développement humain qui le place, en 2005, au 160e rang mondial sur 177 pays. Depuis qu'un cessez-le-feu a été signé, en 2002, entre le gouvernement du Mouvement populaire de libération de l'Angola (M.P.L.A.) et les rebelles de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (U.N.I.T.A.), le long processus de reconstruction des infrastructures détruites par la guerre a commencé. Mais le chemin de la réconciliation nationale reste parsemé d'embûches (processus de démocratisation en panne, contrôle quasi absolu du M.P.L.A. sur tous […]
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