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Écrit par : Frédéric ELSIG, Jean-François GROULIER, Jacqueline LICHTENSTEIN, Daniel POIRION, Daniel RUSSO, Gilles SAURON
On définit généralement l'allégorie en la comparant au symbole, dont elle est le développement logique, systématique et détaillé. Ainsi, dans la poésie lyrique, l'image de la rose apparaît souvent comme le symbole de la beauté, de la pureté ou de l'amour ; Guillaume de Lorris en a fait une allégorie en racontant les aventures d'un jeune h ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Figure de rhétorique consistant dans la répétition et le jeu des consonnes dans une suite de mots rapprochés. D'un emploi courant dans toutes les formes scandées du langage, comme le slogan publicitaire ou politique, et aussi en poésie, ce procédé a parfois valeur d'image phonique, comme dans le célèbre exemple de Racine « Pour qui sont ces serpen ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
En répertoriant la rupture de la construction syntaxique comme figure de style (ou de grammaire), les rhétoriciens ont fait de nécessité vertu. Les impératifs de la versification classique, l'émotion bouleversant les structures linguistiques, le débit de pensées dépassant celui de la parole ou de l'écriture, le goût de l'asymétrie peuvent être à l ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Les avatars de l'anagramme fournissent le paradigme des changements de fonction de nombreux artifices linguistiques : désacralisée par les auteurs antiques, elle devient plus tard un jeu littéraire, recouvre sa nature ésotérique, puis recommence une nouvelle carrière littéraire. La transposition des éléments constitutifs d'un segment de la langue ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Dans la rhétorique traditionnelle, figure de style qui consiste à répéter le même mot ou le même tour en tête de plusieurs membres de phrase, pour obtenir une symétrie ou pour donner plus de force à l'énoncé ; ainsi : Rome, l'unique objet de mon ressentiment, / Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant, / Rome qui t'a vu ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La forme pure de cette figure consiste à employer le même mot que l'orateur adverse vient de prononcer, mais en lui donnant un sens contraire. La difficulté est telle que les traités de rhétorique sont réduits, depuis Quintilien, à reprendre toujours ce même exemple : « Proculeius reprochait à son fils d'attendre sa mort et celui-ci répondait qu'i ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Le poète crée « un écart par rapport à la norme » (Jean Cohen) en utilisant des figures antinomiques rapprochant des idées plus ou moins contrastées, portées par des antonymes plus ou moins polaires : il heurte ou effleure le sens commun de la logique et produit ainsi un effet poétique. Cependant, ce genre de mise en relation, comme le remarque Ki ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Figure de style qui consiste à remplacer un nom commun par un nom propre (une Pénélope pour une épouse vertueuse ; une Mégère pour une femme violente, etc.) ou réciproquement (une Amazone ; une Harpie ; le Philosophe pour Aristote, etc.) ; c'est une synecdoque d'individu. L'antonomase comporte le plus s ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La langue pourvoit aux besoins nouveaux de dénomination, nés des modifications de la réalité, en réutilisant des mots déjà existants. Le nouveau mot obtenu par extension métaphorique, métonymique ou par synecdoque, se lexicalise ou non : les « fruits de mer » n'évoquent pas « les produits de la terre » (sens étymologique), tandis que le comique de ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Le chiasme est une figure qui consiste à répéter, dans l'ordre inverse, une suite de syntagmes. L'échange symétrique peut concerner des termes identiques ou des fonctions syntaxiques analogues : « Non ut edam vivo, sed ut vivam edo » (dicton cité par Quintilien) ; « Gourmand de tout, de tout insatiable » (Ronsard cité par Lausberg). Cette ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
« La Terre est bleue comme une orange » — cet énoncé comporte tous les éléments requis par la figure canonique de la comparaison : deux substantifs (le terme comparé et le terme comparant) mis en relation par un attribut représentant leur qualité commune, la conjonction indiquant le rapport d'analogie ou de similitude entre eux et la copule liant ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Le mot ellipse vient du grec elleipsis, dont le sens propre est « manque », « insuffisance » (Bailly), et désigne un procédé de discours qui résulte de l'omission d'un ou de plusieurs mots de l'expression grammaticale complète d'une phrase sans que le sens de celle-ci soit obscurci. Dans la langue parlée son emploi est constant pour évite ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote (Premiers Analytiques, I ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
L'hypallage est une figure par laquelle on déplace un syntagme en l'attribuant à un autre. C'est le déterminant qui peut être transposé le plus facilement, sans modifier le sens global de l'ensemble formé avec des substantifs auxquels il est lié, sur le plan logique aux uns, sur le plan syntaxique aux autres. À côté de la relation de qualification ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Figure de rhétorique par laquelle on ajoute un syntagme à la fin d'une phrase qui semblait se terminer. L'accent affectif tombe sur ce rajout qui, par sa position même, se trouve souligné : « Il était beau, hein, Narcisse ? et distingué ! » (Jules Laforgue, cité par le groupe Mu). L'hyperbate garde quelque chose de la spontanéité du style oral, où ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
L'hyperbole est une figure de rhétorique consistant à augmenter l'effet de la représentation des choses décrites sous le signe de l'exagération. L'énergie, l'intensité d'une expression hyperbolique proviennent souvent de l'emploi de la métaphore ou de la métonymie : « avoir mangé du lion » ou « être vacciné avec une aiguille de phono » rendent les ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude LAMBOTTE
Figure de rhétorique et forme de plaisanterie, l'ironie se situe d'emblée dans un champ intentionnel par l'implicite qu'elle renferme et qui détermine sa propre condition d'existence. Si elle consiste communément à faire entendre à l'interlocuteur le contraire de ce qu'énonce l'auteur, elle se démarque de l'humour par la visée qu'elle soutient vis ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Figure de rhétorique qui consiste à atténuer l'expression d'une pensée à laquelle on désire précisément donner davantage de force ; ainsi, en suggérant une idée par la négation de son contraire (Chimène à Rodrigue : « Va, je ne te hais point »).Écrit par : Véronique KLAUBER
Figure rhétorique qui « consiste à substituer l'expression indirecte à l'expression directe [...], à faire entendre une chose par une autre, qui la précède, la suit ou l'accompagne » (Fontanier). « Il a vécu », « nous le pleurons » sont des expressions métaleptiques, l'une présentant l'antécédent, l'autre la conséquence logique de ce que l'on omet ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
Le terme « métaphore » appartient, à l'origine, au vocabulaire technique de la rhétorique et désigne une « figure de signification » par laquelle un mot se trouve recevoir dans une phrase un sens différent de celui qu'il possède dans l'usage courant. On remarque que, dans ce vocabulaire riche en mots rares et connus des spécialistes (du type zeugm ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
« Figure de diction » (Du Marsais) qui opère un changement phonétique ou graphique dans le mot par suppression, adjonction ou permutation. Dans sa Rhétorique générale, le groupe Mu a étendu la portée de cette figure en en faisant le paradigme de toutes les figures, qu'elles touchent le « niveau infralinguistique », celui où se situe le mo ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La paronomase est fondée sur le rapprochement des mots de significations distinctes et dont l'équivalence sonore est presque totale (plus totale que celle des figures apparentées comme l'assonance, la rime, l'allitération ou l'homéotéleute, mais moins totale que celle des homonymes). Connue depuis l'Antiquité — elle s'appelle adnomina ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
« Figure de pensée », selon la terminologie de la rhétorique, consistant à représenter à l'aide des traits humains, physiques ou moraux, une abstraction ou une chose inanimée : ainsi les vices et les vertus dans la littérature (comme dans la peinture ou la sculpture) médiévale, et les vertus encore dans l'œuvre de Péguy. (Si l'écrivain prête, en o ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La prétérition (ou prétermission) est une « figure d'expression par opposition » (Fontanier) par laquelle on annonce passer sous silence ce que l'on dira néanmoins. Figure de rhétorique par excellence, en ce qu'elle influence l'attitude de l'interlocuteur : elle éveille son attention ou attise sa curiosité. Elle peut aussi renforcer l'effet de l'é ... Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
Terme qui désigne l'un des procédés de la rhétorique, et que recense déjà Philodème le Philosophe dans son traité Sur les poèmes. Le terme est forgé sur prosôpon, « ce qui se tourne vers, se présente à (pros) la vue (ôps) », donc la face, le front, le visage, puis la personne, et même le masque, et sur poieï ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La répétition est un principe créateur universel régissant toute communication depuis l'unité minimale du signifiant (signes, lettres, sons) jusqu'aux ensembles les plus larges (un récit entier par exemple). Ses fonctions s'étendent de la mnémotechnie jusqu'à l'imitation de la structure circulaire du monde. Elle est facilement reconnaissable, et l ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La rhétorique distingue deux sortes de syllepses : l'une grammaticale, l'autre oratoire. Il s'agit dans l'un et dans l'autre cas, selon l'étymologie, de « prendre ensemble » différentes catégories grammaticales ou sémantiques. La syllepse grammaticale procède à partir d'un défaut d'accord grammatical entre deux termes dont l'un s'accorde ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Dans le langage ordinaire, énoncer une tautologie, c'est dire la même chose deux fois ; c'est affirmer un truisme, une évidence triviale, voire parler à vide et finalement ne rien dire. S'il n'est pas totalement dépourvu de signification, le discours tautologique est du moins dénué d'intérêt et il ne véhicule aucune information ; comme le jugement ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BRAUDEAU
La taxinomie des ornements rhétoriques (il faut bien avoir recours à cette périphrase, puisque, dès les Anciens, on estime que le trope porte sur le mot, et la figure sur le groupe de mots) pose des problèmes tant historiques (l'histoire des classements) que théoriques (le fondement des classements). En cette matière, les deux extrêmes sont imagin ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
« J'ai 20 ans et toutes mes dents », proclame sur une affiche un jeune communiste qui ne pense peut-être pas qu'il est en train d'user d'une figure de style que les Grecs nommèrent zeugma. Ici, les deux termes coordonnés et dépendants d'un seul verbe présentent la même disparité sémantique (abstrait/concret) que ceux du fameux ex ... Lire la suite
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