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Écrit par : Monique JOLY
Le terme espagnol burla désigne aussi bien la moquerie que la tromperie. Sur le plan littéraire, il est employé pour caractériser de façon large toute la matière facétieuse issue de la mise en œuvre de ces deux ressorts, matière longtemps indispensable pour la structuration d'une intrigue, hors des domaines nobles de la comédie héroïque e ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PARDO
La poésie lyrique espagnole de la fin du Moyen Âge nous a été conservée dans de nombreux chansonniers, véritables collections ou anthologies de poèmes. On y a vu à la fois une source précieuse d'information sur de nombreux poètes, un témoignage important sur toute une civilisation, le champ où s'affrontent et s'harmonisent des influences étrangère ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PARDO
Au moment où il se propose d'imiter, dans la sierra Morena, la pénitence d'Amadis à la Roche Pauvre, Don Quichotte confie à Sancho Pança : « Amadis fut le nord, l'étoile et le soleil des chevaliers vaillants et amoureux et c'est lui que nous devons imiter, nous tous qui sommes engagés sous la bannière de l'amour et de la chevalerie » (trad. L. Via ... Lire la suiteÉcrit par : Charles Vincent AUBRUN
Dans la première moitié du xvie siècle, la vie espagnole est toute d'émerveillement devant les mystères de la nature intérieure dévoilée par Pétrarque et les pétrarquistes, et aussi devant les mondes nouveaux révélés par Christophe Colomb et les explorateurs. C'est donc le temps où prédomine la poésie lyrique. Dans la seconde m ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
De l'espagnol conceptismo. Le trait, la pointe, la saillie, le mot d'esprit, alliant le paradoxe de l'ambiguïté, le brillant à l'inattendu, l'hermétisme à la profondeur, voilà ce qui caractérise le conceptisme, qui joue avec l'idée ou le vocable à la différence du cultisme (ou cultéranisme) qui complique à plaisir l'énoncé ou la ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Dans la littérature espagnole, le costumbrismo désigne l'intérêt porté à la description des us et coutumes (costumbres) d'une région, d'un milieu, d'une société. De façon générale, il s'agit d'une constante de la littérature espagnole depuis le Moyen Âge et la Renaissance (archiprêtre de Hita, López de Ayala, El Corbacho ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Le mot espagnol correspondant est culteranismo, créé au début du xviie siècle, sur le modèle de luteranismo (de Luther). Il vaudrait mieux dire en français cultéranisme que cultisme qui renvoie à cultismo et désigne un mot savant, échappant aux lois phonétiques ordinaires. Le terme cultéranis ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BERVEILLER
Dans le chapitre Tirso de Molina. Un drame édifiantCette histoire, le frère Gabriel (qui signait pour le théâtre) l'a-t-il inventée de toutes pièces ? Il est certain (cf. l'ouvrage capital de Gendarme de Bevotte) qu'il a mis à profit, en les fusionnant, des traits puisés à diverses sources littéraires et folkloriques. Il est beaucoup moins sûr qu'il ait transposé, comme on l'a suggéré, le visage e ... Lire la suite
Écrit par : Pierre GUENOUN
« Dans un village de la Manche, dont je ne saurais me rappeler le nom, vivait naguère un gentilhomme... », c'est ainsi que Cervantès faisait débuter l'histoire d'Alonso Quixada, Quesada ou Quijana, ce personnage à la cervelle dérangée par la lecture de trop de romans de chevalerie, qui, sous le nom de don Quichotte, allait conquérir le monde après ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUENOUN
Si le mot « dulcinée » sert parfois à désigner par ironie la femme aimée, toutes les dulcinées n'en ont pas moins pour unique aïeule celle de don Quichotte, qui, au moment où il décide d'embrasser la carrière de chevalier errant, choisit pour dame de ses pensées une jolie paysanne, Aldonza Lorenzo, qu'il baptise Dulcinée du Toboso : « Dulcinée », ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Court poème pastoral, généralement de forme dialoguée, l'églogue exalte les joies de la vie champêtre et de la société des bergers, loin des corruptions aliénantes de la civilisation. En espagnol, le terme a subi une évolution particulière : il désigne généralement une petite pièce théâtrale, dont les personnages sont naturellement des bergers, ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CASSOU, Corinne CRISTINI, Jean-Pierre RESSOT
Le caractère essentiel de la littérature espagnole, comme de toute la culture et de tout le génie de l'Espagne, comme du tempérament des Espagnols, est la singularité. De cette singularité les Espagnols ont conscience et ils lui donnent, d'emblée, une raison géographique : ils se sentent situés au bout de l'Europe. Un de leurs aphorismes favoris e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUENOUN
On peut dire d'une servante laide et malpropre qu'elle est une maritorne. Maritorne partage le même destin linguistique que Dulcinée du Toboso, autre personnage féminin de Don Quichotte. Pour des raisons différentes, elles ont, toutes les deux, frappé les imaginations au point de déborder leur identité romanesque pour entrer dans le langa ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Les fastes des Arabes résidant en Espagne attirèrent dès le Moyen Âge l'attention et l'admiration des chrétiens de la Péninsule, qui imitèrent les usages et les costumes des Maures. Déjà le premier grand prosateur castillan, don Juan Manuel, montre, au xive siècle, sa connaissance du style de vie de ses voisins et son admiratio ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice MOLHO
On qualifie ordinairement de picaresques un ensemble de romans espagnols qui, sous forme autobiographique, racontent les aventures d'un personnage de basse extraction (le pícaro), sans métier, serviteur aux nombreux maîtres, volontiers vagabond, voleur ou mendiant. Le genre s'ouvre en 1554 par un chef-d'œuvre anonyme : la Vie de Lazar ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
En dehors de quelques acceptions plus délimitées, telles que « chanteur de romances » ou « recueil de romances », le mot romancero désigne tant l'ensemble que les différents groupes des romances espagnols. On a adopté, en français, la forme masculine afin de distinguer un romance d'une romance. Dérivé de l'adver ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Ce mouvement poétique fut lancé vers 1918 par un groupe de poètes : Guillermo de Torre, Xavier Bóveda, César A. Comet, Pedro Garfias, F. Iglesias Caballero, J. de Aroca. L'ultraïsme se situe au confluent de mouvements d'avant-garde tels que futurisme, cubisme et dadaïsme. Le Manifiesto vertical ultraista (1920) se propose, comme son nom l ... Lire la suite
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