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Écrit par : Alexis BERELOWITCH
Dernier enfant d'une grande famille de paysans privée de père, Abramov a dû gagner son pain dès l'âge de sept ans. Il est parti à la guerre comme volontaire ; il y fut gravement blessé et termina ses études supérieures à l'université de Leningrad où il fut tour à tour enseignant puis responsable de la chaire de littérature soviétique (1956-1960). ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Un homme à la croisée des langues : tel se présente le poète Guennadi Aïgui, de son vrai nom Hunnadi (fils de Huns) Lissine, né en 1934 dans un village de Tchouvachie. De langue maternelle tchouvache, il se met à écrire exclusivement en russe dès 1963, suivant les conseils de Boris Pasternak et de Nazim Hikmet, et apprend le français en autodidact ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
De nationalité kirghize, petit-fils de berger nomade, Aïtmatov s'est fait le chantre de son pays avec ses montagnes, ses steppes et le lac Issyk-Koul. Ses œuvres sont imprégnées de folklore, de légendes kirghizes. Après une enfance difficile (son père est victime de la répression stalinienne, puis vient la guerre), il exerce la profession d'agrono ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Représentante de la poésie du dégel, avec Voznessenski et Evtouchenko, Bella Akhmadoulina fut l'une des grandes voix de la littérature soviétique de la quatrième génération qui s'épanouit pleinement après la mort de Staline. Son œuvre résolument individualiste, lui valut les critiques du pouvoir et elle peina parfois à se faire publier. Bella Akhm ... Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Membre de l'école « acméiste », Anna Akhmatova est, dès 1917, l'un des représentants les plus célèbres de la génération postsymboliste à laquelle la poésie russe doit de connaître son « âge d'argent ». Longtemps étouffée et, en 1946, explicitement condamnée par le parti pour ses attaches avec la société prérévolutionnaire et son accent intime et a ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Poète slavophile, fils de Sergueï, frère de Konstantin Aksakov. Après des études de droit, Ivan Aksakov est chargé de missions diverses ; il parcourt la Russie, s'occupe des sectes de vieux-croyants. Arrêté en 1849 pour activités slavophiles, puis libéré, il démissionne en 1852 — son poème Le Vagabond (Brodjaga) lui vaut des ennu ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Poète slavophile russe ; fils et frère d'écrivains ; son père, ami de Gogol, est l'auteur de la Chronique familiale. Élevé dans une chaude ambiance familiale, Konstantin Aksakov restera un « éternel adolescent ». Étudiant à Moscou, il entre dans le cercle de Stankevitch, se passionne pour la poésie et la philosophie, mais après la mort de ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fils d'un arpenteur, passionné de lecture, Leonide Andreïev fait des études de droit à Saint-Pétersbourg, publie des chroniques judiciaires, puis des feuilletons dans Le Courrier, et acquiert une certaine renommée avec un récit pascal, Bergamote et Garaska (Bergamot i Garas'ka, 1898). Gorki l'introduit dans les milieux l ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Orphelin de bonne heure, le poète russe Annenski, critique littéraire, traducteur, est élevé à Saint-Pétersbourg par son frère aîné Nicolas, économiste et journaliste célèbre. En 1879, il achève des études de linguistique comparée et enseigne les langues et littératures classiques. Après un bref séjour à Kiev (1890-1893), il revient à Saint-Péters ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Chantre des espoirs puis des déceptions de la « génération des années soixante », devenue adulte pendant la période du « dégel » qui suit la mort de Staline, le prosateur et dramaturge Vassili Axionov est né en 1932 à Kazan, dans une famille de fidèles communistes victime de la répression stalinienne : son père et sa mère, Evguenia Guinsbourg, don ... Lire la suiteÉcrit par : Zsuzsa HETÉNYI, Shimon MARKISH
Né le 13 juillet 1894 à Odessa dans une famille juive aisée, Isaac Babel étudie à l'École de commerce d'Odessa, tout en recevant parallèlement une éducation religieuse juive ; il lit le yiddish et acquiert en outre une bonne maîtrise du français. Pendant la Première Guerre mondiale, il se trouve à Petrograd où il fait la connaissance de Maxime Gor ... Lire la suiteÉcrit par : Claude KASTLER
Fils de petits employés de commerce israélites d'Odessa, Edouard Bagritski publie depuis 1915, dans les revues de sa ville, des poésies fortement marquées par l'influence de Goumilev. Il se rallie à la révolution, sert dans la police rouge, combat avec les partisans, compose tracts, affiches, proclamations. La paix venue, il enseigne la poésie dan ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Écrivain russe d'origine noble, Konstantin Balmont est exclu de l'université de Moscou en 1886 pour activités politiques ; après une tentative de suicide, qui marque un premier tournant dans sa vie, il s'adonne exclusivement à la poésie. Dans son premier recueil (1890), il chante à la manière de Nadson les tourments neurasthéniques d'une jeunesse ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Écrivain russe d'origine noble, Baratynski, élève au corps des pages, se compromet dans une affaire scabreuse, et il en est exclu en 1818. Lié à Pouchkine et à Delvig, il fréquente les salons littéraires pétersbourgeois. Envoyé comme sous-officier en Finlande, il y compose des élégies (l'austérité des paysages nordiques tranche sur l'exotisme orie ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
D'origine noble, mais pauvre, Batiouchkov fait des études à Saint-Pétersbourg, se lie avec N. I. Gneditch, le traducteur de l'Iliade, et traduit lui-même Tibulle, Pétrarque, l'Arioste, le Tasse, Parny. Classique dans la forme, par l'abondance des images mythologiques, des références à l'Antiquité, Batiouchkov est sensible à la confidence ... Lire la suiteÉcrit par : Michel NIQUEUX
En choisissant la vie des émigrés russes de Paris pour thème de son premier roman, Les Derniers et les Premiers (1930), puis de ses récits (à partir de L'Accompagnatrice, 1935), Nina Berberova, née à Saint-Pétersbourg, innovait. Mais ce n'est que cinquante ans plus tard que la « petite musique » de ses récits, discrèteme ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Il gesticulait et il dansait comme une ombre chinoise, on eût dit un chef d'orchestre dirigeant quelque partition inachevable devant des salles vides. Lorsqu'il prononçait ses conférences, encadré par deux candélabres, ses traits aigus s'accusaient au reflet des flammes, son haut front luisait, et ses yeux doux devenaient alors perçants. Silhouett ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie LAFFITTE
L'univers de Blok est un univers visionnaire dont l'essence est musique. Blok a toujours cru à la réalité des « autres mondes » et à la possibilité de les percevoir, de les entendre, de les voir. Transcripteur des « autres mondes », Blok est avant tout un mystique. Écouter les voix des autres mondes, les transcrire aussi fidèlement que le lui perm ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fils d'un riche marchand de thé, envoyé en France et en Italie (1835), introduit par Bielinski dans le cercle de Stankevitch, Botkine organise des soirées musicales, publie des articles et des traductions dans des revues ; Moskovskij nabljudatel' (L'Observateur de Moscou), Otečestvennye Zapiski (Les Annales de la pat ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise FLAMANT
Boulgakov, représentant majeur de la prose et de la dramaturgie russe du xxe siècle, y fait aussi figure d'outsider. Contemporain par l'âge d'un Pasternak, d'un Maïakovski, d'un Mandelstam ou d'une Akhmatova, il ne prend conscience de sa vocation d'écrivain qu'en 1920, après avoir été « délogé » de sa première profession de méd ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR
Le prix Nobel de littérature (1933) distinguait en Bounine un rare exemple de fidélité parfaite à une certaine conception de l'art et de l'honneur. Toute sa vie, Bounine a suivi sa voie, à contre-courant des modes et des idées reçues. Que cette voie ait été la voie royale de la littérature russe, c'est le secret de son art. Ayant vécu obstinément ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre LEONARDINI
Le mot « muse » recouvre une situation de nos jours difficilement soutenable. C'est pourtant celui qui vient à l'esprit lorsque l'on évoque Lili Brik. Encore s'agirait-il d'une muse de type nouveau, qui ne s'évanouit pas sitôt le poème écrit. Lili Brik fut l'inspiratrice de Maïakovski, et aussi le meilleur défenseur de sa mémoire. Jusqu'à son suic ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie LAFFITTE
« Je veux vivre pour que, dans une future histoire de la littérature universelle, deux lignes me soient consacrées, et elles le seront. » L'écrivain russe Valeriï Brioussov a été un rationaliste et un expérimentateur. Il était follement ambitieux, ignorait le sens du mot « égalité », ne savait que commander ou se soumettre, s'entourait de flatteur ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène HENRY
L'œuvre de Iossif Brodski a désormais pris sa dimension définitive. Le poète russe exilé aux États-Unis, qui fut en 1987 couronné par le prix Nobel de littérature, apparaît comme un des plus grands poètes de la seconde moitié du xxe siècle. À son œuvre poétique en russe est venu s'ajouter un important travail d'essayiste en ang ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Écrivain biélorusse. Vassil Bykov est âgé de dix-sept ans lorsqu'il se porte volontaire dans l'armée en tant qu'artilleur. Ses premiers romans relatent son expérience de la Seconde Guerre mondiale dont il n'hésite pas à décrire les aspects les moins glorieux : Les morts ne souffrent pas (1966), Sotnikov (1970), La Meule des l ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Mort le 17 janvier 1982 dans un hospice pour vieillards, Varlam Chalamov (Šalamov) restera un des témoins essentiels de l'enfer concentrationnaire au xxe siècle. Pour témoigner d'une expérience indicible par définition, la destruction de l'humain, Chalamov a su trouver la forme littéraire adéquate. Sans elle, l'indicible serait ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Une extrême diversité dans l'œuvre (romans, essais, mémoires, scénarios, études littéraires et historiques), le non-conformisme de la pensée, une production abondante — plus de soixante œuvres, des centaines d'articles écrits de 1908 à nos jours —, rendent Chklovski difficile à classer et déroutant. Théoricien de la littérature, il est un des péte ... Lire la suiteÉcrit par : Jean PERROT
Écrivain « lauréat », comblé d'honneurs, Mikhail Alexandrovitch Cholokhov se prétendait avant tout communiste et ensuite écrivain : de fait, il apparaît bien comme l'homme d'un peuple et d'un régime au service desquels il a mis toute sa vie et toute son œuvre. Membre éminent de l'Union des écrivains et grand maître des lettres soviétiques, il a so ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
L'enfance et la jeunesse de Choukchine sont celles de nombreux jeunes de sa génération : enfance pauvre dans un kolkhoz de Sibérie, avec ses privations, mais aussi ses joies, qu'il a décrites dans ses nouvelles à caractère autobiographique (Lointaines Soirées d'hiver...). À seize ans, il travaille au kolkhoz, puis part sur des chantiers e ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Descendant de barons baltes appauvris, Delvig étudie au lycée de Tsarskoïe Selo avec Pouchkine et Küchelbeker. Talent poétique précoce, il compose des idylles, des épîtres, des poèmes anacréontiques. Fonctionnaire aux Finances, puis bibliothécaire, il fréquente les salons littéraires de Saint-Pétersbourg, participe aux travaux de la Libre Société ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fils d'un petit hobereau, Derjavine connaît des débuts difficiles : études inachevées à Kazan, dur service militaire, passion funeste pour les cartes. Promu officier, il participe aux campagnes contre Pougatchev, puis fait une carrière civile mouvementée à cause de ses écrits : des odes à la gloire de la monarchie éclairée de Catherine II avec des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
Arrêté et déporté à cinq reprises à partir de 1932, Iouri Dombrovski totalise, à sa libération définitive en 1957, presque un quart de siècle de bagne ou de relégation. Réhabilité, il vient s'installer à Moscou, où il publie, en 1959, son premier roman, Le Singe à la recherche de son crâne, puis, en 1964, Le Conservateur des antiquité ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre PASCAL
Dostoïevski n'est pas, comme Tolstoï, un seigneur dans son domaine. Citadin sans fortune, écrivain qui vit de sa plume, il créa dans l'angoisse et la maladie, avec une énergie surhumaine. Il ne connut la gloire que dans sa dernière année, mais la postérité l'a placé, au-dessus peut-être de Tolstoï, au rang des plus grands génies de la littérature ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Naissance de F. M. Dostoïevski à Moscou. Le père de Fiodor, le docteur Dostoïevski, fait l'acquisition d'une petite propriété, Daravoié, et du village de Tchermachnia. Mort de la mère de Fiodor, Maria Fiodorovna. Il est reçu à l'examen d'entrée de l'École supérieure des ingénieurs militaires, à Saint-Pétersbourg. À Daravoié, le docteur Dostoïevski ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Paléontologiste et écrivain soviétique. Efremov commença ses études à Leningrad après la Première Guerre mondiale sous la direction de l'académicien P. Souchkine (1922). À partir de 1929, il fut collaborateur technique au Musée de géologie de Leningrad et y termina ses études à l'Institut des mines (1935). Il obtint son doctorat ès sciences en 194 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
Né à Kiev, mais Moscovite dès son plus jeune âge. Arrêté en 1907 pour activités subversives, Ehrenbourg va, après sa libération, s'établir à Paris, fréquente les révolutionnaires russes émigrés et les milieux littéraires parisiens ; il publie ses premiers vers, écrit ses premiers articles et rentre en Russie après la révolution de février 1917. De ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre PASCAL
Écrit par : Alexis BERELOWITCH
Secrétaire de l'Union des écrivains de 1939 à 1954, membre du comité central du Parti communiste de l'Union soviétique de 1939 à 1956 (XXe congrès) : la carrière politique et littéraire de Fadeïev se confond avec la période stalinienne. Son engagement politique est précoce : dès 1918, il entre au Parti bolchevik, puis prend part à la gu ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Né dans une famille de petits-bourgeois de Saratov, Fédine se retrouve, après des études commerciales, en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale. C'est son premier séjour en Occident. Un Occident qu'il connaît bien et qu'il a souvent représenté dans ses œuvres. Pendant la guerre civile, il est journaliste et prend parti pour le pouvoir sovi ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Poète lyrique russe, Afanassi Afanassievitch Chenchine, connu sous le nom de sa mère, Fet, fut l'ami d'Apollon Grigoriev, de Polonski à l'université de Moscou. Officier, marié à la sœur du poète V. Botkine, il publie ses vers dans Le Contemporain, rompt avec la nouvelle direction (Tchernychevski et Dobrolioubov) en 1859 ; mais les revues ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Descendant de chevaliers livoniens russifiés, après d'excellentes études à Moscou, Denis Fonvizine entre aux Affaires étrangères sous les ordres du comte Panine. Il traduit Voltaire, Terrasson, publie des satires dans la revue Le Causeur et compose une comédie, Le Brigadier (Brigadir, 1769), satire de la gallomanie en Ru ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LUNEAU
Gogol est d'un accès moins facile qu'il ne paraît au premier abord. On peut ne voir en lui qu'un amuseur ou, mieux, un satirique dénonçant les tares du régime qu'il avait sous les yeux. Pourtant son œuvre a une autre dimension. Au-delà des apparences de son siècle, c'est la condition humaine qu'il cherche à atteindre. Ce qui l'obsède, c'est l'espr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BLOT
Homme ironique et lucide, esprit curieux et accueillant, Gontcharov est le fondateur de la grande tradition réaliste russe. Son sens aigu de l'observation, la vivacité de ses dialogues, comme le souci moral qui domine son œuvre ou la démarche patiente qu'elle suit, ont établi un climat romanesque que l'on retrouve par la suite dans des œuvres sovi ... Lire la suiteÉcrit par : Michel NIQUEUX
Gorki est un phénomène littéraire, politique et philosophique complexe : autodidacte sacré père des lettres soviétiques, militant bolchevique émigré après la révolution, vagabond anarchisant devenu porte-parole de Staline... « Canonisé » de son vivant, accusé après la fin de l'U.R.S.S. d'avoir été le chantre du goulag, l'homme intéresse plus que l ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Poète russe né le 15 avril 1886 à Cronstadt (Russie), mort le 24 août 1921 à Petrograd (auj. Saint-Pétersbourg). Fils d'un chirurgien de la marine, Nikolaï Stepanovitch Goumiliov fait ses études secondaires au lycée de Tsarskoïe Selo où il fait la connaissance du poète Innokenti Annenski (1856-1909). Celui-ci dirige le lycée et y enseigne les lett ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR, Universalis
Aristocrate de naissance, écrivain par vocation, diplomate pour cause d'exil, Alexandre Serguéïévitch Griboïedov était promis à la gloire littéraire lorsqu'il périt prématurément dans un massacre. Son nom demeure néanmoins lié à l'une des meilleures comédies russes : Le Malheur d'avoir de l'esprit, titre humoristique qui convient à cette ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Né à Moscou dans un milieu cultivé, Grigoriev se lie, étant encore à l'université, avec le poète Fet et l'historien Soloviev. Musicien, poète, bon connaisseur de la littérature européenne, sensible au folklore populaire, Grigoriev est un critique original. Étranger aux polémiques de son temps, il développe une critique « organique », sonde l'impre ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Camarade d'études de Dostoïevski, Dimitri Grigorovitch se rend célèbre par ses nouvelles paysannes : Le Village (Derevjnja, 1846), Antoine le pauvre hère (Anton Goremyka, 1847). Inspirées par George Sand, pathétiques, visant à toucher la sensibilité du lecteur, elles ne résistent pas à la comparaison avec les ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Personnage extraordinaire des lettres russes, Alexandre Grin se forge une destinée personnelle aux antipodes de la biographie traditionnelle des écrivains issus de l'intelligentsia. Échappé au milieu familial à l'âge de seize ans, il obéit à l'appel de l'aventure, et tout particulièrement de la mer. Tour à tour matelot, pêcheur, chercheur d'or, so ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Tragique destin que celui de Vassili Grossman. Son itinéraire spirituel est typique de beaucoup d'intellectuels de sa génération, mais sous une forme bien plus radicale. Né en 1905 à Berditchev, la « Jérusalem de Volhynie », il est l'enfant unique d'un couple de classe moyenne juif assimilé. Ses parents se séparent très tôt après sa naissance, et ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
L'écrivain soviétique Eugénie (Evguenia) Guinzbourg est née dans une famille paysanne de Riazan. Professeur d'histoire à l'institut pédagogique de Kazan, elle devint l'épouse du premier secrétaire du Parti communiste de la ville. Arrêtée en 1937, elle fut libérée en 1956 puis réhabilitée. Elle est l'auteur d'un des premiers et des plus émouvants t ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR
Journaliste, écrivain, philosophe, homme politique et homme de science, Alexandre Ivanovitch Herzen, aristocrate révolutionnaire, a laissé une œuvre qui, comme son action, recèle une unité profonde à la recherche des idéaux, indissolublement liés, de justice et de liberté. Ses convictions démocratiques lui ont valu les éloges de Lénine et, à sa su ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Fazil Iskander occupe une position originale dans la littérature soviétique : d’une part, bien qu’étant Abkhaze (il est né à Soukhoumi en 1929), il écrit en russe, d’autre part, il a choisi le genre de la satire, ce qui constitue un défi et un exploit dans un pays totalitaire qui, de par sa nature, tolère mal les textes subversifs. Iskander, à l’i ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Né à Moscou, Ivanov poursuit ses études universitaires à Berlin sous la direction de Mommsen (1886) : philologie, archéologie, philosophie. À partir de 1891, il voyage à travers l'Europe, se rend en Palestine, à Alexandrie, effectue de brefs séjours en Russie, mais vit principalement en Italie. Traducteur d'Eschyle, il étudie les origines de la tr ... Lire la suiteÉcrit par : Charles BOURG
Le nom de Vselovod Ivanov est resté attaché à ses récits héroïques de 1921, les Histoires de partisans, tableaux de la guerre civile en Sibérie. Pour avoir été typographe, vagabond et ... fakir, Ivanov s'est pénétré d'une culture populaire hétéroclite (mythes kirghizes, littérature romanesque et répertoire du cirque) complétée par la révé ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR
Poète russe de la première moitié du xixe siècle, prédécesseur et ami de Pouchkine, Joukovski a introduit le romantisme européen en Russie. Devenu célèbre par ses ballades, la musicalité de son vers et quelques poèmes patriotiques, il est resté l'un des meilleurs poètes traducteurs de Russie. Entre la poésie grandiose et offici ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR
Homme de lettres et historien russe, journaliste, Karamzine propagea les idées et les œuvres occidentales et introduisit, en Russie, le sentimentalisme. Variée et abondante, son œuvre marque une étape importante dans l'évolution de la langue littéraire russe dont il est du reste un théoricien. On lui doit, d'autre part, la première grande histoire ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Issu d'une famille intellectuelle, Kataïev vit la Révolution et entre en littérature comme communiste : membre du Parti communiste dès 1919, il s'engage dans l'Armée rouge à dix-sept ans, fait des études d'économie et devient, en 1925, journaliste à la revue La Ville et la Campagne (Gorod i derevnja). Il se range d'abord dans le ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Veniamin Alexandrovitch Zilber, dit Kaverine, fait ses débuts en littérature dans le groupe des Frères Sérapion à Petrograd en 1921, tout en étant très lié à Tynianov, dont il épouse la sœur. Comme Lunz, il pense que la littérature russe doit emprunter à l'Occident le sens de l'intrigue et de l'aventure ; ses premiers récits mettent en œuvre cette ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude LANNE
« Pour conserver la véritable perspective littéraire, j'estime de mon devoir d'imprimer noir sur blanc en mon nom et, je n'en doute pas, au nom de mes amis, les poètes Asseïev, Bourliouk, Kroutchonykh, Kamenski, Pasternak, que nous l'avons considéré et le considérons comme un de nos maîtres en poésie, et le plus magnifique, le plus probe chevalier ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Né à Moscou d'une vieille famille noble, Ivan Kireïevski reçoit une forte culture littéraire et philosophique ; il allait rester très marqué par le romantisme et l'idéalisme allemands, surtout par Schelling qu'il rencontre en 1830. Tous ses efforts pour s'exprimer par la création d'une revue sont brisés par l'autocratie soupçonneuse de Nicolas IÉcrit par : Claude KASTLER
Poète russe. En 1920, Semen Kirsanov s'inscrit comme étudiant à la faculté des lettres d'Odessa. Dans ses premières poésies, il subit l'influence de Khlebnikov et de Maïakovski. Ses œuvres sont publiées dans la revue LEF (Levyj Front Iskusstva, « Front gauche dans l'art »). En 1925, il se rend à Moscou, où il se montre partisan d ... Lire la suiteÉcrit par : Claude KASTLER
Poète russe, né dans un village de la rive est du lac Onega. Son père était un paysan aisé et lettré, sa mère une pleureuse de profession. Pour le compte d'une secte des flagellants, Nikolaï Kliouïev effectue de nombreux voyages à travers la Russie. Il dirige leur assemblée à Bakou, compose des hymnes religieux et des chants spirituels. En 1907, i ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fils d'un marchand de bétail, autodidacte, Koltsov fait connaissance de Stankevitch à Voronej et fréquente son cercle lorsqu'il se rend à Moscou. Ses vers touchent par leur sincérité, leur spontanéité. Il chante la vaste steppe, le désir de liberté, le mal d'amour, les peines du paysan, dans un langage naïf, direct, qui enchante ses amis moscovite ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fils d'un modeste fonctionnaire ukrainien, bientôt orphelin, Korolenko connaît une adolescence difficile, et poursuit ses études à Moscou, à l'académie agricole et forestière. Populiste fervent, il est renvoyé, puis exilé en Sibérie (1879-1884). Il revient plein d'impressions nouvelles et acquiert la célébrité en publiant en 1885 Le Rêve de Ma ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Né dans un bourg de la province de Penza en 1870. Le père d'Alexandre, petit fonctionnaire, meurt un an plus tard, laissant sa famille dans la misère. Descendante d'une famille princière tartare, sa femme est hébergée à Moscou avec ses trois enfants dans une institution pour les veuves indigentes. Son fils est placé à six ans dans un orphelinat et ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Né en 1937, le poète russe Vadim Kozovoï fut un prisonnier politique dans le goulag de 1957 à 1963, suite de sa participation à un groupe hétérodoxe d'étudiants de la faculté d'Histoire de Moscou. Il garda de cette expérience amère un goût fort pour l'histoire comme matière même de la poésie, et pour la catastrophe comprise comme nourrice des gran ... Lire la suiteÉcrit par : Claude KASTLER
Écrivain russe. Élève à l'École des beaux-arts d'Odessa, Kroutchenykh devient l'idéologue du groupe cubo-futuriste. En 1912, il publie un recueil de poésies, Le Jeu en enfer (en collaboration avec Khlebnikov) ; l'année suivante, un recueil de poésies et de dessins, Vzorval (avec Malevitch). En 1913, il fait représenter Victoi ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fils d'un modeste officier, Krylov débute comme petit fonctionnaire. À Saint-Pétersbourg, il se passionne pour le théâtre, écrit des comédies sur le modèle des opéras-comiques français et des pièces de Molière, édite une revue satirique, La Poste des esprits (Počta Dukhov), s'attaque aux abus du temps en prenant la défense des se ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Fils d'un poète paysan révolutionnaire, élevé dans le milieu des marchands à Moscou, Leonov y termine ses études secondaires, combat pendant la guerre civile et, en 1922, devient écrivain de métier. Célèbre dès 1924, il est un « compagnon de route » très critiqué par l'Association révolutionnaire des écrivains prolétariens ; dans les années trente ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie LAFFITTE
En tant que poète romantique, Lermontov n'a pas d'égal en Russie, sauf, peut-être, Alexandre Blok qui fut à la fois un romantique et un symboliste. Mais Lermontov a disparu avant d'avoir pu montrer toute l'ampleur de son génie. Grand poète, il fut aussi un remarquable prosateur. À la fois fin styliste et créateur du roman psychologique, il est le ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LUNEAU
Leskov n'a pas encore la place qu'il mérite dans la littérature universelle. Par suite d'un malentendu, il fut mis en quarantaine et persécuté par les intellectuels progressistes, et les critiques de son temps firent le silence sur lui. Malgré les efforts de Gorki, qui le considérait comme un de ses maîtres et qui montra son importance, cet interd ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CADOT
Pierre le Grand avait tenté de répandre chez ses sujets quelques éléments de civilisation. Il s'agissait, en vérité, de leur enseigner les bonnes manières et certains rudiments de technologie : l'heure des beaux-arts, d'une recherche scientifique et d'une littérature nationales n'avait pas encore sonné. Un demi-siècle plus tard, Catherine II tenai ... Lire la suiteÉcrit par : Claude FRIOUX
Maïakovski est un des plus grands noms de la poésie russe contemporaine dont il a puissamment contribué à créer le nouveau visage. Dans le cadre de l'école futuriste, il affirme et illustre une conception révolutionnaire du langage poétique, liée à la fois à une exploitation approfondie du matériau verbal sous toutes ses formes, et à une intuition ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène CARRERE D'ENCAUSSE
Nadejda Iakovlevna Khazina est née à Saratov le 31 octobre 1899Écrit par : Michel AUCOUTURIER
Cofondateur de l'école « acméiste », Ossip Mandelstam est l'un des principaux représentants de « l'âge d'argent » que la poésie russe connaît à la veille de la révolution. Ensuite, dans un climat de plus en plus hostile et menaçant, il poursuit une œuvre solitaire et hardiment novatrice, qui ne sera pleinement connue et reconnue que vingt ans aprè ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
D'origine noble mais pauvre, Andreï Melnikov, dit Petcherski, est né à Nijni-Novgorod, grand port fluvial, ville de foires, dans cette région de la Volga où se sont réfugiés les vieux-croyants, qui seront le sujet des deux seuls livres qu'il ait écrits. Après avoir passé quelques années dans l'enseignement, Melnikov est chargé par le ministre de l ... Lire la suiteÉcrit par : Marc WEINSTEIN
Né à Saint-Pétersbourg, mort à Paris, Merejkovski peut être considéré, avec le philosophe V. Soloviev, comme le père du symbolisme russe. En 1893, dans son essai sur Les Causes de la décadence de la littérature russe, il prend parti contre le réalisme et ce qu'il appelle « matérialisme artistique ». Il soutient que la littérature russe ne ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice COUTURIER
Personnage solitaire et effacé, Vladimir Nabokov a traversé la première moitié du xxe siècle sans faire de bruit, avant de provoquer, avec Lolita, le scandale que l’on sait. Depuis lors, grâce à Pale Fire et Ada notamment, il a pris place parmi les plus grands écrivains mondiaux de ce siècle, sans jam ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie LAFFITTE
La popularité que connut le poète russe Nekrassov dans les milieux libéraux et littéraires de son temps n'implique pas qu'il ait été, de son vivant, apprécié à sa juste valeur. Car, si des ennemis idéologiques de la taille d'un Dostoïevski ou d'un Apollon Gregoriev lui rendaient justice et témoignaient de sa valeur, le plus grand nombre, tout en s ... Lire la suiteÉcrit par : Efim ETKIND
Le futur auteur du roman Dans les tranchées de Stalingrad, alors jeune officier de l'Armée rouge, a été blessé en juillet 1944 ; il s'est mis à écrire ses souvenirs militaires pour exercer sa main droite paralysée. C'est dans la grande revue moscovite Znamia (Le Drapeau) que le roman sera publié sous le titre de Stal ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Poète russe descendant d'une lignée princière illustre mais appauvrie. Officier de la garde à dix-neuf ans, Alexandre Ivanovitch Odoïevski se lie avec Griboïedov, écrit des vers, et adhère à la société secrète du Nord. Le 14 (26) décembre 1825, il participe activement à l'insurrection qu'on appellera « décabriste » ou « décembriste ». Condamné au ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Cousin d'Alexandre Ivanovitch Odoïevski, disciple de Schelling, Vladimir Fedorovitch Odoïevski publie avec le futur décembriste Küchelbecker l'almanach Mnémosyne pour diffuser les conceptions esthétiques allemandes et lutter contre la gallomanie. Apolitique, il anime avec Venevitinov le cercle des Ljubomudry (« amants de la sages ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fils d'un riche propriétaire, Ogarev se lie dès l'adolescence d'une amitié indéfectible pour Herzen : étudiant à Moscou, membre de son cercle, arrêté avec lui en 1834, il est exilé dans la propriété paternelle à Penza. En 1839, il retourne à Moscou. Ses réceptions, ses activités littéraires, ses déboires matrimoniaux, son charme personnel, ses voy ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Écrivain et chanteur-compositeur russe, Okoudjava est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes et de deux romans. La Cuiller (Bud' Zdorov školjar, 1961), roman autobiographique, est le journal d'un adolescent, soldat pendant la Seconde Guerre mondiale ; son antihéroïsme a soulevé des discussions animées. Pauvre Avrossimov ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Né en Ukraine dans une famille noble ruinée, Olecha passe ses années d'enfance et de jeunesse à Odessa. Il appartient donc à la branche méridionale de la littérature russe, et c'est dans le groupe des poètes d'Odessa qu'il fait ses débuts avec V. Kataïev, E. Bagritsky, E. Ilf. Après la révolution, il travaille comme journaliste d'abord à Odessa, p ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fondateur du théâtre de mœurs, auteur de plus de cinquante pièces, Ostrovski donne à la scène russe le répertoire qui lui manquait. Fils d'un avocat au tribunal civil de Moscou, où il est employé lui-même, le jeune Ostrovski étudie le comportement de ses clients, les marchands. Cette classe, restée à l'écart des courants d'européanisation, semble ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
« Si nous n'étions en U.R.S.S., je dirais que c'est un saint », écrit Gide au retour de ce pays, « un saint communiste... ». Et en effet : né dans une famille pauvre, plongé très tôt dans le monde du travail, membre du Komsomol à quinze ans, Nikolaï Ostrovski prend part à la guerre civile dans les rangs de la Ire armée de cavalerie de B ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
L'un des phénomènes marquants de la littérature russe des années 1990 est la floraison d'œuvres écrites par des femmes. L'une des plus connues en Russie et à l'étranger est Ludmila Oulitskaïa. Née en 1943, généticienne de formation, elle s'est très vite tournée vers la littérature. De 1970 à 1982, elle est conseillère littéraire du théâtre juif de ... Lire la suiteÉcrit par : Nina GOURFINKEL
Paoustovski (Paustovskij) appartient aux écrivains soviétiques qui bénéficièrent encore d'une solide formation classique et d'une vaste connaissance de la littérature occidentale, surtout française. Il ne découvrit que plus tard « la littérature russe, la plus grande du monde peut-être, qui s'emparait de nos cœurs [...]. Mais Mérimée, transparent ... Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Poète russe, Pasternak subit l'influence du symbolisme avant de faire ses débuts sous la bannière du futurisme. Son lyrisme, fondé sur un sentiment de participation à l'élan créateur de la vie, le conduit, malgré une adhésion spontanée à la révolution, à résister à la domination de l'idéologie marxiste, puis à la contester dans un roman d'inspirat ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Viktor Pelevine est une figure énigmatique de la littérature postsoviétique. Extrêmement populaire auprès de tranches d'âge et de couches sociales très différentes, il est entouré d'un mystère qu'il se plaît à entretenir dans sa vie comme dans son œuvre, fuyant les médias et cultivant une poétique de l'ambiguïté. Né en 1962, ingénieur de formation ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Pilniak a fait dans la littérature soviétique une entrée fulgurante en 1922 avec son fameux livre L'Année nue. Sa gloire était plus grande alors que celle de Babel. Il a été adulé, imité puis, à partir de 1929, vilipendé, contraint, après le scandale de la parution à l'étranger d'Acajou, à une des premières autocritiques dégradan ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Un des démocrates révolutionnaires dont le chef de file est Tchernychevski. Dans des articles parus dans Rousskoïe Slovo (La Parole russe), entre 1861 et 1866, date à laquelle cette revue est interdite, Pissarev expose ses idées : lutte contre le pouvoir et les libéraux, pour une transformation révolutionnaire de la société. Maté ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Rejeton d'une vieille famille noble mais appauvrie de Kostroma, Pissemski est trop enraciné dans la vie provinciale (malgré des études à Moscou) pour partager les idées occidentalistes ; trop déclassé pour être solidaire des propriétaires terriens : il applaudit à la libération des serfs. Il connaît trop bien les défauts de son peuple pour l'idéal ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Platonov est un des écrivains soviétiques les plus originaux. Fils d'ouvrier, ouvrier lui-même dès l'âge de treize ans, il est peut-être le meilleur exemple d'écrivain autodidacte parvenu au plus haut degré de la maîtrise littéraire. Rallié d'emblée à la révolution, il sert dans l'Armée rouge pendant la guerre civile ; il termine seulement en 1924 ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Journaliste, écrivain, historien russe, Polevoï est l'un des premiers publicistes d'orientation bourgeoise. Fils d'un entrepreneur dynamique mais malchanceux, Polevoï fréquente tôt les milieux éclairés à Koursk, puis à Moscou. Travailleur acharné, il se cultive en autodidacte, se passionne pour la Naturphilosophie allemande, pour le roman ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Poète lyrique russe de la génération post-pouchkinienne, né à Riazan. Fils de fonctionnaire, Polonski se lie, à l'université de Moscou, avec A. Fet et S. Soloviev, le futur historien. Précepteur dans le Caucase, il vagabonde ensuite à travers la Russie, puis se rend en Occident. Impressionnable, anxieux, sensible à la beauté, à la douleur humaine, ... Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Poète, dramaturge et romancier russe dont l'œuvre, nourrie de l'héritage classique européen, ouverte aux influences romantiques, mais très libre dans le choix de ses thèmes et de ses formes, a affranchi la littérature russe de sa dépendance à l'égard de normes étrangères, Pouchkine a donné ses lettres de noblesse à la langue russe en ouvrant la vo ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Poète et artiste russe. Né le 5 novembre 1940 à Moscou, Dmitri Alexandrovitch Prigov est, avec Lev Rubinstein, Vsevolod Nekrassov et Ilya Kabakov, l'un des principaux membres de l'avant-garde artistique russe et du mouvement conceptualiste de Moscou dans les années 1970-1980. Parallèlement à ses études de sculpture à l'Institut d'art Stroganov à M ... Lire la suiteÉcrit par : André BÉRÉLOWITCH
Folkloriste soviétique, Vladimir Propp appartient à ce groupe de formalistes russes dans lequel figurent Jakobson, Tomachevski, Chklovski, Bakhtine et qu'unit une réflexion commune sur les rapports du langage et de l'œuvre littéraire. Moins éclectique que beaucoup de ses compagnons, il s'est consacré exclusivement à l'étude du folklore, sans se li ... Lire la suiteÉcrit par : Michel NIQUEUX
Après un passage par le reportage journalistique, Valentin Grigorievitch Raspoutine (né en Sibérie) apparaît dans les années 1970 comme l'un des écrivains soviétiques les plus préoccupés par la ruine de l'âme et de la nature, et l'une des figures de proue de la « littérature paysanne ». Mais son réalisme éthique atteint à l'universel. Ses héros so ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Écrivain russe, Alexeï Remizov renonce assez vite à ses idées socialistes (qui lui ont valu une condamnation quand il était étudiant) pour une pensée religieuse et nationaliste proche de celle de Dostoïevski (son maître, avec Leskov et Gogol). Ami de Blok, il participe au mouvement symboliste. En 1921, hostile aux bolcheviks, il émigre et, après u ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Issu de famille pauvre, étudiant à Moscou, puis professeur en province, Vassili Vassilievitch Rozanov écrit De la compréhension (O ponimanii) en 1886, mais il n'acquiert la notoriété qu'en 1894 après son installation à Saint-Pétersbourg et son entrée à Temps nouveau grâce à un ouvrage sur Dostoïevski, La Légende du G ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
L'une des grandes voix de la perestroïka est incontestablement Anatoli Rybakov. Né en 1911 dans une bourgade d'Ukraine, que sa famille quitte en 1919 pour s'installer à Moscou dans le quartier privilégié de l'Arbat, il connaît une destinée typique de la première génération soviétique : étudiant à l'Institut des transports, il est condamné à trois ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CADOT
Le Swift russe, comme l'appela Tourguéniev, a passé sa jeunesse sous le règne de Nicolas Ier, qui l'envoya en exil ; il a partagé dans son âge adulte les illusions et les déceptions nées de réformes entreprises par Alexandre II, et fini tristement sa vie sous le règne d'Alexandre III, qui suspendit sa revue les Annales de la Patrie ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Écrivain russe, Evgueni Lvovitch Schwartz est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre. Les unes, écrites spécialement pour les enfants, reprennent des contes de Perrault (Le Petit Chaperon rouge, Krasnaja Šapočka, 1937 ; Cendrillon, Zoluška, 1947) ou d'Andersen (La Reine des neiges, Snežnaja Korole ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Camarade de Mickiewicz, élève de Lelewel à l'université de Wilno, Senkovski fait, en 1819-1821, un voyage d'étude en Orient, apprend le persan, l'arabe et le turc. À Saint-Pétersbourg, il est nommé en 1822 à la chaire d'arabe et de turc. L'intérêt pour la question d'Orient et les purges de 1821 à l'université expliquent cette rapide promotion. Mal ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole ZAND
Né à Petrograd, fils d'un officier tsariste, Constantin Milhaïlovitch Simonov est l'un des plus importants écrivains soviétiques. Au sortir de l'école secondaire, il entre dans une école technique et devient, jusqu'en 1935, tourneur sur métaux. En même temps, pourtant, il publie ses premiers poèmes et, en 1938, termine ses études à l'Institut de l ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Andreï Siniavski est né à Moscou en 1925. Chercheur à l'Institut de littérature mondiale de Moscou de 1951 à 1965, il aurait pu être un brillant critique littéraire soviétique, mais il préféra narguer le pouvoir, et ses Récits fantastiques, écrits à partir de 1955 et parus dès 1958 en France sous le pseudonyme d'Abram Tertz, ainsi que son ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Proscrit d'U.R.S.S. en février 1974, Alexandre Soljénitsyne est rentré en Russie en juillet 1994. Vingt ans d'exil, vingt ans d'écriture forcenée en sa retraite américaine du Vermont n'avaient pas entamé l'énergie du dissident, ni la force du prophète. Il choisit de rentrer lentement, étape par étape, d'est en ouest. Son avion fit escale à Magadan ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Né à Saint-Pétersbourg dans une famille très modeste, Sologoub fait des études en province, où il enseigne d'abord avant de venir dans la capitale. Poète, traducteur de Verlaine, il est l'un des principaux représentants de la vieille génération du symbolisme russe dans la dernière décennie du siècle. Dans ses nombreux recueils résonnent les motifs ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
D'origine aristocratique, Tchaadaïev, étudiant à Moscou et officier dès 1812, quitte avec éclat une carrière qui s'annonce brillante (1821). Ami de Pouchkine, proche des décembristes, il part pour l'Occident et reste à l'écart des événements de 1825. De retour à Moscou, il s'enferme et rédige ses fameuses Lettres philosophiques (publiées ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie LAFFITTE
Tchekhov est le maître russe de la nouvelle brève. Si sa création est parfaitement originale, si c'est là le genre où il excelle, il n'en est pas moins un grand auteur de théâtre. À la différence d'un Mérimée ou d'un Maupassant, Tchekhov nouvelliste réussit dans une courte page à rendre perceptible la complexité, la richesse, le tragique d'une vie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Naissance d'Anton Pavlovitch Tchekhov à Taganrog. Études au lycée de Taganrog et à l'école professionnelle du district. Il commence des études de médecine à Moscou. Il collabore à plusieurs publications humoristiques sous un pseudonyme. Fin de ses études de médecine. Tchekhov commence à exercer dans les environs de Moscou (première hémoptysie). Pu ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Après des études secondaires difficiles (il est d'origine pauvre), Korneï Tchoukovski débute comme journaliste à Odessa et, en 1903, part pour Londres comme correspondant de presse. Grâce à sa connaissance parfaite de l'anglais, il deviendra spécialiste et traducteur de la littérature anglaise et surtout américaine. Dès avant 1914, il est un criti ... Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Poète russe dont l'œuvre, peu abondante mais d'une grande densité, exprime, avec une audace que dissimule parfois la forme classique de son vers, une inquiétude existentielle assez étrangère à la critique littéraire de son temps, Tiouttchev ne fut connu et apprécié de son vivant que par une élite de lecteurs. Il a trouvé sa place dans le panthéon ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Poète et écrivain russe, A. K. Tolstoï fut élevé dans le culte de l'art et dans l'esprit de la chevalerie ; proche du tsar Alexandre II — il est comte —, mais jamais courtisan, il défend un idéal de monarchie aristocratique, stable et libre. Il exprime ses idées, non sans didactisme, dans des œuvres à thème historique : des ballades, un roman, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
De famille noble, lointainement apparenté aux deux autres Tolstoï des lettres russes (Alexeï Konstantinovitch et Lev Nikolaïevitch, le « grand » Tolstoï), Alexis Nikolaïevitch Tolstoï est déjà un nouvelliste connu au moment de la Première Guerre mondiale. Émigré à Paris, puis à Berlin (1918), il écrit alors L'Enfance de Nikita (1920-1922) ... Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Romancier dont le génie créateur, nourri par un vitalisme instinctif, a toujours été dominé et dirigé par le besoin d'une règle de conduite absolue, Tolstoï s'est tourné dans la seconde moitié de sa vie vers la prédication d'un christianisme renouvelé, ramené à la stricte observance de la loi d'amour, au nom de laquelle il condamne les structures ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CADOT
Après avoir connu un immense succès européen, Tourguéniev souffre au xxe siècle d'une éclipse due au rayonnement de Dostoïevski, son cadet de trois ans, de Tolstoï, de Tchékhov. Ses romans agitent des questions idéologiques dépassées, ses descriptions ont pu paraître fades, ses personnages manquer de vigueur. Pourtant, de nouve ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Dans des notes de voyage, Trifonov évoque un restaurant de chasse en Italie où il avait mangé, croyait-il, du lièvre et bu du chianti dans une atmosphère fraternelle ; dix-huit ans après, de retour dans le même village, il apprit que le propriétaire avait été jugé parce qu'il servait des civets de chat à ses clients. Le récit se termine sur cette ... Lire la suiteÉcrit par : Ève MALLERET
Marina Tsvétaïéva est une des voix les plus fortes de la poésie russe du xxe siècle. On ne le sait pas encore ; ce n'est que dans les années 1980 que sa notoriété s'affirme en France et que Tsvétaïéva prend place aux côtés de Pasternak, Maïakovski, Mandelstam, Akhmatova, ses contemporains. Cette longue méconnaissance (son premi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
Poète soviétique dont l'action personnelle a été déterminante dans l'évolution de la littérature, après le « dégel ». Fils d'un forgeron de village déporté comme koulak pendant la collectivisation, Tvardovski, dès son premier recueil de vers (1935) et avec son grand poème Le Pays de Mouravia, se classe parmi les rares écrivains de l'époqu ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
De formation universitaire, spécialiste de l'histoire de la littérature russe du début du xixe siècle, Tynianov est d'abord un des principaux représentants de l'école formaliste, aux côtés de V. Chklovski et de B. Eichenbaum. Chercheur, enseignant, traducteur, correcteur, il donnera jusqu'en 1925 de nombreux articles consacrés ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le poète russe Andreï Andreïevitch Voznessenski fut l'un des plus grands écrivains de la Quatrième Génération, qui émergea en U.R.S.S. après l'ère stalinienne. Né le 12 mai 1933 à Moscou, Andreï Andreïevitch Voznessenski passe sa prime enfance dans la ville de Vladimir. En 1941, il part avec sa mère et sa sœur vivre à Kourgan, dans les montagnes d ... Lire la suiteÉcrit par : Claude KASTLER
Fils d'un agronome de la région de la Volga, Nikolaï Zabolotski fait ses études aux facultés de médecine et des lettres de Moscou, puis, en 1921, à l'Institut pédagogique de Petrograd. Il fréquente le groupe des « obérioutes » qui pratique l'ironie et l'acrobatie poétique. En 1929, il publie le recueil Vers en colonnes : il y décrit la ve ... Lire la suiteÉcrit par : Claude KASTLER
Zamiatine naît dans la famille d'un professeur de lycée, à Lebedian. Élève de l'Institut polytechnique de Saint-Pétersbourg. Il est ensuite affecté à la section de construction navale, et enseigne cette matière. Il milite dans le parti bolchevique, et est arrêté en 1905. Son premier récit date de 1908 et se réfère directement à son expérience de l ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Peu d'œuvres sont aussi paradoxales et inclassables que celle d'Alexandre Zinoviev. Enfant de paysan devenu philosophe, faisant dissidence parmi les dissidents, rentrant après vingt et un ans d'émigration dans le pays qui l'avait expulsé et renié, ardent pourfendeur du communisme soviétique encourageant à voter pour le candidat communiste de la Ru ... Lire la suite
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