Poète slavophile russe ; fils et frère d'écrivains ; son père, ami de Gogol, est l'auteur de la Chronique familiale. Élevé dans une chaude ambiance familiale, Konstantin Aksakov restera un « éternel adolescent ». Étudiant à Moscou, il entre dans le cercle de Stankevitch, se passionne pour la poésie et la philosophie, mais après la mort de Stankevitch rompt avec Bielinski et devient un slavophile ardent. Raillé à Moscou pour sa barbe et son costume national, il écrit une thèse sur Lomonossov et la langue russe, donne des travaux de linguistique et collabore aux revues slavophiles. En 1855, il présente au nouveau tsar Alexandre II un mémoire De l'état intérieur de la Russie (O vnutrennem sostojanii Rossii). C'est le credo des slavophiles : il recommande la réunion d'états généraux (zemski sobor), l'abolition du servage, des réformes libérales. Sa revue Molva (La Rumeur), condamnant l'occidentalisme d'une aristocratie coupée du peuple, est bientôt interdite. Il meurt, peu après son père, dans l'île de Zante. Dans ses écrits slavophiles, il vante la communauté rurale slave (obščina), l'absence de lutte de classes dans la […]
