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Écrit par : Jean A. GILI
Projeté au festival de Cannes en mai 1998, le neuvième film de Nanni Moretti, Aprile, poursuit, quatre ans après Journal intime, une veine d'autobiographie directe où le cinéaste apparaît à l'écran sous son vrai nom et sous une personnalité à peine travestie par les besoins du tournage et les exigences d'une fiction minimaliste. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Après la réussite de ses derniers films (La Nourrice (1999), Le Sourire de ma mère (2002), Marco Bellocchio poursuit, librement, son commentaire de l'histoire politique italienne. Avec Buongiorno, notte (2003), il construit une sorte de fiction à partir d'un événement réel : l'enlèvement, la séquestration, puis l'exécuti ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Au début des années 1940 se développe dans le cinéma italien un mouvement de grande attention à la forme auquel on donne, par référence à la belle écriture des manuscrits enluminés, le nom de « calligraphisme ». Ce mouvement touche des cinéastes comme Mario Soldati (Piccolo Mondo antico, 1941 ; Malombra, 1942), Luigi Chiarini ( ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI, Gérard LEGRAND
La comédie italienne est le seul genre cinématographique à pouvoir être comparé, pour sa richesse, sa fidélité à certaines lignes de force et son enracinement dans une tradition nationale, aux grands genres du cinéma américain, tels le western ou la comédie musicale. Malgré sa relative ancienneté, elle n'a été pourtant pleinement appréciée dans sa ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Federico Fellini (1920-1993) a commencé en tant que cinéaste-chroniqueur, montrant des portraits attachants de la province italienne Les Vitelloni (I Vitelloni, 1953). Ensuite, le succès mondial de La Strada, 1954, mélodrame inoubliable, en fit une vedette que l'on rattacha au courant peu défini du « néo-réalism ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Depuis Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari, 1964), signé du pseudonyme Bob Robertson, le réalisateur italien était déjà célèbre dans le monde entier pour ses westerns dits « spaghettis » violents, cyniques et stylisés, dont le héros, taciturne et marmoréen, était toujours Clint Eastwood. Il était une fois dan ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Névéritablement en 1905, avec le tournage du premier film de fiction, La Prise de Rome, le cinéma italien a connu l'une des histoires les plus riches de la production mondiale. Il figure encore aujourd'hui, après l'éclat de la période muette, le triomphe international du néo-réalisme, l'épanouissement des années 1960, parmi les pôles qui ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Hormis quelques rares tentatives, le cinéma français a occulté la guerre d'Algérie, qui demeure à divers égards un contentieux ouvert. Le Petit Soldat, plaidoyer antimilitariste de Jean-Luc Godard, sera interdit en 1960. Élise, ou la Vraie Vie (1969), de Michel Drach, n'aborde la question que de façon connexe. Quant à Avoir 2 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Trois ans après Aprile présenté au festival de Cannes en 1998, sept ans après Journal intime qui obtint le prix de la mise en scène en 1994, La Chambre du fils a apporté à Nanni Moretti la palme d'or du festival de Cannes 2001. Le film surprend par la rupture brutale que l'auteur introduit avec la veine autobiographique ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
La Grande Bouffe fit scandale à l'occasion de sa présentation au festival de Cannes en mai 1973, puis lors de sa sortie en salles. Les publicitaires avaient malicieusement orchestré une campagne destinée à provoquer les esprits sensibles à partir d'une affiche de Reiser et de diverses rumeurs scabreuses issues du tournage. Marco Ferreri ( ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Malgré l'injustice d'une telle formule, on pourrait dire que L'Avventura est le véritable premier film d'Antonioni, en tout cas celui dont le style et le ton nous semblent toujours le mieux « coller » à l'image de ce cinéaste à l'élégance aristocratique. La production pourtant en fut laborieuse. Après l'échec du Cri (Il Grido ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Après La Chambre du fils, palme d'or au festival de Cannes en 2001, Nanni Moretti s'accorde un moment de réflexion. S'investissant dans l'activité politique – dans le film d'Ettore Scola, Gente di Roma (2004), on le voit prendre la parole lors du grand rassemblement populaire de septembre 2002, piazza San Giovanni –, le cinéaste ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Du strict point de vue de la fréquentation des salles obscures, la grande affaire française du troisième quart du xxe siècle semble être la représentation de la sexualité. Pour les films en exclusivité sur Paris, entre 1950 et 1975, Emmanuelle (1 984 350 entrées) et Le Dernier Tango à Paris (1 505 067 entrées) ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Après le superbe mélodrame social Rocco et ses frères (Rocco i sui fratelli, 1960), et presque dix ans après Senso (1954), qui se déroule dans la Venise de 1866 en guerre avec l'Autriche, Luchino Visconti (1906-1976) renoue avec l'histoire en adaptant l'unique roman, publié en 1958, de l'aristocrate sicilien Giuseppe Tom ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Les Monstres (I Mostri) se situe au cœur de la vogue des films à sketches. Pour l'Italie, l'année qui précédait sa sortie avait été celle du prestigieux Boccaccio '70, dirigé par De Sica, Fellini, Monicelli et Visconti, ou encore de L'Amore difficile, aux scénarios signés Calvino, Moravia et Scola. La France n'é ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Durant les années 1960, à l'époque heureuse où se mettait en place dans le cinéma italien une exceptionnelle génération de metteurs en scène qui reprenaient à leur compte – pour les prolonger ou pour les subvertir – les enseignements du néo-réalisme, Marco Bellocchio faisait ses débuts avec un film violemment iconoclaste. Drame exaspéré de l'enfer ... Lire la suiteÉcrit par : Giuditta ISOTTI-ROSOWSKY
Le néo-réalisme désigne le mouvement culturel qui se développe en Italie dès la fin du fascisme et qui témoigne d'un intérêt soutenu pour la réalité socio-économique du pays. Il concerne la littérature, le cinéma, les arts, mais, pour ces derniers, on parle plutôt de réalisme. D'une ampleur considérable, il n'a pas constitué une école ayant sa doc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
La présentation de Par-delà les nuages, à la biennale de Venise en septembre 1995, prit les allures d'un événement national. Le président de la République italienne en personne se déplaça pour assister à la projection du film, tant il y avait quelque chose de miraculeux dans ce retour, après treize ans de silence, de Michelangelo Antonion ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Les films historiques ou pseudo-historiques constituent un genre de prédilection pour le cinéma italien, en particulier les films mettant en scène une Antiquité qui doit autant à l'information historique qu'à l'imagination débridée des auteurs. Dans le cinéma des premiers temps, beaucoup de productions naissent du souci d'améliorer la dimension sp ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Fils de famille sans fortune, amateur de voitures, père de famille(s), Roberto Rossellini (1906-1977) est une figure inclassable dans les genres et les périodes du cinéma. Ses trois films de guerre : Le Navire blanc (La nave bianca, 1941), Un pilote revient (Un pilota ritorna, 1942), L'Homme à la croix ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Pasolini (1922-1975) était accoutumé à déclencher le scandale, avec ses poésies ou ses romans, avec ses films, avec sa vie. Attaqué en justice pour offense à la religion (La Ricotta, 1963), il multiplie les précautions pour filmer son Évangile selon saint Matthieu (Il vangelo secondo Matteo, 1964), mais cette fois c'est ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
À partir de l'automne de 2009, un grand nombre de manifestations et de publications rassemblées sous le titre Tutto Fellini ! ont permis de porter un regard renouvelé sur l'œuvre du cinéaste italien. Ainsi, l'exposition présentée au Jeu de Paume, Fellini, la Grande Parade (20 octobre - 17 janvier 2010) est une bonne occasion de f ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Ettore Scola, né en 1931, s'était imposé en 1974 avec Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati), qui relate l'histoire de l'Italie, de l'immédiat après-guerre jusqu'aux années 1975, à travers l'amitié de trois compagnons d'armes de la Résistance. En 1977, il reforme dans Une journée particulière (Una giorna ... Lire la suite
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