7-14 avril 1988France. Mise en cause de Michel Droit pour ses liens financiers avec le groupe Hersant

 

Le 7, Le Monde révèle qu'une enquête policière a permis de découvrir que Michel Droit, de l'Académie française, a continué de recevoir des revenus du groupe Hersant après sa nomination à la C.N.C.L. à la fin de 1986. Cette découverte a été faite dans le cadre d'une enquête sur des trafics d'influence concernant l'attribution de fréquences pour des radios locales parisiennes. À l'origine de cette enquête, se trouve le juge Claude Grellier, dessaisi en décembre 1987 du dossier de Radio-Courtoisie après avoir inculpé, en octobre 1987, Michel Droit de forfaiture. Les versements du groupe Hersant seraient non seulement incompatibles avec le statut de membre de la C.N.C.L., mais pourraient aussi avoir influé sur l'attribution à ce groupe de la cinquième chaîne de télévision et de plusieurs radios F.M.

Le 14, Michel Droit annonce qu'il se met « en congé » de la C.N.C.L., en raison des « attaques diffamatoires » dont il est l'objet. Après avoir été inculpé le 27 mai de corruption passive, l'académicien affirmera qu'il n'a « jamais perçu aucune somme qui fût contraire aux règles de la C.N.C.L. » et qu'il est victime d'une « calomnie ».

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«  7-14 avril 1988 - France. Mise en cause de Michel Droit pour ses liens financiers avec le groupe Hersant », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 septembre 2020. URL : http://www.universalis.fr/evenement/7-14-avril-1988-mise-en-cause-de-michel-droit-pour-ses-liens-financiers-avec-le-groupe-hersant/