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6-22 avril 1998

France. Crise au sein de la majorité du conseil de Paris

Le 6, Jacques Toubon, maire (R.P.R.) du XIIIe arrondissement, annonce la création d'un nouveau groupe au sein de la majorité du conseil de Paris. Celui-ci comprend une vingtaine d'élus R.P.R., dont Bernard Pons, président de l'Association des amis de Jacques Chirac, et une dizaine d'élus U.D.F., dont Claude Goasguen, secrétaire général de U.D.F. Jacques Toubon, qui annonce son départ du poste qu'il occupait à la présidence de la République, déclare qu'il faut « tirer les conséquences » de « la situation de la majorité municipale [qui], dans l'esprit et le vote des Parisiens, n'est pas bonne ». Il appelle à une plus grande « démocratie » et à une plus grande « transparence » dans la gestion de l'exécutif de la capitale. En mai 1995, Jacques Chirac, élu président, avait préféré Jean Tiberi à Jacques Toubon pour lui succéder à la mairie de Paris. Affirmant avoir le soutien du chef de l'État, Jean Tiberi dénonce la « manœuvre » de Jacques Toubon et retire leur délégation aux adjoints dissidents.

Le 7, l'Élysée déclare que le président refuse d'« intervenir dans les jeux de politique locale ».

Le 8, Jacques Dominati, président du groupe U.D.F. au conseil de Paris et premier adjoint, constate l'« échec » du chef de la majorité municipale tout en rejetant l'alternative représentée par Jacques Toubon. Il suggère au maire d'élaborer un nouveau contrat de majorité ou d'organiser de nouvelles élections.

Le 22, Jean Tiberi conclut ses entretiens avec les présidents de groupe appartenant à la majorité du conseil de Paris – dont Jacques Toubon, à qui il a fait savoir qu'il n'y aurait pas « de remise à plat » de l'exécutif parisien – en déclarant qu'« il n'y a pas de désaccord » entre eux sur les « orientations » de la politique municipale.

— Universalis

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