1er-4 novembre 1983

Liban. Congrès de réconciliation nationale

Le 1er, à Genève, commencent les discussions du congrès libanais de réconciliation nationale, inauguré la veille en présence de neuf personnalités représentant la plupart des tendances politiques et confessionnelles libanaises : Amine Gemayel, chrétien maronite, président de la République ; Pierre Gemayel, son père, chrétien maronite, fondateur des Phalanges ; Camille Chamoun, chrétien maronite, fondateur du Parti libéral national ; Soleiman Frangié, chrétien maronite, Rachid Karamé, musulman sunnite, et Walid Joumblatt, chef de la communauté druze, qui ont formé à eux trois le Front de salut national, proche de Damas ; Nabih Berri, musulman shī‘ite ; Saëb Salam, chef de l'islam sunnite à Beyrouth et Adel Osseirane, musulman shī‘ite. Deux observateurs étrangers sont présents : l'un syrien, l'autre saoudien.

Le 3, les neufs participants réussissent à s'entendre sur une déclaration demandant « au président de la République libanaise de prendre les mesures et les contacts nécessaires sur la scène internationale pour mettre un terme à l'occupation israélienne et assurer la souveraineté totale du Liban sur l'ensemble de son territoire ». Le président Amine Gemayel devra tenter de renégocier l'accord israélo-libanais du 17 mai, signé sous la pression de Washington, mais considéré comme inacceptable par la Syrie qui exige son annulation et le départ du Liban des troupes israéliennes avant le retrait de ses soldats.

Le 4, la conférence est ajournée après avoir adopté un communiqué commun qui reconnaît l'arabité du Liban et la nécessité d'une réforme de la Constitution.

— Universalis

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