LIBAN, chronologie contemporaine

 

2019

31 janvier 2019
Liban. Formation du gouvernement de Saad Hariri.

Le Premier ministre sortant Saad Hariri, chef du Courant du futur, chargé de former le gouvernement à l’issue des élections législatives de mai 2018, présente sa nouvelle équipe, au terme de huit mois de tractations. La composition de celle-ci avantage le Courant patriotique libre, le Hezbollah, le mouvement Amal et leurs alliés du camp prosyrien, vainqueurs du scrutin, qui obtiennent dix-huit por […] Lire la suite

2018

6-24 mai 2018
Liban. Victoire du courant chiite aux élections législatives.

Le 6 se déroulent les élections législatives qui ont été reportées depuis cinq ans en raison de l’implication du pays dans la crise syrienne et de l’échec du Parlement, jusqu’en octobre 2016, à élire un président de la République. En progrès, le courant chiite représenté par le Hezbollah de Hassan Nasrallah – principal bénéficiaire du scrutin –, le mouvement Amal de Nabih Berri et leurs alliés rem […] Lire la suite

2017

4 novembre-5 décembre 2017
Arabie Saoudite – Liban. Démission du Premier ministre libanais et purge à Riyad.

Le 4, le Premier ministre libanais Saad Hariri annonce sa démission depuis Riyad où le prince héritier Mohammed ben Salman l’avait convoqué la veille. Saad Hariri, qui a également la nationalité saoudienne, dénonce la « mainmise » de l’Iran sur le Liban par le biais du Hezbollah et affirme craindre pour sa vie. Son mouvement, le Courant du futur, qui gouverne à Beyrouth avec le Hezbollah, est sout […] Lire la suite

3 août-13 septembre 2017
Liban. Évacuation des combattants de l’organisation État islamique.

Le 3, une centaine de combattants de l’ex-Front al-Nosra – à présent membre de la coalition Hayat Tahrir al-Cham – et quelques milliers de réfugiés syriens sont évacués de la région d’Ersal en direction de la province syrienne d’Idlib en échange de la libération de cinq miliciens du Hezbollah capturés en Syrie, en application de l’accord conclu en juillet entre la milice chiite libanaise et le gro […] Lire la suite

21-27 juillet 2017
Liban – Syrie. Offensive du Hezbollah contre les combattants djihadistes retranchés au Liban.

Du 21 au 27, la milice chiite libanaise du Hezbollah mène une offensive visant à chasser les quelque mille cinq cents combattants djihadistes de l’ex-Front al-Nosra ou de l’organisation État islamique retranchés dans la région montagneuse d’Ersal, proche de la frontière. Près de soixante mille réfugiés syriens se trouvent également à Ersal. Un accord conclu entre les belligérants à l’issue de l’op […] Lire la suite

16 juin 2017
Liban. Adoption d’une nouvelle loi électorale.

Le Parlement adopte la nouvelle loi électorale qui doit permettre la tenue d’élections législatives en 2018. Le dernier scrutin remonte à juin 2009, le Parlement ayant depuis lors prolongé son mandat par deux fois. Le texte instaure un mode de scrutin à la proportionnelle intégrale, solution prônée par le Hezbollah et approuvée par les autres formations, à l’exception du Courant du futur de Saad H […] Lire la suite

2016

31 octobre 2016
Liban. Élection de Michel Aoun à la présidence de la République.

Le Parlement élit à la présidence de la République Michel Aoun, chef de l’armée pendant la guerre civile, par 83 voix sur 127. Le poste, que la Constitution réserve à un chrétien maronite, était vacant depuis la fin du mandat de Michel Sleimane en mai 2014. Le chef de l’État dispose de prérogatives limitées. Le Courant patriotique libre de Michel Aoun bénéficie de l’appui du mouvement islamiste ch […] Lire la suite

16-19 avril 2016
France – Liban – Égypte – Jordanie. Visite du président François Hollande au Proche-Orient.

Les 16 et 17, le président français François Hollande se rend au Liban où il annonce l’octroi d’une aide destinée à faire face à l’afflux de réfugiés syriens – ils sont près de 1,5 million dans le pays. Le président français accepte, à la demande du Premier ministre Tammam Salam, d’entreprendre des démarches auprès de la communauté internationale en vue de résoudre la crise institutionnelle que co […] Lire la suite

2015

12 novembre 2015
Liban. Attentat de l’État islamique à Beyrouth.

Un double attentat-suicide dans le quartier de Borj El-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement chiite Hezbollah, fait au moins quarante-quatre morts. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier dans le pays depuis la fin de la guerre civile en 1990. La dernière action similaire remontait à février 2014. L’attentat est revendiqué par l’organisation État islamique qui combat le H […] Lire la suite

22-29 août 2015
Liban. Mouvement de protestation.

Les 22 et 23, des affrontements qui opposent plus de dix mille personnes, lesquelles protestent contre l’incurie du gouvernement, aux forces de l’ordre font des dizaines de blessés. Les manifestants – auxquels se mêlent des casseurs – répondent à l’appel du collectif citoyen « Vous puez », fondé en juillet à la suite de l’arrêt du ramassage des poubelles de la ville consécutif à la fermeture d’une […] Lire la suite

18-28 janvier 2015
Israël – Syrie – Liban. Attaque israélienne contre le Hezbollah.

Le 18, l'aviation israélienne détruit un convoi circulant près de Kuneitra, en Syrie, dans la partie du plateau du Golan non occupée par l'État hébreu. Six membres du Hezbollah libanais sont tués, dont son responsable militaire dans la région, Jihad Moughniyeh, et un des commandants des troupes déployées en Syrie en soutien au régime de Bachar al-Assad. Parmi les victimes figurent également six mi […] Lire la suite

2014

5 novembre 2014
Liban. Prolongation du mandat du Parlement.

Le Parlement issu des élections de juin 2009 vote la prolongation de son mandat jusqu'en juin 2017 – celui-ci venait à échéance en juin 2013. Il a été prolongé une première fois en mai 2013, jusqu'en novembre 2014. Entre-temps, les députés ne sont pas parvenus à élire un nouveau président de la République, le mandat de Michel Sleimane ayant expiré le 25 mai. Cette situation résulte des conséquence […] Lire la suite

2-7 août 2014
Liban. Affrontements entre l'armée et des djihadistes syriens.

Le 2, l'arrestation d'un chef djihadiste syrien est à l'origine d'affrontements meurtriers, autour d'Ersal, entre l'armée et des miliciens combattant le régime syrien de Bachar al-Assad. Cette enclave sunnite entourée de villages chiites et chrétiens, dans l'est de la plaine de la Bekaa, près de la frontière avec la Syrie, abrite de nombreux réfugiés syriens. Le 7, les combattants djihadistes se r […] Lire la suite

15-24 février 2014
Liban. Entrée en fonctions du gouvernement de Tammam Salam.

Le 15, le gouvernement de Tammam Salam, un sunnite modéré nommé Premier ministre en avril 2013, entre en fonctions. Les partisans de l'ancien Premier ministre Saad Hariri et les représentants du Hezbollah – respectivement adversaires et alliés du régime syrien – y cohabitent pour la première fois, aux côtés de fidèles du président Michel Sleimane et du chef druze Walid Joumblatt. Le 19, un double  […] Lire la suite

2013

27 décembre 2013
Liban. Assassinat de Mohammad Chatah.

L'ancien ministre des Finances Mohammad Chatah est tué à Beyrouth dans un attentat similaire à celui qui avait coûté la vie à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005. Membre de la coalition antisyrienne du 14-Mars, proche conseiller du chef de la coalition sunnite Saad Hariri, Mohammad Chatah était un adversaire du mouvement chiite du Hezbollah. Cet assassinat intervient moins d'un  […] Lire la suite

19 novembre 2013
Liban. Attentat-suicide contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth.

Le 19, un double attentat-suicide dirigé contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth, située dans un quartier chiite, fait au moins vingt-quatre morts. L'opération est revendiquée par les brigades Abdallah Azzam, un groupe djihadiste proche d'Al-Qaida qui dénonce notamment l'engagement du Hezbollah en Syrie auprès du régime de Bachar al-Assad.  […] Lire la suite

14-23 août 2013
Liban. Multiplication des attentats liés au conflit en Syrie.

Le 14, le Hezbollah revendique l'attaque menée le 7 contre une patrouille israélienne qui avait pénétré en territoire libanais – quatre soldats israéliens avaient été blessés. Le 15, un attentat à la voiture piégée dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite du Hezbollah, cause la mort d'au moins vingt-sept personnes. Il est revendiqué par un groupuscule syrien se proclamant proc […] Lire la suite

6 avril 2013
Liban. Désignation de Tammam Salam au poste de Premier ministre.

À la suite de la démission du Premier ministre Najib Mikati en mars, le président Michel Sleimane charge le député sunnite de Beyrouth Tammam Salam de former un gouvernement. Issu de l'Alliance du 14-Mars, pro-occidentale, celui-ci dispose également du soutien de l'Alliance du 8-Mars, dominée par le Hezbollah, et du chef druze Walid Joumblatt.  […] Lire la suite

22 mars 2013
Liban. Démission du Premier ministre Najib Mikati.

Le Premier ministre sunnite Najib Mikati, en poste depuis juin 2011, annonce sa démission. Il justifie cette décision par son désaccord avec le Hezbollah, principale composante de la majorité au pouvoir, au sujet de la reconduction du chef d'un des services de sécurité du pays et de la préparation des élections législatives prévues en juin. Najib Mikati, nommé en janvier 2011 à la suite de la chut […] Lire la suite

2012

4 novembre 2012
France – Liban – Arabie Saoudite. Visite du président François Hollande au Proche-Orient.

Le président François Hollande se rend en visite à Beyrouth, au Liban, où il réaffirme, auprès de son homologue Michel Slimane, la « responsabilité » de la France dans cette région du monde. Il encourage le dialogue interlibanais, alors que le pays connaît une crise politique, et s'engage à « garantir au Liban son indépendance, sa sécurité, son unité » face au risque de contagion engendré par le c […] Lire la suite

19 octobre 2012
Liban. Assassinat du chef du renseignement.

Le chef du renseignement des Forces de sécurité intérieure, Wissam al-Hassan, est tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, avec sept autres personnes. Le général sunnite Wissam al-Hassan avait participé aux enquêtes sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, dans lequel les services syriens étaient impliqués, et avait fait arrêter, en août 2012, l'homme […] Lire la suite

14-16 septembre 2012
Vatican – Liban. Visite du pape Benoît XVI à Beyrouth.

Du 14 au 16, le pape Benoît XVI se rend en visite à Beyrouth, où il entend apporter « un message de paix » dans un contexte marqué par la crise syrienne. Le souverain pontife transmet à cette occasion l'exhortation apostolique rédigée à la suite du synode sur le Moyen-Orient organisé à Rome en octobre 2010. Ce texte s'inquiète de la précarité de la situation des chrétiens dans la région, qu'ils qu […] Lire la suite

2011

17 août 2011
Liban. Publication de l'acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban.

Le Tribunal spécial pour le Liban chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth publie son acte d'accusation. Celui-ci met en cause quatre auteurs présumés de l'attentat, mais n'identifie pas ses commanditaires. Il relève seulement que deux des auteurs sont les beaux-frères d'un des fondateurs du Hezbollah et ancien chef de so […] Lire la suite

13 juin 2011
Liban. Formation du gouvernement de Najib Mikati.

Le Premier ministre Najib Mikati, désigné en janvier par le président Michel Sleimane à la suite de la chute du cabinet de Saad Hariri, présente son gouvernement. Dix-neuf des trente postes ministériels reviennent au Hezbollah et à ses alliés. Les autres sont attribués à des personnalités choisies par le chef de l'État, le Premier ministre et le chef druze Walid Jumblatt. Le président syrien Bacha […] Lire la suite

12-25 janvier 2011
Liban. Chute du gouvernement de Saad Hariri.

Le 12, onze des trente ministres du gouvernement de Saad Hariri démissionnent. Membres de l'opposition – composée du Hezbollah et de ses alliés chiites et chrétiens – pour dix d'entre eux, ils exigeaient la réunion d'un Conseil des ministres consacré au Tribunal spécial sur le Liban (T.S.L.) qui doit juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, tué dans un attentat en février 200 […] Lire la suite

2010

13-14 octobre 2010
Iran – Liban. Visite du président Mahmoud Ahmadinejad au Liban.

Le 13, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad commence sa visite au Liban par Beyrouth, où il reçoit un accueil triomphal orchestré par le Hezbollah. Lors d'un rassemblement dans la banlieue sud de la capitale, fief de la milice chiite, il déclare que « le régime sioniste va vers sa chute [...] face au front de la résistance au Liban, en Syrie, en Palestine, en Irak et ailleurs ». La visite du p […] Lire la suite

6 septembre 2010
Liban – Syrie. Damas disculpé par Saad Hariri pour l'assassinat de son père.

Dans un entretien paru dans le quotidien de langue arabe Sharq Al-Awsat financé par l'Arabie Saoudite, le Premier ministre Saad Hariri qualifie d'«erreurs» les accusations qu'il avait portées contre le régime syrien au lendemain de l'assassinat de son père, l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005, à Beyrouth. Il affirme que cette «accusation politique» était fon […] Lire la suite

3 août 2010
Israël – Liban. Accrochage meurtrier à la frontière.

Trois Libanais – deux soldats et un journaliste – et un officier israélien sont tués dans un accrochage survenu à la frontière entre les deux pays. À la demande de leur chef, Hassan Nasrallah, les miliciens du Hezbollah n'interviennent pas dans l'affrontement. La tension reste vive dans cette région depuis la guerre engagée par Israël au Liban durant l'été de 2006 à la suite de l'enlèvement de deu […] Lire la suite

2009

9 novembre 2009
Liban. Constitution d'un gouvernement d'union nationale.

Après cinq mois d'impasse politique et l'échec d'une première tentative en septembre, le Premier ministre Saad Hariri annonce la formation d'un gouvernement d'union nationale dans lequel quinze ministres appartiennent à la majorité, dix portefeuilles sont confiés à l'opposition chiite du Hezbollah et chrétienne maronite du général Michel Aoun, et cinq ministres sont désignés par le président Miche […] Lire la suite

10-16 septembre 2009
Liban. Échec des tentatives pour former un gouvernement d'union nationale.

Le 10, le nouveau Premier ministre Saad Hariri, nommé en juin à la suite de la victoire de sa coalition, l'Alliance du 14-Mars, aux élections législatives, renonce à former un gouvernement d'union nationale, après plus de deux mois de divergences persistantes avec l'opposition parlementaire menée par le Hezbollah et le parti chrétien du général Michel Aoun. Selon un accord entre les parties, les p […] Lire la suite

7-27 juin 2009
Liban. Victoire de la coalition de Saad Hariri aux élections législatives.

Le 7, sans attendre les résultats officiels, la majorité sortante, la coalition anti-syrienne et pro-occidentale de l'Alliance du 14-Mars, conduite par Saad Hariri, le fils de l'ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, revendique la victoire aux élections législatives, avec 71 sièges sur 128. L'opposition pro-syrienne, emmenée par le Hezbollah, obtient 57 sièges; elle comprend notamment les […] Lire la suite

1er mars-29 avril 2009
Liban. Ouverture du Tribunal spécial pour le Liban.

Le 1er, à Leischendam, dans la banlieue de La Haye (Pays-Bas), le Tribunal spécial pour le Liban (T.S.L.), créé en 2007 par la résolution 1664 du Conseil de sécurité des Nations unies, entame ses travaux pour juger les auteurs présumés de l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri et à vingt-deux autres personnes le 14 février 2005 à Beyrouth […] Lire la suite

2008

15 octobre 2008
Syrie – Liban. Établissement de relations diplomatiques entre Beyrouth et Damas.

La Syrie et le Liban établissent des relations diplomatiques, pour la première fois depuis leurs indépendances respectives – en 1943 pour celui-ci et 1946 pour celle-là. Cet acte constitue une reconnaissance officielle du Liban par la Syrie qui a soumis le pays du Cèdre à sa tutelle pendant une trentaine d'années. Les forces syriennes ont quitté le Liban en avril 2005.  […] Lire la suite

7-29 septembre 2008
Liban. Réconciliation à Tripoli, poursuite des attentats.

Le 7, les communautés sunnite et alaouite dont les miliciens s'affrontent depuis le mois de juin à Tripoli, dans le nord du pays, signent un «document de réconciliation» sous l'égide de Saad Hariri, dirigeant du Courant du futur et chef de la majorité au Parlement. Le 10, le cheikh druze Saleh Farhane al-Aridi, proche collaborateur du ministre Tala Arslane, chef du Parti démocratique libanais (P.D […] Lire la suite

13-14 août 2008
Syrie – Liban. Annonce de l'établissement de relations diplomatiques entre Beyrouth et Damas.

Les 13 et 14, le président libanais Michel Sleimane effectue une visite officielle à Damas où il rencontre son homologue Bachar al-Assad. À cette occasion, les autorités syriennes et libanaises annoncent l'établissement prochain de relations diplomatiques entre les deux pays, pour la première fois depuis leurs indépendances respectives. Les deux chefs d'État affichent leur volonté de résoudre les  […] Lire la suite

12-29 août 2008
Liban. Attaques contre l'armée.

Le 12, le Parlement accorde sa confiance au gouvernement d'union nationale de Fouad Siniora par 100 voix contre 5 et 2 abstentions, sur 127 députés. Le 13, à Tripoli, dans le nord du pays, où des combats intenses ont opposé entre elles au cours des mois précédents les milices sunnites et alaouites, un attentat à l'explosif cause la mort de quinze personnes, dont onze soldats.Le 18, le Hezbollah ét […] Lire la suite

11 juillet 2008
Liban. Formation d'un gouvernement d'union nationale.

Plus de six semaines après l'élection du président Michel Sleimane, et au terme d'âpres négociations, principalement entre les partenaires de la majorité parlementaire, le Premier ministre Fouad Siniora parvient à former un gouvernement d'union nationale dont onze ministres sur trente sont membres de l'opposition et trois autres sont désignés par le chef de l'État. Le gouvernement est chargé de pr […] Lire la suite

7-12 juin 2008
France – Liban – Syrie. Visite du président Nicolas Sarkozy au Liban et ouverture en direction de la Syrie.

Le 7, le président français Nicolas Sarkozy se rend en visite à Beyrouth, accompagné des dirigeants des partis de la majorité et de l'opposition parlementaires. Illustrant la volonté de Paris de reprendre position sur la scène libanaise, il encourage l'application de l'accord de Doha qui a mis fin, en mai, à la crise politique et salue l'élection du nouveau président, Michel Sleimane. Parallèlemen […] Lire la suite

6-28 mai 2008
Liban. Accord politique et élection d'un président.

Le 6, poussé par le chef druze Walid Joumblatt et la majorité parlementaire, le gouvernement de Fouad Siniora prend deux décisions contraires aux intérêts du Hezbollah: celle de limoger l'officier responsable de la sécurité de l'aéroport international de Beyrouth, le général Wafic Choucair, réputé proche du Parti de Dieu, qui est accusé d'avoir laissé le Hezbollah installer des caméras de surveill […] Lire la suite

12-26 février 2008
Liban. Assassinat du chef militaire du Hezbollah.

Le 12, le chef militaire du Hezbollah libanais Imad Moughnieh est tué à Damas dans un attentat à la voiture piégée. Dans la clandestinité depuis les années 1980, il était tenu pour responsable de nombreux attentats et prises d'otages, comme celle des Français Michel Seurat, Marcel Fontaine, Marcel Carton et Jean-Paul Kaufman.Le 14, lors des funérailles d'Imad Moughnieh à Beyrouth, Hassan Nasrallah […] Lire la suite

5-27 janvier 2008
Liban. Plan de la Ligue arabe et nouveaux attentats.

Le 5, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe réunis au Caire adoptent à l'unanimité une proposition de plan de règlement de la crise libanaise. Celui-ci prévoit l'élection au poste de président de la République – vacant depuis novembre 2007 – du commandant en chef de l'armée, le général Michel Sleimane; puis la désignation d'un gouvernement d'union nationale dont le président pour […] Lire la suite

2007

12 décembre 2007
Liban. Assassinat d'un officier supérieur.

À Baabda, siège du palais présidentiel et du ministère de la Défense, le général François Hajj, directeur des opérations militaires et l'un des plus hauts gradés de l'armée libanaise, est tué, avec trois autres personnes, dans un attentat à la voiture piégée. Il apparaissait comme un successeur probable du général Michel Sleimane, commandant en chef de l'armée, en cas d'élection de ce dernier à la […] Lire la suite

4-30 novembre 2007
Liban – Syrie. Vacance institutionnelle à la tête de l'État.

Le 4, le président français Nicolas Sarkozy dépêche deux proches collaborateurs à Damas pour y discuter du dossier libanais, rompant avec la politique d'isolement de la Syrie appliquée par son prédécesseur. Paris et Damas conviennent de confier au patriarche chrétien maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, le soin de proposer une liste de présidentiables – selon la Constitution libanaise, le présid […] Lire la suite

2-25 septembre 2007
Liban. Chute du camp de Nahr el-Bared et premier tour de l'élection présidentielle.

Le 2, l'armée annonce la chute finale du camp palestinien de Nahr el-Bared, désormais déserté par ses habitants, où des miliciens islamistes du Fatah Al-Islam s'étaient retranchés depuis mai. Les combats ont causé la mort de cent soixante-huit soldats et d'au moins deux cent vingt-deux miliciens. Environ deux cents djihadistes sont arrêtés. Une centaine d'autres auraient pu s'enfuir, dont le chef  […] Lire la suite

1er-24 juin 2007
Liban. Poursuite des combats contre le Fatah Al-Islam et nouveaux attentats.

Le 1er, après une trêve de dix jours, l'armée reprend son pilonnage du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, près de Tripoli, où sont retranchés les miliciens islamistes du Fatah Al-Islam. Le 3, la lutte contre les factions islamistes s'étend au camp d'Aïn el-Héloué, à Saïda, dans le sud du pays, où l'armée affronte les miliciens du groupe palestinien salafiste Jou […] Lire la suite

20-30 mai 2007
Liban. Combats entre l'armée et la milice du Fatah Al-Islam, et création d'un tribunal international.

Le 20, alors que le projet de résolution relatif à la création d'un tribunal international destiné à juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri est en discussion devant le Conseil de sécurité de l'O.N.U., des combats meurtriers opposent l'armée et le Fatah Al-Islam, à Tripoli et aux abords du camp palestinien de Nahr el-Bared. La veille, des miliciens de cette organisation avaie […] Lire la suite

13-20 mars 2007
Liban. Occupation du Parlement.

Le 13, les autorités dénoncent la responsabilité de l'organisation radicale sunnite Fatah Al-Islam dans les attentats commis en février contre deux minibus dans la montagne du Metn. Apparu en novembre 2006, le Fatah Al-Islam est issu d'une scission du Fatah Al-Intifada, un groupe palestinien demeuré prosyrien, lui-même issu en 1982 d'une scission du Fatah. Il aurait aussi projeté l'assassinat de p […] Lire la suite

13-14 février 2007
Liban. Attentat dans les transports publics.

Le 13, un double attentat dirigé contre deux minibus de transport public à Aïn Alaq, dans la montagne du Metn nord, à majorité chrétienne, fait au moins trois morts. Des observateurs, évoquant les tensions interchrétiennes, soulignent que l'attentat est commis aux abords du village de Bikfaya, fief du clan Gemayel. D'autres constatent que l'opération intervient la veille du deuxième anniversaire d […] Lire la suite

23-30 janvier 2007
Liban. Conférence internationale et poursuite des violences.

Le 23, l'opposition prosyrienne conduite par le Hezbollah ainsi que la Confédération générale des travailleurs du Liban, réputée proche de Damas, observent un mot d'ordre de grève générale, dressant notamment des barrages sur les routes du pays. Les affrontements violents entre grévistes et partisans de la majorité font six morts. L'opposition, qui dans un premier temps réclamait la formation d'un […] Lire la suite

2006

1er-23 décembre 2006
Liban. Durcissement de l'affrontement entre l'opposition et la majorité.

Le 1er, à Beyrouth, un vaste rassemblement pacifique de l'opposition manque de tourner à l'affrontement avec les partisans de la majorité quand des militants du Hezbollah tentent de barrer les accès à la présidence du Conseil. Certains opposants organisent sur place un sit-in, qui se prolonge les jours suivants. L'opposition – principalement le Hezbollah, le mouvement chiite […] Lire la suite

1er-21 novembre 2006
Liban. Pressions du Hezbollah sur le gouvernement et assassinat de Pierre Gemayel.

Le 1er, la Maison-Blanche affirme détenir des preuves de la volonté conjointe de la Syrie, de l'Iran et du Hezbollah de renverser le gouvernement libanais de Fouad Siniora, afin notamment d'empêcher la création d'un tribunal international destiné à juger les auteurs de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005. La commission d'enquête internatio […] Lire la suite

4-30 septembre 2006
Liban. Déploiement de la F.I.N.U.L. et retrait de l'armée israélienne.

Le 4, le gouvernement libanais porte plainte auprès du Conseil de sécurité de l'O.N.U. contre le maintien de l'embargo aérien et maritime imposé par Israël au Liban depuis le début de sa confrontation avec le Hezbollah, en juillet, en contradiction avec la résolution 1701 qui a mis fin aux hostilités en août. Le 6, Israël annonce la levée de son blocus du Liban après avoir reçu l'assurance de la p […] Lire la suite

1er-25 août 2006
Liban. Fin du conflit entre Israël et le Hezbollah.

Le 1er, le gouvernement israélien rejette les demandes de cessez-le-feu dans le conflit qui l'oppose au Hezbollah depuis juillet et adopte un plan d'extension des opérations terrestres dans le sud du Liban. Israël poursuit ses bombardements sur le pays en dépit de la suspension des raids annoncée après le drame de Cana, le 30 juillet. L'offensive terrestre débute le même jou […] Lire la suite

12-30 juillet 2006
Liban. Offensive israélienne après l'enlèvement de deux soldats.

Le 12, le Hezbollah annonce avoir fait prisonniers deux soldats israéliens, dans le sud du Liban, à l'occasion d'un violent échange de tirs avec l'armée israélienne. La milice chiite libanaise souhaite obtenir un échange de prisonniers, comme il s'en est déjà produit par le passé. Le gouvernement libanais, dont plusieurs ministres sont membres du Hezbollah, déclare ne pas assumer la responsabilité […] Lire la suite

29 mars 2006
Liban. Accord sur la création d'un tribunal international pour juger les assassins de Rafic Hariri.

Le 29, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. satisfait la demande formulée par les autorités libanaises en décembre 2005 en adoptant à l'unanimité la résolution 1664, qui prévoit la création d'un tribunal international chargé de juger les responsables de l'assassinat, en février 2005, de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. […] Lire la suite

1er-17 janvier 2006
Liban – Syrie. Poursuite de l'enquête internationale sur l'assassinat de Rafic Hariri.

Le 1er, en Syrie, le parti Baas au pouvoir exclut de ses rangs l'ancien vice-président Abdel Halim Khaddam, qu'il accuse de « trahison ». Réfugié en France après avoir démissionné de ses fonctions en juin 2005, ce dernier avait dénoncé, en décembre, la politique de Damas au Liban.Le 2, la commission d'enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre liban […] Lire la suite

2005

5-30 décembre 2005
Liban. Nouvel assassinat politique et nouvelles mises en cause de la Syrie.

Le 5, la commission d'enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri entame l'audition, au siège de l'O.N.U. à Vienne, de cinq hauts responsables des services de renseignement syriens.Le 12, le député Gebrane Tuéni, également président du conseil d'administration et éditorialiste du quotidien An-Nahar, connu pour son opposition au rég […] Lire la suite

10-30 novembre 2005
Syrie – Liban. Poursuite de l'enquête internationale sur l'assassinat de Rafic Hariri.

Le 10, dans un discours solennel à Damas, le président syrien Bachar Al-Assad s'en prend à ceux qui voudraient lui faire « courber la tête » et « faire plier son peuple »: États-Unis, O.N.U., Liban et Irak. Il rejette implicitement la demande du juge Detlev Mehlis, qui dirige l'enquête internationale sur l'assassinat en février à Beyrouth de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, d'audit […] Lire la suite

12-31 octobre 2005
Liban – Syrie. Rapport de la commission d'enquête de l'O.N.U. sur l'assassinat de Rafic Hariri.

Le 12, le gouvernement de Damas annonce le suicide de son ministre de l'Intérieur, le général Ghazi Kanaan, qui avait été le chef des services de renseignement syriens au Liban jusqu'en 2002. Il avait, à ce titre, été récemment interrogé par le juge allemand Detlev Mehlis qui dirige la commission d'enquête internationale sur l'assassinat, en février, à Beyrouth, de l'ancien Premier ministre libana […] Lire la suite

12-30 juillet 2005
Liban. Libération de Samir Geagea et formation du gouvernement.

Le 12, près de Beyrouth, un attentat blesse le ministre de la Défense du gouvernement sortant, Elias Murr, gendre du président Émile Lahoud.Le 18, le nouveau Parlement adopte à une large majorité une loi d'amnistie en faveur du chrétien maronite Samir Geagea, ancien chef de la milice des Forces libanaises, adversaire de la Syrie et seul « seigneur de la guerre » emprisonné pour des crimes commis d […] Lire la suite

2-30 juin 2005
Liban. Élections législatives et assassinats politiques.

Le 2, à Beyrouth, le journaliste Samir Kassir, l'un des membres fondateurs du Mouvement de la gauche démocratique, connu pour ses positions antisyriennes, est tué dans un attentat à la bombe. L'assassinat est revendiqué par les Combattants pour l'unité et la liberté au pays de Cham – la « Grande Syrie » historique. L'opposition attribue l'attentat aux services secrets libanais – noyautés par Damas […] Lire la suite

7-29 mai 2005
Liban. Début des élections législatives.

Le 7, le retour du dirigeant chrétien maronite Michel Aoun dans son pays est orchestré de façon spectaculaire. Le général Aoun, Premier ministre de septembre 1988 à octobre 1990, opposé à la Syrie, était exilé en France depuis août 1991. La justice libanaise avait précédemment annulé les poursuites le concernant.Le 29, les élections débutent à Beyrouth où, en raison du jeu des alliances, le Couran […] Lire la suite

3-26 avril 2005
Liban. Retrait des troupes syriennes et nouveau gouvernement.

Le 3, le gouvernement syrien informe l'envoyé spécial de l'O.N.U. Terje Roed Larsen qu'il retirera du Liban l'ensemble de ses effectifs militaires et son appareil de renseignement, avant le 30 avril.Le 7, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte à l'unanimité la résolution 1595 qui ordonne l'ouverture d'une enquête internationale et indépendante sur l'assassinat, en février, de l'ancien Premier m […] Lire la suite

5-24 mars 2005
Liban. Retrait militaire syrien.

Le 5, alors que les pays arabes renforcent leurs pressions sur Damas en vue d'un règlement du dossier libanais, le président syrien Bachar Al-Assad annonce devant le Parlement, à Damas, le retrait des « forces [syriennes] présentes au Liban vers la région de la Bekaa, puis jusqu'aux frontières libano-syriennes », sans toutefois indiquer de calendrier. Il déclare que la Syrie remplira ainsi ses obl […] Lire la suite

14-28 février 2005
Liban. Assassinat de Rafic Hariri et démission du gouvernement.

Le 14, à Beyrouth, un attentat à l'explosif cause la mort de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri et de quatorze autres personnes. Rafic Hariri avait quitté le gouvernement en octobre 2004 en raison de son désaccord sur la modification constitutionnelle, inspirée par Damas, permettant au président pro-syrien Émile Lahoud de prolonger son mandat. Depuis lors, il était devenu l'un des principaux o […] Lire la suite

2004

20-26 octobre 2004
Liban. Nomination d'un Premier ministre prosyrien.

Le 20, le Premier ministre Rafic Hariri présente sa démission. Il ne parvenait pas, depuis la réélection du président prosyrien Émile Lahoud en septembre, à imposer un gouvernement réformiste dont la Syrie ne veut pas.Le 26, le nouveau Premier ministre Omar Karamé présente son gouvernement, qui comprend divers proches du président Lahoud et, pour la première fois, deux femmes. […] Lire la suite

2-7 septembre 2004
Liban. Le président Émile Lahoud autorisé à se représenter.

Le 2, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte la résolution 1559, laquelle demande que le scrutin présidentiel libanais soit « libre et équitable, conforme aux dispositions de la Constitution [et] sans interférence étrangère ». La Syrie, non explicitement citée, est le seul pays qui maintienne des forces au Liban.Le 3, toutefois, le Parlement adopte un projet d'amendement constitutionnel inspiré […] Lire la suite

2002

24 janvier 2002
Liban. Assassinat de l'ancien chef des milices chrétiennes Elie Hobeika.

L'ancien milicien chrétien Elie Hobeika est tué dans l'explosion de sa voiture, à Beyrouth. Ancien chef des Forces libanaises, il était considéré comme le principal responsable des massacres perpétrés dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et de Chatila en septembre 1982, pendant l'intervention israélienne au Liban. Il s'était par la suite rallié à la Syrie. Mis en cause par la justice b […] Lire la suite

2001

5-20 août 2001
Liban. Durcissement du régime pro-syrien.

Du 5 au 8, les services de la sécurité militaire procèdent à l'arrestation de plus de 200 membres de l'opposition chrétienne, appartenant au Courant patriotique libre proche de l'ancien général Michel Aoun, en exil en France, ou aux Forces libanaises (F.L.), la milice dissoute de Samir Geagea, aujourd'hui en prison. Cette rafle fait suite aux manifestations hostiles à la Syrie survenues à l'occasi […] Lire la suite

16 avril 2001
Israël – Liban. Bombardement israélien de positions syriennes.

L'aviation israélienne bombarde une station radar syrienne située à l'est de Beyrouth, tuant au moins deux soldats. Cette attaque d'une position militaire syrienne au Liban, la première depuis 1982, intervient deux jours après une attaque du Hezbollah contre une position tenue par l'armée israélienne dans le sud-est du Liban, qui a provoqué la mort d'un soldat israélien. Le porte-parole du Premier […] Lire la suite

2000

3 septembre 2000
Liban. Victoire de l'opposition aux élections législatives.

L'opposition, incarnée par l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, riche homme d'affaires sunnite, et par le chef druze du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, remporte les élections législatives dont la première phase s'était déroulée le 27 août. Le Premier ministre sortant, Sélim Hoss, est battu à Beyrouth par une candidate inconnue appartenant à la formation de Rafic Hariri. Le bloc  […] Lire la suite

23-26 mai 2000
Israël – Liban. Retrait israélien du sud du Liban.

Le 23, le Premier ministre israélien, Ehoud Barak, annonce le redéploiement, « dans les jours qui viennent, à la frontière internationale », des forces israéliennes stationnées dans le sud du Liban. Celles-ci occupaient, depuis mars 1978, une « zone de sécurité » de 850 kilomètres carrés en vue d'empêcher les incursions, en Israël, de combattants palestiniens réfugiés au Liban. Jérusalem avait fix […] Lire la suite

5 mars 2000
Israël – Liban. Annonce du retrait israélien du Liban.

Alors que les accrochages avec le Hezbollah se poursuivent à la frontière israélo-libanaise, tout comme les raids de représailles israéliens, le gouvernement adopte à l'unanimité une résolution qui prévoit le retrait de Tsahal du Liban d'ici à juillet. La promesse faite par Ehoud Barak, pendant sa campagne électorale en 1999, se trouverait ainsi honorée. Depuis 1978, Israël occupe dans cette régio […] Lire la suite

7-13 février 2000
Israël – Liban. Représailles israéliennes au Liban.

Le 7, le Premier ministre israélien Ehoud Barak lance une opération de représailles au Liban. Celle-ci fait suite aux récentes attaques menées par la milice du Hezbollah dans la zone de sécurité instaurée par Israël dans le sud du Liban, qui ont fait quatre morts, et à l'attentat qui avait tué, en janvier, le colonel libanais Akl Hachem, numéro deux de l'Armée du Liban-Sud (A.L.S.), milice supplét […] Lire la suite

30-31 janvier 2000
Liban. Reprise des actions du Hezbollah.

Le 30, le colonel Akl Hachem, numéro deux de l'Armée du Liban-Sud (A.L.S.), milice supplétive de l'armée israélienne dans la zone de sécurité établie par l'État hébreu dans le sud du Liban, est tué dans un attentat à la bombe. Le colonel Hachem était dans les faits le véritable chef de l'A.L.S. sur le terrain. Israël riposte en bombardant des positions du Hezbollah.Le 31, un officier et deux sous- […] Lire la suite

1999

24-25 juin 1999
Israël – Liban. Offensive aérienne israélienne au Liban.

Le 24, le gouvernement israélien engage la plus vaste offensive aérienne contre le Liban depuis l'opération « Raisins de la colère » d'avril 1996, en représailles à des tirs de roquettes du Hezbollah sur le nord du pays. Les bombardements, qui sont destructeurs et meurtriers, visent des infrastructures situées dans tout le pays. Tsahal et le Hezbollah se renvoient la responsabilité d'avoir violé l […] Lire la suite

28 février 1999
Liban. Un général israélien tué dans la « zone de sécurité ».

Un général et deux autres militaires israéliens, ainsi qu'un journaliste, sont tués lors d'un attentat à la bombe revendiqué par le Hezbollah dans la « zone de sécurité » instituée par l'État hébreu dans le sud du pays. Chargé de la liaison avec la milice supplétive libanaise de l'Armée du Liban-Sud, le général Erez Gerstein en était en fait le chef effectif. C'est la première fois depuis 1982 qu' […] Lire la suite

1998

2 décembre 1998
Liban. Nomination de Sélim Hoss au poste de Premier ministre.

Le nouveau président Émile Lahoud nomme le sunnite Sélim Hoss au poste de Premier ministre. Celui-ci a déjà occupé ces fonctions. Le 30 novembre, Rafic Hariri, Premier ministre en poste depuis octobre 1992, qui contestait les modalités de sa désignation par le président de la République, avait refusé de former le gouvernement. […] Lire la suite

15 octobre 1998
Liban. Élection d'Émile Lahoud à la présidence de la République.

Le 15, le Parlement élit à la tête de l'État le général Émile Lahoud, commandant en chef de l'armée. Le nouvel élu, dont la candidature avait été présentée par la Syrie le 5, remplacera Élias Hraoui qui doit achever son mandat le 23 novembre. Cette désignation a nécessité l'amendement préalable de la Constitution qui interdisait l'élection d'un fonctionnaire en exercice. La Constitution avait déjà […] Lire la suite

29-31 mai 1998
France – Liban. Visite du président Jacques Chirac à Beyrouth.

Du 29 au 31, Jacques Chirac effectue une visite à Beyrouth à l'occasion de l'inauguration de l'ambassade de France, la Résidence des pins, restaurée après les dommages subis durant la guerre civile. Il rappelle que l'application de la résolution 425 du Conseil de sécurité de l'O.N.U. qui exige le retrait de l'armée israélienne du sud du pays, évoqué en mars par l'État hébreu, n'est pas négociable, […] Lire la suite

1er avril 1998
Israël – Liban. Proposition d'un retrait israélien conditionnel du Sud Liban.

Le 1er, le gouvernement annonce son acceptation, sous certaines conditions relatives à la sécurité d'Israël, de la résolution 425 du Conseil de sécurité de l'O.N.U. qui exige l'évacuation du Sud Liban par l'armée israélienne. Beyrouth rejette cette proposition, estimant que l'application de la résolution 425 ne peut pas se négocier. […] Lire la suite

1997

5 septembre 1997
Israël – Liban. Échec d'un raid israélien sur le Liban.

Douze soldats israéliens sont tués lors d'un accrochage, au sud de Saïda, entre un commando de Tsahal effectuant un raid en profondeur en territoire libanais, d'une part, et l'armée libanaise ainsi que les milices chiites du Hezbollah et d'Amal, d'autre part. Il s'agit d'un des plus lourds bilans enregistrés par l'armée israélienne au Liban. Cet échec relance le débat récurrent sur la présence isr […] Lire la suite

18-19 août 1997
Liban. Bombardement de Saïda par l'A.L.S.

Le 18, en riposte à un attentat à la bombe qui fait trois morts civils dans la « zone de sécurité » contrôlée par l'Armée du Liban Sud (A.L.S.), milice auxiliaire de l'armée israélienne au Liban, celle-ci bombarde la ville de Saïda, où six civils sont tués. Cette action, près de dix ans après les derniers bombardements de la ville, soulève une vive émotion. Les autorités israéliennes rejettent sur […] Lire la suite

10-11 mai 1997
Vatican – Liban. Visite du pape Jean-Paul II au Liban.

Les 10 et 11, Jean-Paul II se rend au Liban, effectuant la première visite d'un pape au Proche-Orient depuis 1964. Le Liban est l'un des pays dont la situation préoccupe le plus le souverain pontife. En 1991, il avait dû annuler un précédent projet de visite qui suscitait l'hostilité des extrémistes religieux, tant chrétiens que musulmans. Ce pèlerinage « sur les pas du Christ » qu'il entame au Li […] Lire la suite

1996

15 septembre 1996
Liban. Victoire des candidats prosyriens aux élections législatives.

Le 15, les résultats des élections législatives entamées le 18 août reflètent la domination syrienne sur le pays. Malgré l'appel au boycottage lancé par l'opposition « de l'extérieur », le scrutin est marqué par un fort taux de participation pour le pays – plus de 50 p. 100 – et par l'expression d'une certaine opposition au régime en place – aucune liste présentée par le pouvoir n'est entièrement  […] Lire la suite

7-10 mai 1996
Israël – Liban. Mise en cause d'Israël par le rapport des Nations unies sur le massacre de Cana.

Le 7, dans un geste inhabituel et spectaculaire, le secrétaire général de l'O.N.U., Boutros Boutros-Ghali, rend public un rapport de l'organisation internationale qui conclut au caractère probablement volontaire du bombardement par l'armée israélienne du camp de la Force intérimaire des Nations unies au Liban à Cana, lors de l'opération « Raisins de la colère » menée en avril contre les positions  […] Lire la suite

11-30 avril 1996
Israël – Liban. Vaste opération de Tsahal contre le Hezbollah.

Le 11, l'aviation israélienne bombarde des positions du Hezbollah au Liban, dont l'un des bastions de l'organisation chiite pro-iranienne situé dans la banlieue sud de Beyrouth. C'est la première fois depuis l'invasion israélienne de juin 1982 que Tsahal s'en prend à un objectif aussi proche de la capitale libanaise. Le lancement de cette opération, baptisée « Raisins de la colère », fait suite à  […] Lire la suite

4-8 avril 1996
France – Liban – Égypte. Visite officielle du président Jacques Chirac à Beyrouth et au Caire.

Du 4 au 6, Jacques Chirac effectue la première visite d'un président français au Liban depuis l'indépendance de ce pays, en 1943. Le 4, dans un discours prononcé devant le Parlement, il défend la « souveraineté » et l'« indépendance » du Liban et appelle les forces israéliennes et syriennes à se retirer du pays à l'occasion de la conclusion d'un accord de paix entre Jérusalem et Damas. En outre, i […] Lire la suite

1995

19 octobre 1995
Liban. Prorogation du mandat du président Elias Hraoui.

Cent dix des cent vingt-huit députés libanais approuvent, à main levée, l'amendement constitutionnel portant rétroactivement de six à neuf ans le mandat du président Elias Hraoui ; son mandait venait, en effet, à échéance en novembre, et la Loi fondamentale lui interdisait de se représenter. Seuls onze députés votent contre. L'opinion publique et la hiérarchie maronite sont hostiles à cette prorog […] Lire la suite

24 juin 1995
Liban. Condamnation de Samir Geagea.

La Cour de justice, tribunal d'exception aux décisions sans appel, condamne à mort Samir Geagea, chef des Forces libanaises, reconnu coupable d'avoir été l'instigateur de l'assassinat de Dany Chamoun, chef d'une formation chrétienne rivale, en octobre 1990. Sa peine est aussitôt commuée en détention à perpétuité. De nombreuses personnalités chrétiennes dénoncent le fait que Samir Geagea, qui a tou […] Lire la suite

1994

21 mai 1994
Liban. Enlèvement d'un responsable du Hezbollah par un commando israélien.

Un commando israélien héliporté enlève Moustapha Abou Ali Dirani, l'un des principaux responsables militaires du mouvement islamiste pro-iranien du Hezbollah, dans la plaine de la Bekaa. L'organisation de Moustapha Dirani, la Résistance de la foi, est responsable de la capture, en octobre 1986, de Ron Arad, le seul soldat israélien disparu au Liban qui serait toujours en vie. […] Lire la suite

1993

1er-20 août 1993
Liban. Déploiement de l'armée dans le Sud et nouvelles attaques du Hezbollah.

Le 1er, après une semaine de bombardements israéliens dirigés contre les bases du Hezbollah dans le sud du pays, le gouvernement libanais décide d'y déployer l'armée. La dissolution des milices et le ramassage de leurs armes, en 1991, à l'issue de la guerre civile, n'avaient pas concerné les milices luttant contre l'occupation par Israël de la « zone de sécurité », au nord d […] Lire la suite

25-31 juillet 1993
Liban. Offensive israélienne contre le Hezbollah.

Le 25, l'aviation, l'artillerie et la marine israéliennes lancent une opération de bombardement contre les positions du Hezbollah au Liban et contre les villages chiites proches de la « zone de sécurité » instaurée par l'État juif dans le sud du pays. Baptisée « Justice rendue », cette offensive est menée en représailles aux actions du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement gén […] Lire la suite

1992

16-22 octobre 1992
Liban. Nomination du milliardaire Rafic Hariri au poste de Premier ministre.

Le 16, le nouveau Parlement de cent vingt-huit sièges répartis à égalité entre chrétiens et musulmans entre en fonctions. Le seul candidat à sa présidence est Nabih Berri, chef de la milice chiite Amal.Le 22, le président Elias Hraoui charge Rafic Hariri, milliardaire musulman sunnite, réputé proche de l'Arabie Saoudite mais aussi des États-Unis et de la France, de former le gouvernement. Le nouve […] Lire la suite

21 août-6 septembre 1992
Liban. Boycottage des élections par les chrétiens.

Du 21 au 23, un mouvement de grève générale lancé par les formations chrétiennes appuyées par le patriarche maronite paralyse Beyrouth-Est et la « zone de sécurité » du sud du pays contrôlée par des forces pro-israéliennes. Cette action intervient à la veille des élections législatives que les mêmes partis ont appelé à boycotter. Les partisans de Michel Aoun, de Raymond Eddé et des anciens préside […] Lire la suite

17 juin 1992
Liban. Libération des deux derniers otages occidentaux.

Enlevés le 16 mai 1989 près de Saïda par le clan Hamadé, les Allemands Heinrich Struebig et Thomas Kemptner sont libérés. Ils étaient les derniers otages occidentaux détenus au Liban par des groupes proches du Hezbollah pro-iranien. Bonn dément avoir cédé aux exigences des ravisseurs concernant la libération prochaine des frères Mohammed et Abbas Hamadé, condamnés en Allemagne pour terrorisme. Cet […] Lire la suite

21-31 mai 1992
Israël – Liban. Raids israéliens contre le Hezbollah.

Le 21, l'aviation israélienne effectue plusieurs raids en territoire libanais contre des positions du Hezbollah pro-iranien. Deux jours plus tôt, celui-ci avait mené une opération contre l'Armée du Liban Sud (A.L.S.), milice pro-israélienne qui occupe une « zone de sécurité » à la frontière israélo-libanaise. De nouveaux raids israéliens ont lieu à la fin du mois contre les positions du Hezbollah  […] Lire la suite

6-29 mai 1992
Liban. Changement de Premier ministre.

Le 6, à l'issue d'une journée de grève et de manifestations violentes à Beyrouth contre la vie chère, Omar Karamé, Premier ministre depuis le 24 décembre 1990, présente la démission de son gouvernement. Le pays traverse une grave crise économique.Le 16, Rachid Solh met en place, avec l'assentiment de Damas, un cabinet sans grand changement par rapport au précédent, qui obtient la confiance du Parl […] Lire la suite

15-18 février 1992
Israël – Liban. Opération de représailles contre le chef du Hezbollah.

Le 15, dans le camp d'entraînement de Galed situé dans le centre d'Israël, trois jeunes recrues sont tuées par un commando palestinien.Le 16, l'aviation israélienne effectue au-dessus du Liban trois raids de représailles qui font vingt morts. Les premiers visent deux camps palestiniens. Le troisième, dans la région de Nabatiyeh, détruit le convoi motorisé de Cheikh Abbas Moussaoui, secrétaire géné […] Lire la suite

1991

4-16 décembre 1991
Israël – Syrie – Liban – Jordanie. Les négociations bilatérales de paix bloquées par des questions de procédures.

Le 4, les délégations syrienne, libanaise et jordano-palestinienne répondent à l'invitation des États-Unis, lancée le 22 novembre, de poursuivre à Washington les négociations bilatérales de paix au Proche-Orient entamées le 3 novembre à Madrid. Pour marquer son opposition à la convocation américaine, la délégation israélienne n'arrive que le 9. Mais, comme c'est le jour du quatrième anniversaire d […] Lire la suite

1er-4 décembre 1991
Liban. Libération des trois derniers otages américains.

Le 1er, Israël relâche vingt-cinq Libanais détenus dans la « zone de sécurité » contrôlée par l'Armée du Liban Sud (A.L.S.) dans le sud du pays.Le 2, l'Organisation de la justice révolutionnaire (O.J.R.) libère Joseph Cicippio, comptable à l'université américaine de Beyrouth, enlevé le 12 septembre 1986.Le 3, Alann Steen, professeur américain détenu depui […] Lire la suite

18 novembre 1991
Liban. Deux nouveaux otages occidentaux libérés.

Le Djihad islamique libère le Britannique Terry Waite, émissaire de l'archevêque de Cantorbéry, enlevé à Beyrouth le 20 janvier 1987, et le professeur américain Thomas Sutherland, capturé dans la capitale libanaise le 9 juin 1985. […] Lire la suite

21 octobre 1991
Liban. Libération de quinze prisonniers chiites libanais et d'un otage américain.

Israël relâche quinze chiites libanais prisonniers de l'Armée du Liban Sud (A.L.S.), la milice pro-israélienne qui règne sur la « zone de sécurité » installée par l'État hébreu le long de sa frontière avec le Liban. Cette mesure s'inscrit dans le cadre du processus global d'échanges de prisonniers conduit par l'O.N.U. depuis août. Le soir même, le Djihad islamique libère le professeur américain Je […] Lire la suite

11-24 septembre 1991
Liban. Libération de prisonniers libanais détenus par Israël et d'un otage britannique.

Le 11, l'armée israélienne remet au Comité international de la Croix-Rouge les corps de neuf chiites libanais membres du Hezbollah tués ces dernières années dans le sud du Liban. De son côté, l'Armée du Liban Sud (A.L.S.), milice alliée de Jérusalem qui contrôle une « zone de sécurité » frontalière d'Israël, libère cinquante et un prisonniers libanais. L'Organisation de la justice révolutionnaire  […] Lire la suite

26-30 août 1991
Liban. Amnistie pour le général Aoun autorisé à gagner la France.

Le 26, le Parlement libanais adopte une loi d'amnistie générale qui couvre toute la période de la guerre, depuis 1975.Le 28, le général chrétien Michel Aoun, réfugié depuis le 13 octobre 1990 à l'ambassade de France à Beyrouth, est autorisé à quitter le territoire libanais. L'ex-commandant en chef de l'armée, qui avait régné pendant deux ans sur l'enclave chrétienne de Beyrouth-Est, était accusé d […] Lire la suite

6-14 août 1991
Liban. Amorce d'un règlement du problème des otages occidentaux.

Le 6, le Djihad islamique annonce le prochain envoi d'un message au secrétaire général de l'O.N.U. en vue d'un règlement global du problème des otages du Liban.Le 8, le groupe intégriste chiite pro-iranien libère John McCarthy, journaliste de télévision britannique enlevé le 17 avril 1986 à Beyrouth, qu'il présente comme son « émissaire » auprès de Janvier Pérez de Cuéllar. Dans la lettre que McCa […] Lire la suite

1er-9 juillet 1991
Liban. Occupation par l'armée des positions palestiniennes dans le sud du pays.

Le 1er, l'armée libanaise entame son déploiement dans le sud du pays. Ne s'attaquant pas à la zone contrôlée par la milice pro-israélienne de l'A.L.S. à la frontière avec l'État hébreu et jusqu'à Jezzine, les soldats libanais sont surtout confrontés aux Palestiniens, en particulier dans la région de Saïda. Très isolée au sein du monde arabe, l'O.L.P. réclame l'ouverture de « […] Lire la suite

3-6 juin 1991
Liban. Poursuite de la normalisation.

Du 3 au 5, l'aviation israélienne effectue quatre raids sur les bases palestiniennes du Fatah, du F.D.L.P. et du F.L.P. – commandement général situées dans la région de Saïda, dans le sud du Liban, faisant dix-huit morts et des dizaines de blessés.Le 5, les États-Unis prient Israël de « faire preuve de retenue », afin que le Liban puisse « appliquer ses plans de désarmement de toutes les milices » […] Lire la suite

15-22 mai 1991
Liban – Syrie. Officialisation par un traité de l'hégémonie de la Syrie au Liban.

Le 15, le gouvernement libanais approuve un projet de traité « de fraternité, de coopération et de coordination » avec la Syrie qui instaure des « relations privilégiées » entre les deux pays. Le gouvernement syrien fait de même le 19.Le 22, la signature d'un traité syro-libanais à Damas par les présidents Hafez el-Assad et Elias Hraoui consacre l'hégémonie de la Syrie sur le Liban. Israël condamn […] Lire la suite

30 avril 1991
Liban. Restitution par les milices d'une partie de leur armement.

À la date du 30 expire le délai accordé aux milices libanaises, palestiniennes et d'obédience iranienne, pour rendre leurs armes lourdes et moyennes, avant de se dissoudre. Les milices restituent une partie de leur armement et évacuent le reste vers des pays amis ou des zones du pays non encore désarmées. […] Lire la suite

6-7 février 1991
Liban. Redéploiement de l'armée dans le sud du pays.

L'armée libanaise se redéploie dans une partie du sud du pays, réinstaurant symboliquement l'autorité de l'État dans cette région chiite livrée aux milices depuis le début du conflit libanais, en 1975. […] Lire la suite

1990

3-24 décembre 1990
Liban. Nouveau gouvernement d'Omar Karamé.

Le 3, la milice chrétienne des Forces libanaises est la dernière à quitter Beyrouth-Est dont l'armée libanaise prend aussitôt le contrôle. Décidée le 24 octobre par le gouvernement, l'évacuation des milices avait débuté le 10 novembre. Pour la première fois depuis le début de la guerre, en 1975, l'État exerce la totalité du pouvoir dans le Grand Beyrouth, après les vaines tentatives de réunificati […] Lire la suite

11-30 octobre 1990
Liban. Reddition du général Aoun et assassinat de Dany Chamoun et de sa famille.

Le 11, après deux semaines de blocus autour du réduit chrétien de Beyrouth, la Syrie décide, avec la caution des autorités libanaises légales, d'envoyer plusieurs milliers de soldats renforcer les positions tenues par l'armée régulière du général Émile Lahoud. Le général Michel Aoun se déclare prêt à résister.Le 13, les armées syrienne et libanaise déclenchent une offensive massive contre le rédui […] Lire la suite

21-28 septembre 1990
Liban. Proclamation de la IIe République avant l'instauration d'un blocus du réduit chrétien de Beyrouth.

Le 21, le président Elias Hraoui signe les amendements constitutionnels prévus par l'accord de Taef du 22 octobre 1989 et adoptés le 21 août par le Parlement. Cette nouvelle Constitution instaure une IIe République libanaise régie par une véritable collégialité entre le président de la République, chrétien maronite, le chef du gouvernement, musulman sunnite, et le président  […] Lire la suite

8-24 août 1990
Liban. Libération d'otages et réforme constitutionnelle.

Le 8, Emmanuel Christen, l'un des deux délégués du Comité international de la Croix-Rouge (C.I.C.R.) au Liban enlevés le 6 octobre 1989 à Saïda, dans le sud du pays, est libéré par l'Organisation des fractions révolutionnaires palestiniennes, inconnue jusque-là.Le 13, son collègue Elio Erriquez est libéré à son tour.Le 21, le Parlement libanais adopte, à l'unanimité des cinquante et un députés pré […] Lire la suite

16 juillet 1990
Liban. Reprise des combats interchiites.

De violents affrontements opposent de nouveau, dans le sud du Liban, les milices chiites rivales d'Amal, prosyrienne, et du Hezbollah, pro-iranien. Les combats meurtriers qui se poursuivent jusqu'à la fin du mois font au moins cent cinquante morts. […] Lire la suite

7-13 mai 1990
Liban. Nouvelle flambée de violence en pays chrétien.

Du 7 au 13, les duels d'artillerie reprennent entre les deux « sous-réduits » chrétiens tenus par l'armée du général Michel Aoun et la milice des Forces libanaises de Samir Geagea. Les civils en sont encore les principales victimes. Le bilan de la « guerre des chrétiens » à Beyrouth et dans sa banlieue s'élève à un millier de morts depuis sa reprise, le 31 janvier. […] Lire la suite

22-30 avril 1990
Liban. Libération de deux otages américains.

Le 22, le Jihad islamique pour la libération de la Palestine libère Robert Polhill, un enseignant américain enlevé à Beyrouth le 24 janvier 1987. Les autorités iraniennes évoquaient depuis le mois de mars l'éventualité d'une prochaine libération des otages occidentaux au Liban.Le 30, un autre enseignant américain, Frank Reed, enlevé le 9 septembre 1986 à Beyrouth, est libéré à son tour. Le préside […] Lire la suite

4-10 avril 1990
Liban. Libération de Jacqueline Valente, de son compagnon et de leur fille.

Le 4, le colonel Kadhafi, chef de l'État libyen, appelle « à libérer, à l'occasion du ramadan, tous les otages » qu'ils détiennent, citant nommément Jacqueline Valente et ses codétenus.Le 10, le dernier otage français au Proche-Orient, son compagnon belge Fernand Houtekins et leur fille Sophie sont libérés à Beyrouth par le groupe palestinien du Fath-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal. Ils avaie […] Lire la suite

1er-9 mars 1990
Liban. Le général Aoun, isolé, à la recherche de la conciliation.

Le 1er, une violente offensive menée par l'armée du général Michel Aoun contre les Forces libanaises de Samir Geagea à Beyrouth-Est met fin à la trêve intervenue le 17 février dans les combats interchrétiens.Le 2, les menaces sans précédents du patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, d'ex-communier les combattants, associées aux pressions de la Franc […] Lire la suite

5-17 février 1990
Liban. Combats meurtriers interchrétiens.

Le 5, Bernard Kouchner, secrétaire d'État français à l'Action humanitaire, arrive à Beyrouth à l'appel du président Elias Hraoui afin de venir en aide aux hôpitaux du secteur chrétien débordés à la suite de combats interchrétiens meurtriers, qui opposent depuis le 31 janvier l'armée du général Michel Aoun à la milice des Forces libanaises de Samir Geagea.Le 7, treize grands blessés ou malades sont […] Lire la suite

29-31 janvier 1990
Liban. Reprise des combats interchrétiens à Beyrouth-Est.

Le 29, après deux mois d'hésitation, le parti Kataëb de Georges Saadé annonce sa décision de ne pas participer au gouvernement de Selim Hoss, privant définitivement celui-ci de son caractère d'« union nationale ».Le 31, de violents affrontements débutent à Beyrouth-Est entre l'armée du général Aoun et la milice des Forces libanaises de Samir Geagea, dont le général Aoun avait ordonné le démantèlem […] Lire la suite

1989

4-29 novembre 1989
Liban. Assassinat du président René Moawad, remplacé par Elias Hraoui.

Le 4, le général Michel Aoun, chef du gouvernement militaire chrétien, prononce la dissolution du Parlement contre l'avis de la majorité des députés chrétiens.Le 5, les cinquante-huit députés réunis dans la base militaire de Qlaiaat, dans le nord du pays, élisent le député maronite René Moawad à la présidence de la République. Celui-ci lance immédiatement un appel à la réconciliation nationale. Bi […] Lire la suite

22-23 octobre 1989
Liban. Rejet par le général Aoun d'un document d'« entente nationale », adopté par les députés libanais.

Le 22, les soixante-deux députés libanais réunis depuis le 30 septembre à Taef (Arabie Saoudite) acceptent sans beaucoup le modifier le document d'« entente nationale » proposé par le comité tripartite arabe (Algérie, Arabie Saoudite, Maroc). Rééquilibrant le système politique confessionnel au bénéfice des musulmans devenus majoritaires, le texte prévoit un calendrier de retrait des troupes syrien […] Lire la suite

6-30 septembre 1989
Liban. Entrée en vigueur du plan de paix arabe.

Le 6, les diplomates américains à Beyrouth regagnent leur pays : ils évacuent leur ambassade, assiégée la veille par des manifestants.Le 16, le Comité tripartite arabe (Algérie, Arabie Saoudite, Maroc) présente un plan de paix en sept points prévoyant un cessez-le-feu contrôlé par une commission interlibanaise, la levée du blocus du réduit chrétien et la réouverture de l'aéroport, l'arrêt des four […] Lire la suite

10-30 août 1989
Liban. Poursuite des combats malgré les efforts diplomatiques.

À partir du 10, les bombardements connaissent une violence sans précédent, ce qui accélère l'exode des Beyrouthins.Le 12, le gouvernement français reprend ses démarches diplomatiques en vue de sensibiliser la communauté internationale. Cinq émissaires sont ainsi dépêchés dans les différentes capitales concernées par le conflit et des interventions sont effectuées auprès des autorités américaines.L […] Lire la suite

31 juillet 1989
Liban. Échec du comité arabe de médiation.

Le 31, alors que les bombardements aveugles se font depuis quelques jours particulièrement meurtriers dans la capitale libanaise, le comité arabe tripartite (Algérie, Arabie Saoudite, Maroc) chargé par la Ligue arabe le 26 mai d'une mission de médiation, dresse un constat d'échec dont il rend la Syrie principalement responsable. Le nombre de Libanais tués depuis le 14 mars dépasse 550. […] Lire la suite

28-31 juillet 1989
Liban. Enlèvement d'un dignitaire chiite par l'armée israélienne et assassinat d'un otage américain.

Le 28, à Jibchit, dans le sud du Liban, un commando héliporté israélien enlève le cheikh Abdel Karim Obeid, dignitaire religieux chiite et responsable du mouvement pro-iranien du Hezbollah dans ce secteur, ainsi que deux de ses adjoints. L'opération suscite de nombreuses critiques en Occident.Le 30, l'Organisation des opprimés dans le monde menace de prendre, le lendemain, le lieutenant-colonel am […] Lire la suite

6-19 mai 1989
Liban. Les difficiles « petits pas » de la diplomatie arabe.

Le 6, la reprise de très violents tirs d'artillerie entre les deux secteurs de la capitale, après une période de bombardements plus épisodiques, traduit l'hostilité de la Syrie à un éventuel déploiement d'observateurs arabes, prévu par l'accord de cessez-le-feu du 27 avril. En cinq jours, plus de soixante-dix personnes sont tuées.Le 11, la Ligue arabe décrète un nouveau cessez-le-feu. Celui-ci est […] Lire la suite

4-27 avril 1989
France – Liban. Mission humanitaire de la France au Liban.

Le 4, François Mitterrand, constatant l'impuissance des démarches diplomatiques françaises, en appelle à « la conscience universelle » en faveur du Liban.Le 5, Roland Dumas annonce l'envoi au Liban de deux navires d'assistance médicale et humanitaire dans le cadre d'une mission de secours aux populations victimes des affrontements. Cette initiative officielle est critiquée par Damas et ses alliés  […] Lire la suite

14-31 mars 1989
Liban. Violente reprise des bombardements.

Le 14, le bombardement par les forces prosyriennes des ports de Beyrouth et de Jounieh est suivi d'une reprise générale des tirs d'artillerie entre les secteurs chrétien et musulman de la capitale, les plus violents depuis plusieurs années. Au soir de ces combats, dont le bilan s'élève à une quarantaine de morts, le général Michel Aoun, chef de l'armée et Premier ministre chrétien, s'en prend de f […] Lire la suite

14-15 février 1989
Liban. Affrontements entre l'armée et les Forces libanaises dans la partie chrétienne de Beyrouth.

Le 14, des combats violents opposent dans le réduit chrétien de Beyrouth-Est l'armée du général Michel Aoun, l'un des deux Premiers ministres, aux miliciens des Forces libanaises de Samir Geagea. Les frères ennemis du camp chrétien rompent ainsi l'alliance de raison scellée en septembre 1988 à l'occasion de la vacance présidentielle, pour se disputer le contrôle du secteur est de la capitale.Le 15 […] Lire la suite

1er-30 janvier 1989
Liban. Nouveaux affrontements interchiites.

Le 1er, des affrontements reprennent entre les deux milices chiites rivales d'Amal, prosyrienne, et du Hezbollah, pro-iranienne, dans la banlieue sud de Beyrouth. Les combats meurtriers s'étendent les jours suivants au sud du pays, contrôlé par Amal.Le 30, la Syrie et l'Iran, soucieux de préserver leur alliance, imposent aux belligérants un accord de cessez-le-feu, présenté  […] Lire la suite

1988

16-21 décembre 1988
Liban. Départ des membres de la Croix-Rouge et de l'ambassadeur suisse

Le 16 intervient à Saïda la libération de Peter Winkler, délégué suisse du Comité international de la Croix-Rouge (C.I.C.R.), enlevé le 17 novembre dans le sud du Liban. Son rapt semble lié à la détention en Suisse d'Ali Mohamed Hariri, qui avait détourné un avion et tué un passager français.Le 20, le C.I.C.R. décide de rapatrier les dix-sept membres de sa délégation au Liban à la suite de menaces […] Lire la suite

19-26 octobre 1988
Liban – Israël. Attentat contre des soldats israéliens et représailles

Le 19, l'attaque-suicide à la voiture piégée d'un convoi militaire près de Metulla, dans la zone de sécurité contrôlée par Israël dans le sud du Liban, cause la mort de sept soldats israéliens et en blesse huit autres.Le 21, l'aviation israélienne effectue un raid de représailles contre des positions du Hezbollah dans le sud et l'est du Liban, faisant quinze morts.Le 26, un autre raid de représail […] Lire la suite

3 octobre 1988
Liban. Libération d'un nouvel otage

À Beyrouth, le Djihad islamique pour la libération de la Palestine relâche Mithileswhar Singh, un professeur indien résident permanent aux États-Unis, enlevé le 24 janvier 1987 en compagnie de trois collègues américains toujours détenus. Washington minimise le rôle joué par la Syrie dans cette libération et réaffirme son refus de toute négociation avec les ravisseurs. […] Lire la suite

18-22 septembre 1988
Liban. Absence de consensus pour la désignation du président

Le 18, à l'issue de cinq jours de négociations, un accord intervient entre le secrétaire d'État adjoint américain pour le Proche-Orient, Richard Murphy, et les autorités syriennes sur le nom d'un candidat à l'élection présidentielle libanaise. Il s'agit de Mikhael Daher, député du Akkar (Liban-Nord). Cet accord est catégoriquement rejeté par le président Amine Gemayel, le patriarche maronite, l'ar […] Lire la suite

12 septembre 1988
Liban – République fédérale d'Allemagne. Libération du dernier otage ouest-allemand

Le dernier otage ouest-allemand, Rudolf Cordes, est libéré à Beyrouth. Le ministre des Affaires étrangères de R.F.A. remercie les autorités syriennes et iraniennes et affirme qu'aucune condition n'a été acceptée. Revendiqué par les « moudjahidin de la libération », une organisation supposée proche du Hezbollah pro-iranien, l'enlèvement de Rudolf Cordes, le 17 janvier 1987, avait suivi l'arrestatio […] Lire la suite

16-18 août 1988
Liban. Boycott de l'élection présidentielle par les députés chrétiens

Le 16, Soleiman Frangié, chef des chrétiens du Nord-Liban et ancien président de la République, présente sa candidature officielle à la présidence ; selon la Constitution, les élections doivent avoir lieu avant le 23 septembre, terme du mandat du chef de l'État sortant, Amine Gemayel. Cette candidature est récusée par les Forces libanaises, ainsi que par les États-Unis et Israël : Soleiman Frangié […] Lire la suite

4-8 juillet 1988
Liban. Éviction totale de Beyrouth des partisans de Yasser Arafat

Le 4, les combats interpalestiniens, qui avaient cessé depuis l'évacuation des partisans de Yasser Arafat du camp de Chatila le 27 juin, reprennent autour du camp de Borj-Barajneh, dernier sanctuaire arafatiste de Beyrouth, situé dans la banlieue sud.Le 8, les Palestiniens dissidents d'Abou Moussa, qui s'appuient sur les forces de l'armée syrienne, obtiennent la reddition du camp de Borj-Barajneh, […] Lire la suite

27 juin 1988
Liban – Syrie. Expulsion par les dissidents palestiniens prosyriens des partisans de Yasser Arafat du camp de Chatila

Le camp palestinien de Chatila tombe aux mains des dissidents prosyriens d'Abou Moussa après deux mois de combats entre Palestiniens et de bombardements effectués depuis les positions occupées le mois précédent par l'armée syrienne, qui ont fait près de cent morts. Les partisans d'Arafat, qui avaient repris au début de mai le contrôle de ce camp en ruine, sont transférés vers le camp d'Aïn-el-Hélo […] Lire la suite

6-27 mai 1988
Liban – Syrie. Entrée de l'armée syrienne dans la banlieue sud de Beyrouth

Le 6 débute une sanglante bataille entre les deux milices chiites d'Amal et du Hezbollah aux portes de Beyrouth-Ouest, où l'armée syrienne est déployée.Le 15, le général Ghazi Kanaan, chef des services de renseignement de l'armée syrienne au Liban, annonce l'intention de la Syrie d'investir la banlieue sud afin d'y rétablir l'ordre.Le 27, alors que le bilan des combats s'élèverait, selon les sourc […] Lire la suite

4-18 mai 1988
France – Iran. Libération des otages français du Liban et amélioration des relations franco-iraniennes

Le 4, les trois otages français retenus au Liban, les diplomates Marcel Carton et Marcel Fontaine, enlevés le 22 mars 1985, et le journaliste Jean-Paul Kauffmann, enlevé en compagnie du chercheur Michel Seurat, décédé depuis lors, le 22 mai 1985, sont libérés à Beyrouth-Ouest. Remis à l'émissaire du gouvernement français Jean-Charles Marchiani, envoyé au Liban par Charles Pasqua, ils gagnent direc […] Lire la suite

2-4 mai 1988
Israël – Liban. Opération israélienne contre le Hezbollah dans le sud du Liban

Le 2, environ mille cinq cents soldats israéliens pénètrent au sud du Liban et ratissent la région du mont Hermon proche de la frontière syrienne, dans le cadre d'une opération entreprise en raison de la recrudescence, les semaines précédentes, d'infiltrations de commandos palestiniens à la frontière nord d'Israël. Bien que cette incursion dépasse largement la « zone de sécurité » contrôlée par l' […] Lire la suite

23 avril 1988
Liban. Attentat à la voiture piégée à Tripoli

L'explosion d'une voiture piégée à Tripoli fait soixante-neuf morts et cent onze blessés. Tous les responsables chrétiens et musulmans condamnent cet attentat, qui est le plus meurtrier depuis trois ans. […] Lire la suite

5-8 avril 1988
Liban. Combats interchiites dans le sud du Liban

Le 5, de violents affrontements éclatent aux environs de Nabatieh entre les milices chiites d'Amal (pro-syrienne), qui contrôle cette région du sud du Liban, et du Hezbollah (pro-iranienne), qui tente de s'y implanter. Les violents combats, qui, jusqu'au 8, font au moins une soixantaine de morts et cent cinquante blessés, aboutissent à la quasi-élimination du Hezbollah du sud du Liban. […] Lire la suite

2-17 février 1988
Liban. Assassinat d'un agent secret français et enlèvements de trois Occidentaux travaillant pour l'O.N.U.

Le 2, Jacques Merrin, agent de la D.G.S.E., est assassiné dans le secteur chrétien de Beyrouth alors qu'il enquêtait sur le meurtre d'un Français à Beyrouth-Est en novembre 1987.Le 5, deux membres de l'Organisation des Nations unies pour le secours aux réfugiés de Palestine (U.N.R.W.A.), un Suédois et un Norvégien, sont enlevés au sud de Saïda. Ils seront libérés le 1er mars […] Lire la suite

2 janvier 1988
Israël – Liban. Représailles israéliennes contre des bases palestiniennes

L'aviation israélienne lance une série de raids contre trois bases du F.P.L.P.-Commandement général d'Ahmed Jibril au Liban, dans un secteur contrôlé par le Parti socialiste progressiste (P.S.P.) de Walid Joumblatt, causant la mort de vingt-six miliciens et civils palestiniens et libanais. Le F.P.L.P.-C.G. avait revendiqué l'attaque, menée le 25 novembre 1987 contre un camp militaire israélien sit […] Lire la suite

1987

27-30 novembre 1987
France – Iran. Libération de deux otages français au Liban et fin de la « guerre des ambassades »

Le 27 intervient la libération, annoncée la veille dans un communiqué de l'Organisation de la justice révolutionnaire (O.J.R.), de deux des cinq otages français détenus au Liban. Jean-Louis Normandin, le dernier des quatre membres de l'équipe d'Antenne 2 enlevée le 8 mars 1986 encore détenu, et Roger Auque, journaliste enlevé le 8 janvier 1987, réapparaissent dans la soirée dans un hôtel de Beyrou […] Lire la suite

29 octobre 1987
Liban – France. Attentat contre trois gendarmes français à Beyrouth-Est

Le 29, deux gendarmes français sont tués et un troisième grièvement blessé, dans la banlieue chrétienne de Beyrouth, par deux hommes qui tirent sur eux à bout portant plusieurs rafales de pistolet. Les assassins réussissent à s'enfuir sans être identifiés. […] Lire la suite

5-24 septembre 1987
Liban. Raid israélien meurtrier sur un camp palestinien

Le 5, l'aviation israélienne attaque le camp palestinien d'Aïn-Héloué, proche de Saïda, dans le sud du Liban. Le bilan de ce raid est particulièrement lourd : quarante-six personnes sont tuées, et quarante blessées. Il s'agit du raid le plus meurtrier depuis l'invasion du Liban en 1982. Depuis le début de 1987, vingt et une autres attaques aériennes, dont douze contre des camps palestiniens, ont f […] Lire la suite

27-29 août 1987
Liban. Chute de la livre

Du 27 au 29, des manifestations et des émeutes ont lieu à Beyrouth, surtout dans la banlieue sud musulmane, contre la cherté de la vie, les cours de la livre libanaise dégringolant de façon catastrophique : le dollar, qui valait 3,70 livres au printemps de 1983, et 85 livres au 1er janvier 1987, frôle les 300 livres, sans que le gouvernement, qui ne s'est plus réuni depuis o […] Lire la suite

18-19 août 1987
Liban – Syrie – États-Unis. Libération d'un otage américain et rapprochement américano-syrien

Le 18, Charles Glass, journaliste américain enlevé le 17 juin dans un secteur de Beyrouth sous contrôle syrien, est relâché par ses ravisseurs, qui le laissent « s'évader ». Cette libération, que Damas avait exigée à plusieurs reprises, n'a pu intervenir que grâce à un arrangement syro-iranien. C'est pourquoi le président Reagan exprime ses remerciements « pour toute forme d'assistance assurée par […] Lire la suite

7 août 1987
Liban. Mort de Camille Chamoun

Camille Chamoun meurt à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Il était un des derniers grands leaders de la scène politique et occupait encore le ministère des Finances après avoir été président de la République de 1952 à 1958 et avoir participé à la plupart des gouvernements depuis un quart de siècle. Ses obsèques ont lieu, le 9, dans son village natal de Deir-el-Kamar, situé dans le Chouf, occupé par  […] Lire la suite

17 juin 1987
Liban. Nouveaux enlèvements à Beyrouth

Trois personnes sont enlevées à l'entrée sud de Beyrouth, dans une zone contrôlée par l'armée syrienne : il s'agit de Charles Glass, journaliste américain, d'Ali Adel Osseirane, fils du ministre libanais de la Défense, et de son chauffeur. Après de vives pressions syriennes, ces deux derniers sont relâchés le 24, mais Damas ne réussit pas à obtenir la libération de Charles Glass, ce qui provoque u […] Lire la suite

1er juin 1987
Liban. Assassinat du Premier ministre Rachid Karamé

Le 1er, une bombe explose dans l'hélicoptère qui transportait Rachid Karamé. Celui-ci est tué, les autres passagers sont indemnes. Cet assassinat suscite une vive indignation tant dans le camp chrétien que dans le camp musulman et plus de cent mille personnes assistent aux obsèques nationales, célébrées le 3 à Tripoli, la ville natale de Rachid Karamé. Le président Amine Gem […] Lire la suite

4 avril 1987
Liban. Fin de la « guerre des camps »

Un accord est conclu, pour mettre fin à la « guerre des camps » au Liban, entre le mouvement chiite d'Amal et le Front de salut national palestinien (coalition prosyrienne) en présence d'officiers syriens. Cet accord permet un cessez-le-feu général, la levée du blocus alimentaire des camps palestiniens de Borj-Barajneh et de Chatila, ainsi que l'évacuation des blessés après cinq mois de combats in […] Lire la suite

10-23 mars 1987
France – Liban. Fermeté face aux menaces contre un otage français au Liban

Le 10, François Mitterrand, hôte à déjeuner de la presse diplomatique française, déclare à propos des otages français détenus au Liban : « Je ne veux pas échanger un assassin contre un innocent ; on ne peut pas traiter avec le terrorisme ou avec ses délégués. »Le 12, l'Organisation de la justice révolutionnaire (O.J.R.), dans un communiqué rendu public à Beyrouth, menace d'« exécuter » dans les qu […] Lire la suite

6-24 février 1987
Liban. Aggravation de la « guerre des camps » et retour en force de l'armée syrienne à Beyrouth-Ouest

Le 6, les Palestiniens du camp de réfugiés de Borj-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, demandent aux autorités religieuses musulmanes l'autorisation de se nourrir de chair humaine. En effet, la famine sévit dans le camp où les vingt mille habitants sont assiégés par les miliciens du mouvement chiite d'Amal depuis une centaine de jours. La situation est à peu près identique dans le camp pro […] Lire la suite

12-31 janvier 1987
Liban. Prise en otage de treize étrangers en deux semaines à Beyrouth-Ouest

Le 12, un ressortissant saoudien, qui travaillait à la section culturelle de l'ambassade, est enlevé à Beyrouth-Ouest.Le 13, Roger Auque, un journaliste français qui assurait des correspondances pour R.T.L., La Croix et l'agence photographique Gamma, est enlevé à Beyrouth-Ouest. Il venait de « couvrir » l'arrivée dans la capitale libanaise de Terry Waite, l'émissaire britanniqu […] Lire la suite

1986

24-30 décembre 1986
Liban – France. Libération d'un otage français, assassinat de trois otages juifs libanais

Le 24, à Beyrouth, Aurel Cornéa, l'un des quatre membres de l'équipe d'Antenne 2 enlevés le 8 mars, est libéré à Beyrouth, par l'Organisation de la justice révolutionnaire. Dans un entretien téléphonique avec sa femme, il déclare aller bien et penser que la libération de Jean-Louis Normandin, le dernier de l'équipe à rester détenu, n'« est qu'une question de jours ».Le 25, Aurel Cornéa arrive à Pa […] Lire la suite

19 décembre 1986
Liban – Syrie. Répression syrienne à Tripoli et poursuite de la « guerre des camps »

Les intégristes sunnites du Mouvement d'unification islamique (M.U.I.), alliés de longue date des Palestiniens arafatistes, attaquent des positions syriennes à Tripoli, chef-lieu du nord du Liban. Il s'ensuit de très violents combats et, pendant plusieurs jours, l'armée syrienne pourchasse les intégristes dans la région de Tripoli. Le bilan de cette répression varie, selon les sources, entre cent  […] Lire la suite

26 novembre 1986
Liban – O.N.U. Forte diminution du contingent français de la F.I.N.U.L.

Le Conseil de sécurité de l'O.N.U. approuve les propositions du secrétaire général concernant un redéploiement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Conformément au souhait de Paris, le contingent français va passer de 1 380 à 540 soldats au cours de la première quinzaine de décembre. Jean-Bernard Raimond, ministre français des Affaires étrangères, précise que « la France reste ferme […] Lire la suite

4-30 novembre 1986
Liban. Aggravation de la « guerre des camps » à Beyrouth et dans le Sud

Le 4, la violence des combats redouble autour du camp palestinien de Borj-Barajneh, dans la banlieue chiite au sud de Beyrouth : ils font dix morts et plus de soixante blessés. Les duels d'artillerie ont commencé le 29 octobre autour de ce camp, entre miliciens chiites d'Amal et Palestiniens, alors que dans le sud du Liban, à Rachidieh, près de Tyr, les affrontements sont intermittents depuis le 3 […] Lire la suite

27 septembre 1986
Liban. Combats meurtriers entre miliciens chrétiens à Beyrouth-Est

Environ six cents hommes fortement armés pénètrent à Beyrouth-Est en franchissant, pour la première fois depuis 1978, la ligne de démarcation qui sépare les secteurs chrétien et musulman de Beyrouth. Les assaillants sont des chrétiens partisans de Elie Hobeika, qui a été évincé en janvier de la direction de la milice libanaise en raison de sa tentative de rapprochement avec la Syrie. Après de furi […] Lire la suite

2-26 septembre 1986
Liban – France. Menaces sur les otages français détenus au Liban et assassinat de soldats français de la F.I.N.U.L.

Le 2, le Djihad islamique adresse de nouvelles menaces au gouvernement français à propos des otages qu'il détient et le somme de « s'écarter de la politique américaine ». Dans une cassette vidéo qui accompagne le communiqué, Jean-Paul Kauffmann, enlevé le 22 mai 1985, fait part de son « total désespoir ». Six autres Français sont retenus en otages au Liban et l'Organisation de la justice révolutio […] Lire la suite

8-26 août 1986
Liban – O.N.U. Attentats à Beyrouth et harcèlement de la F.I.N.U.L. par les miliciens chiites

Le 8, une voiture piégée explose dans le secteur musulman de Beyrouth, à proximité d'une permanence du mouvement chiite Amal, dans le quartier de l'université arabe : treize personnes sont tuées et quatre-vingt-douze autres blessées. De la même manière, dans le secteur chrétien de Beyrouth-Est, le 14, l'explosion d'une voiture piégée dans le quartier populeux de Dora fait vingt morts et une centai […] Lire la suite

10-12 juillet 1986
France – Liban. Condamnation de Georges Ibrahim Abdallah

Le 10, Georges Ibrahim Abdallah, chef présumé des F.A.R.L., arrêté le 25 octobre 1984 à Lyon et accusé d'usage de passeports falsifiés, d'association de malfaiteurs, de détention d'armes et d'explosifs, est condamné à quatre ans de prison par le tribunal lyonnais. Il avait déjà été inculpé à Paris pour complicité d'homicide volontaire dans l'assassinat en 1982 d'un attaché militaire américain et d […] Lire la suite

4-29 juillet 1986
Liban – Syrie. Déploiement de soldats syriens à Beyrouth-Ouest

Le 4, deux cents soldats syriens se déploient à Beyrouth-Ouest : ce retour dans la capitale libanaise est le premier depuis le retrait consécutif à l'invasion israélienne de juin 1982. En application d'un plan de sécurité conclu à la mi-juin, les unités spéciales de commandos de l'armée syrienne assistent l'armée et les forces de sécurité intérieure libanaises pour mettre fin aux affrontements ent […] Lire la suite

7 mai 1986
Liban – France. Enlèvement d'un neuvième Français à Beyrouth-Ouest

Le 7, Camille Sontag, ressortissant français de quatre-vingt-quatre ans, est enlevé à Beyrouth-Ouest. Huit autres Français sont retenus en otages au Liban : deux ont été enlevés le 22 mars 1985, deux autres le 22 mai 1985, puis quatre membres d'une équipe d'Antenne 2 le 8 mars dernier. […] Lire la suite

1er-3 avril 1986
Liban – France. Retrait des casques blancs français de Beyrouth

Le 1er, Paris annonce officiellement sa décision, prise « en accord avec les autorités libanaises », de retirer les observateurs français installés en mars 1984 à Beyrouth. De quatre-vingts au départ, ils n'étaient plus que quarante-cinq et n'étaient plus du tout à même d'assurer leur mission qui consistait à veiller au respect du cessez-le-feu. Sept d'entre eux ont été tués […] Lire la suite

17-22 février 1986
Israël – Liban. Importante opération israélienne de ratissage au Liban-Sud

Le 17, une patrouille de miliciens de l'Armée du Liban du Sud (A.L.S.) et de soldats israéliens est attaquée dans la « zone de sécurité » qui longe la frontière israélienne : deux miliciens de l'A.L.S. sont tués et deux soldats israéliens capturés. L'enlèvement est revendiqué par la Résistance islamique, qui regroupe des intégristes chiites proches du Hezbollah, le Parti de Dieu pro-iranien. Aussi […] Lire la suite

13-28 janvier 1986
Liban – Syrie. Victoire des adversaires de l'accord intermilices au sein des milices chrétiennes

Le 13, des affrontements opposent dans les banlieues nord et est de Beyrouth des miliciens chrétiens : les uns, autour de Élie Hobeika, chef des Forces libanaises (milices chrétiennes unifiées), sont favorables à l'accord intermilices, signé le 28 décembre 1985 à Damas, qui prévoit d'importants changements politiques et constitutionnels au Liban ; les autres y sont hostiles. Mais aucune des deux p […] Lire la suite

1985

28 décembre 1985
Liban – Syrie. Conclusion d'un accord intermilices à Damas

Un accord de paix est signé à Damas par les chefs des trois principales milices combattantes, Élie Hobeika (Forces libanaises ; chrétien), Nabih Berri (Amal ; chiite) et Walid Joumblatt (P.S.P. ; druze). Cet accord, en négociation depuis le mois de septembre sous l'égide de la Syrie, prévoit la fin de l'état de guerre dans un délai d'un an et définit dans le détail de nouvelles structures institut […] Lire la suite

20-24 novembre 1985
Liban. Combats entre Druzes et chiites à Beyrouth-Ouest

Du 20 au 24, Beyrouth est à nouveau la proie de violents combats qui opposent les miliciens chiites d'Amal aux Druzes du Parti socialiste progressiste (P.S.P.). Cette « guerre des alliés » a été déclenchée par le refus des Druzes de voir flotter le drapeau de l'État libanais sur les bâtiments publics à l'occasion du quarante-deuxième anniversaire de l'indépendance du Liban, célébré le 22. Après ci […] Lire la suite

2-30 octobre 1985
Liban. Cessation des combats à Tripoli, assassinat d'un des quatre Soviétiques enlevés et libération des trois autres

Le 2, Arkady Katkov, attaché culturel à l'ambassade soviétique à Beyrouth, est retrouvé mort. Enlevé l'avant-veille avec trois de ses compatriotes, il a été assassiné par ses ravisseurs qui se réclament de l'Organisation islamique de libération-Forces de Khaled Ibn Walid et exigent l'arrêt des hostilités à Tripoli, chef-lieu du Liban du Nord.Le 3, un accord est conclu à Damas, entre intégristes mu […] Lire la suite

15-30 septembre 1985
Liban – Syrie. Violents combats à Tripoli et enlèvement de quatre Soviétiques à Beyrouth

Le 15, des affrontements très violents commencent à Tripoli, chef-lieu du Liban du Nord, entre intégristes musulmans et milices prosyriennes. Les miliciens du Parti arabe démocratique, qui sont des alaouites prosyriens, tentent de se réinstaller dans le centre de Tripoli en s'appuyant sur l'armée syrienne, présente tout autour de la ville. Mais le centre de Tripoli est solidement tenu par les mili […] Lire la suite

10 septembre 1985
Liban – France. Libération des derniers détenus libanais du camp d'Atlit, mais maintien en détention des otages français

Les cent dix-neuf derniers détenus libanais du camp l'Atlit sont relâchés par Israël. Ils faisaient partie des onze cent soixante-sept prisonniers du camp d'al-Ansar au Liban du Sud qu'Israël avait transférés, le 2 avril, sur son territoire et dont les pirates de l'air chiites, auteurs du détournement du Boeing de la T.W.A., en juin, à Beyrouth, avaient demandé la libération. Amal, qui avait permi […] Lire la suite

5-22 août 1985
Liban. Reprise des combats et série d'attentats à Beyrouth

Le 5, au Liban du Sud, dans la « zone de sécurité » établie par Israël, deux soldats israéliens sont tués ainsi que trois des membres du commando qui avait attaqué la patrouille.Le 9, les combats reprennent sur la ligne de démarcation qui sépare le secteur chrétien de Beyrouth-Est du secteur musulman de Beyrouth-Ouest ainsi que les bombardements des quartiers résidentiels de part et d'autre de cet […] Lire la suite

1er-31 juillet 1985
Liban. Plan de sécurité pour Beyrouth-Ouest et l'aéroport, libération partielle des détenus libanais d'Atlit et attentats anti-israéliens

Le 1er, les trente-neuf otages américains libérés la veille arrivent à la base militaire américaine de Francfort, où ils sont accueillis par le vice-président George Bush. Dans les jours qui suivent, les États-Unis essaient en vain d'obtenir un boycottage international de l'aéroport de Beyrouth. Ils y renoncent finalement et engagent à partir du 10 des discussions avec le go […] Lire la suite

11-30 juin 1985
Liban – États-Unis. Négociations pour la libération de trente-neuf otages américains retenus à Beyrouth

Le 11, quatre ou six hommes armés pénètrent sur la piste de l'aéroport de Beyrouth et réussissent à monter à bord d'un Boeing 727 de la compagnie jordanienne Alia en partance pour Amman. L'avion, avec cinquante-sept passagers, huit agents de la sécurité jordanienne et neuf membres d'équipage à bord, se pose à Larnaka (Chypre), puis à Palerme, avant de revenir à Beyrouth. Les pirates de l'air, qui  […] Lire la suite

4-18 juin 1985
Liban. Fin du retrait israélien du Liban-Sud et arrêt de la guerre des camps palestiniens de Beyrouth

Le 4, un passage est rouvert entre les secteurs est et ouest de Beyrouth, après cinq semaines de fermeture, ce qui représente un record de dix ans de guerre. Les combats entre milices musulmane et chrétienne ont pratiquement cessé, malgré quelques bombardements intermittents.Le 10, Israël annonce que son retrait du Liban du Sud est achevé, trois ans après le début de l'invasion qui avait commencé  […] Lire la suite

2-31 mai 1985
Liban. Enlèvement de Jean-Paul Kauffmann et Michel Seurat au cours de la guerre chiito-palestinienne

Le 2, les combats entre milices musulmane et chrétienne, qui avaient repris à Beyrouth à la fin d'avril après les violences commises contre les chrétiens dans le sud du Liban, s'intensifient. Les passages qui permettent de traverser la ligne de démarcation entre les quartiers chrétien et musulman de Beyrouth sont fermés les uns après les autres. Ces affrontements font plus de cent morts.Le 9, les  […] Lire la suite

2-29 avril 1985
Liban. Exode des chrétiens du Liban du Sud après le retrait de l'armée israélienne

Le 2, 1 167 détenus libanais du camp d'al-Ansar au Liban du Sud sont transférés en Israël et 752 autres sont libérés après la fermeture du camp en raison du redéploiement de l'armée israélienne vers le sud. La Croix-Rouge dénonce, le 3, une violation par Jérusalem de la quatrième convention de Genève qui interdit le transfert de prisonniers hors du territoire occupé.Le 11 commence la deuxième des  […] Lire la suite

2-29 mars 1985
Liban. Multiplication des attentats, des raids israéliens et des enlèvements d'étrangers

Le 2, l'armée israélienne effectue une importante opération de ratissage dans le village de Maaraké, à quelques kilomètres de Tyr, dans la région du Liban du Sud qu'elle occupe encore. Dès le départ des soldats israéliens, les membres de la résistance libanaise réapparaissent et les portraits de Khomeyni fleurissent sur les murs des maisons.Le 4, la mosquée chiite de Maaraké est détruite par l'exp […] Lire la suite

6-26 février 1985
Liban – Israël. Retrait israélien d'une partie du Liban-Sud et représailles contre la résistance libanaise

Le 6, Nabih Berri, ministre d'État pour le Liban du Sud et chef de la milice chiite Amal, prononce un discours à l'occasion du premier anniversaire de la prise de contrôle de Beyrouth-Ouest par les siens. Il se proclame « ministre de la Résistance nationale » et annonce que les commandos qui se rendent dans le Sud pour y mener des opérations anti-israéliennes le font sous son autorité. Depuis le d […] Lire la suite

7-24 janvier 1985
Liban – Israël. Recrudescence des attentats et plan israélien d'évacuation

Dans la nuit du 7 au 8, le lieutenant-colonel Claude Cuenot, commandant adjoint du corps des observateurs français à Beyrouth-Ouest, est assassiné dans la capitale libanaise. D'autre part, le père Lawrence Jenco, un prêtre américain, est enlevé à Beyrouth-Ouest, le 8 au matin. L'enlèvement est revendiqué, le 11, par le Djihad islamique. Tandis que l'insécurité s'accroît à Beyrouth, que les attenta […] Lire la suite

1984

8 novembre 1984
Liban – Israël. Ouverture d'une négociation militaire israélo-libanaise

Des pourparlers s'engagent entre militaires libanais et israéliens pour étudier des dispositions de sécurité qui permettraient le retrait des forces israéliennes du Liban du Sud. Ces pourparlers ont lieu à Nakoura, près de la frontière libano-israélienne, au quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (F.I.N.U.L.). C'est en effet Javier Peréz de Cuellar, secrétaire général  […] Lire la suite

20 septembre 1984
Liban. Dégradation de la situation du Sud-Liban

L'explosion d'une camionnette piégée provoque la mort de vingt-trois personnes dont deux Américains et d'importants dégâts à l'annexe de l'ambassade américaine installée depuis le 2 août à Awkar, à 15 kilomètres au nord de Beyrouth, en plein secteur chrétien. L'attentat est revendiqué par le Jihad islamique, reponsable des attentats meurtriers contre les Q.G. américain et français en octobre 1983. […] Lire la suite

29 août 1984
Liban. Mort de Pierre Gemayel

Le 29 meurt Pierre Gemayel, à la fois chef du Parti phalangiste, ministre dans le gouvernement d'union nationale de Rachid Karamé et père du président Amine Gemayel. Ses obsèques ont lieu le 30, et la plupart des personnalités libanaises, aussi bien musulmanes que chrétiennes, y assistent pour rendre un dernier hommage au fondateur des Phalanges. Sa disparition est un coup sévère pour le président […] Lire la suite

3-9 juillet 1984
Liban. Entrée en vigueur du plan de sécurité à Beyrouth

Le 3, les milices druzes, chiites et chrétiennes achèvent de retirer leurs armes lourdes de Beyrouth, conformément au plan de pacification prévu par la Conférence de Lausanne du 12 au 22 mars, mais approuvé par le gouvernement d'union nationale de Rachid Karamé seulement le 23 juin.Le 4, l'armée réunifiée sous un commandement collégial commence à se déployer le long de la ligne de démarcation et,  […] Lire la suite

11-23 juin 1984
Liban. Investiture du gouvernement Karamé et nouveau plan de sécurité pour Beyrouth

Le 11, en raison d'affrontements entre milices rivales, de très violents bombardements atteignent les quartiers est et ouest de Beyrouth : au moins cent vingt personnes sont tuées et trois cents blessées. Ces combats ont lieu pour faire pression sur les députés qui débattent sur le programme politique du « gouvernement d'union nationale » formé à la fin d'avril par Rachid Karamé.Le 12, le gouverne […] Lire la suite

7-11 mai 1984
Liban. Nomination de Nabih Berri comme ministre d'État

Le 7, le Premier ministre Rachid Karamé, qui a formé le 30 avril un gouvernement d'union nationale, nomme ministre d'État chargé des affaires du Liban-Sud et de la reconstruction Nabih Berri, le chef de la milice chiite Amal, qui avait refusé les ministères de la Justice et de l'Hydroélectricité dans ce cabinet.Les 10 et 11, le gouvernement Karamé se réunit au complet au palais d'été aménagé à Bic […] Lire la suite

9 avril-1er mai 1984
Liban. Formation d'un gouvernement d'union nationale par Rachid Karamé

Le 9, le haut comité politique et militaire mis en place à la fin de mars par la conférence de Lausanne entérine un « plan de pacification » pour Beyrouth, sa banlieue sud et la montagne. Celui-ci prévoit le désengagement des forces le long de la ligne de front et l'établissement d'une zone tampon entre les milices adverses ; à l'intérieur de cette zone, mille deux cents policiers libanais doivent […] Lire la suite

1er-31 mars 1984
Liban. Échec de la conférence interlibanaise de Lausanne et fin de la mission de la force multinationale à Beyrouth

Le 1er au soir, le président libanais Amine Gemayel quitte Damas après deux jours d'entretiens avec le président syrien Hafez el-Assad. Aucun communiqué n'est publié mais les autorités syriennes se félicitent d'un « accord sur plusieurs points ». Il semble à peu près acquis que, en échange de certaines concessions, le président Gemayel a obtenu que son pouvoir ne soit plus r […] Lire la suite

2-29 février 1984
Liban. Déroute de l'armée libanaise et évacuation de Beyrouth par les contingents américain, italien et britannique

À partir du 2, à Beyrouth, les affrontements sporadiques entre les miliciens du mouvement chiite Amal et l'armée libanaise s'aggravent : après l'attaque, par Amal, d'une position de l'armée, cette dernière réplique, le 3, en bombardant la banlieue sud de Beyrouth, provoquant d'importantes destructions et de nombreuses victimes.Le 5, le président Amine Gemayel accepte la démission du gouvernement d […] Lire la suite

4-18 janvier 1984
Liban. Dégradation de la situation à Beyrouth

Le 4, l'aviation israélienne bombarde plusieurs objectifs à Baalbek et dans sa région. Ce raid, qui visait les extrémistes chiites, est le plus meurtrier depuis le début de la guerre du Liban en juin 1982 : on compte au moins cent tués et trois cents blessés.Le 14, le commandant Saad Haddad, qui dirigeait au Sud-Liban une milice alliée d'Israël, meurt des suites d'un cancer. Itzhak Shamir, Premier […] Lire la suite

1983

1er-31 décembre 1983
Liban. Impasse dans les négociations interlibanaises et multiplication des combats et des attentats à Beyrouth

Les 1er et 2, le président Amine Gemayel est à Washington où il essaie d'obtenir du président Reagan qu'il accepte la « mise entre parenthèses » de l'accord israélo-libanais du 17 mai. Mais Ronald Reagan reste inflexible et la mission confiée au début de novembre à Amine Gemayel par la Conférence de Genève sur le dialogue au Liban reste dans l'impasse.Le 4, vingt-quatre avio […] Lire la suite

14-30 novembre 1983
Liban – Syrie. Annulation de la visite en Syrie du président Gemayel

Le 14, la visite que devait effectuer le président Gemayel à Damas est reportée en raison de l'hospitalisation du président Assad qui ne réapparaîtra en public que le 30, très affaibli. […] Lire la suite

4-20 novembre 1983
Liban – Israël. Attentat anti-israélien à Tyr et représailles françaises et israéliennes

Le 4, un camion-suicide se précipite sur les bâtiments du Q.G. militaire israélien à Tyr, au Sud-Liban. L'attentat, commis dans les mêmes conditions que ceux du 23 octobre contre les contingents américain et français de la force multinationale, provoque la mort de vingt-neuf soldats israéliens et de trente-deux prisonniers palestiniens et libanais. Le jour même, l'aviation israélienne effectue un  […] Lire la suite

1er-4 novembre 1983
Liban. Congrès de réconciliation nationale

Le 1er, à Genève, commencent les discussions du congrès libanais de réconciliation nationale, inauguré la veille en présence de neuf personnalités représentant la plupart des tendances politiques et confessionnelles libanaises : Amine Gemayel, chrétien maronite, président de la République ; Pierre Gemayel, son père, chrétien maronite, fondateur des Phalanges ; Camille Chamou […] Lire la suite

23 octobre-3 novembre 1983
Liban. Attentat à Beyrouth contre les soldats américains et français de la force multinationale

Le 23, à Beyrouth, deux attentats détruisent le quartier général des marines américains et un cantonnement de parachutistes français. En premier lieu, quelques minutes après six heures, le Q.G. américain est atteint par un camion-suicide qui, après avoir forcé les barrages, vient exploser contre lui : deux cent trente-neuf victimes seront retrouvées sous les décombres. Une minute vingt secondes pl […] Lire la suite

2-29 septembre 1983
Liban – Israël. Violents combats après le retrait partiel israélien

Le 2, le président Gemayel demande officiellement, dans une requête à la Ligue arabe, le retrait des troupes syriennes et des combattants palestiniens du Liban.À partir du 3 au soir commence le retrait des troupes israéliennes qui évacuent la montagne du Chouf pour s'installer derrière le fleuve Awali. L'armée libanaise, qui devait remplacer l'armée israélienne dans toutes les positions que cette  […] Lire la suite

5 août-1er septembre 1983
Liban. Remise en cause de l'autorité du président Amine Gemayel

Les 5, 6 et 7 une vague d'attentats par voitures piégées fait cinquante-cinq morts et deux cent quatre blessés dans des zones contrôlées par l'armée syrienne, à Tripoli, à Arbaniyeh, village situé à l'est de Beyrouth, et à Baalbek.Le 8, le Front de salut national (F.S.N.), coalition de l'opposition présidée par le chef druze Walid Joumblatt et soutenue par Damas, accuse le gouvernement d'Amine Gem […] Lire la suite

4-29 juillet 1983
Proche-Orient. Situation bloquée au Liban

Du 4 au 7, George Shultz et Claude Cheysson effectuent des tournées au Proche-Orient, sans se rencontrer. Après s'être rendu en Arabie Saoudite, en Syrie, au Liban, en Israël, en Jordanie et en Égypte, le secrétaire d'État américain reconnaît qu'« aucun progrès n'a été réalisé vers le retrait des forces étrangères stationnées au Liban ». Le ministre français des Relations extérieures, qui a visité […] Lire la suite

9 mai 1983
Proche-Orient. Mutinerie de feddayin au Liban contre Yasser Arafat

Le colonel Abou Moussa, membre du Conseil révolutionnaire du Fath, la plus importante organisation de l'O.L.P., refuse de continuer à reconnaître l'autorité de Yasser Arafat. Cette attitude provoque, au sein des forces armées palestiniennes au Liban, une dissidence qui prend une certaine ampleur. Les officiers contestataires, soutenus ouvertement par la Libye et plus discrètement par la Syrie, ren […] Lire la suite

6-27 mai 1983
Proche-Orient. Nouvelle tension entre Jérusalem et Damas à la suite de la signature du traité israélo-libanais

Le 6, le gouvernement israélien donne son approbation de principe au projet d'accord avec le Liban, mis au point grâce à une « navette » entre Jérusalem et Beyrouth de George Shultz, secrétaire d'État américain, arrivé dans la région le 25 avril. Le Conseil des ministres israélien demande cependant quelques « éclaircissements sur les problèmes politiques et de sécurité ».Le 7, George Shultz achève […] Lire la suite

18 avril 1983
Liban – États-Unis. Attentat meurtrier contre l'ambassade américaine à Beyrouth

Une explosion très violente détruit presque entièrement l'ambassade américaine à Beyrouth : soixante-dix personnes sont tuées ou portées disparues. […] Lire la suite

22-28 février 1983
Israël – Liban. Impasse des négociations israélo-libanaises

Le 22, le président Reagan offre de « garantir la sécurité des frontières septentrionales d'Israël après le retrait complet de l'armée israélienne du Liban ». Par cette proposition, repoussée dès le 23 par Menahem Begin, qui confirme son désir d'aboutir à « un accord de sécurité en bonne et due forme avec le Liban », Washington tente de débloquer les négociations israélo-libanaises qui se poursuiv […] Lire la suite

7-20 février 1983
Israël. Publication du rapport sur les massacres de Sabra et de Chatila

Le 7, Yitzhak Kahane, président de la Cour suprême, remet à Menahem Begin le rapport établi par la commission d'enquête qu'il présidait. Cette commission, composée de trois membres, avait été constituée pour déterminer les responsabilités israéliennes dans les massacres de civils palestiniens par des miliciens phalangistes libanais dans les camps de Sabra et de Chatila, les 16 et 17 septembre 1982 […] Lire la suite

13 janvier 1983
Israël – Liban. Fixation d'un ordre du jour pour les négociations israélo-libanaises

Un accord intervient à Kyriat-Shmoneh concernant l'ordre du jour des négociations israélo-libanaises sur le retrait des forces étrangères du Liban. Cet ordre du jour comprend les cinq points suivants : la fin de l'état de guerre, les arrangements de sécurité, le cadre des relations mutuelles, le programme du retrait complet des forces étrangères du Liban et les garanties éventuelles. Cependant, ma […] Lire la suite

1982

28 décembre 1982
Israël – Liban. Ouverture de négociations israélo-libanaises

Des négociations israélo-libanaises s'ouvrent afin de mettre un terme au conflit entre les deux pays. Elles ont lieu alternativement à Khaldé, petite localité au sud de Beyrouth, et à Kiryat-Shmoneh, dans le nord d'Israël. Une délégation américaine participe également aux pourparlers, dont le but n'est pas clairement défini : Israël insiste sur une « normalisation des relations » avec le Liban, ma […] Lire la suite

4-22 octobre 1982
Liban. Premières initiatives du président Amine Gemayel

Le 4, le président Amine Gemayel reconduit Chafic Wazzan, Premier ministre sortant, dans ses fonctions. Celui-ci est populaire tant auprès des chrétiens qu'auprès des musulmans.Le 7, la composition de son cabinet est annoncée : l'équipe formée comprend dix « techniciens » qui n'ont jamais participé à la vie politique du pays. Cependant, l'armée libanaise effectue, dans Beyrouth-Ouest, des opératio […] Lire la suite

15-30 septembre 1982
Liban. Massacres dans les camps palestiniens de Sabra et de Chatila

Le 15 au matin, quelques heures à peine après l'annonce de la mort de Béchir Gemayel, président élu libanais, l'armée israélienne pénètre dans Beyrouth-Ouest. En deux jours et malgré la résistance de quelques miliciens, l'armée israélienne contrôle entièrement la capitale libanaise.Le 17, le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni depuis deux jours à la demande du Liban, adopte, à l'unanimité […] Lire la suite

1er-23 septembre 1982
Liban. Assassinat de Béchir Gemayel et élection de son frère Amine à la présidence

Le 1er, l'évacuation de Beyrouth-Ouest des derniers combattants palestiniens s'achève. Les jours suivants, l'armée libanaise s'y déploie lentement. Les 2 200 soldats américains, français et italiens de la force multinationale d'interposition continuent leur travail de déminage et s'apprêtent à quitter la capitale libanaise : leur départ sera effectif le 13.Le 5, Ariel Sharon […] Lire la suite

1er août-1er septembre 1982
Israël – Liban. Évacuation de Beyrouth-Ouest par les Palestiniens

Le 1er, Beyrouth-Ouest subit de violents bombardements pendant quatorze heures consécutivement. Après des combats très durs, l'armée israélienne s'empare de l'aéroport. À New York, le conseil de sécurité décide à l'unanimité l'envoi d'observateurs de l'O.N.U. à l'intérieur et autour de Beyrouth.Le 4, les troupes israéliennes pénètrent par trois côtés dans Beyrouth-Ouest. Au  […] Lire la suite

1er-29 juillet 1982
Israël – Liban. Pression de l'armée israélienne sur Beyrouth-Ouest

À partir du 1er, deux émissaires français sont envoyés au Proche-Orient pour tenter une mission de médiation dans le conflit du Liban. Fraîchement accueillis en Israël, ils se rendent ensuite au Liban, en Jordanie, en Syrie et en Arabie Saoudite.Les 1er et 2, Bechir Gemayel, principal dirigeant chrétien du Liban, est reçu à Taëf en Arabie Saoudite par  […] Lire la suite

3-29 juin 1982
Israël – Liban. Invasion du Liban par Israël

Le 6, l'armée israélienne pénètre au Liban : depuis l'avant-veille, en « représailles » après l'attentat commis, le 3, contre l'ambassadeur d'Israël à Londres, l'aviation israélienne avait bombardé à plusieurs reprises Beyrouth et d'autres agglomérations libanaises, tuant des centaines de Libanais et de Palestiniens. Jérusalem soutient tout d'abord que cette action militaire est destinée à repouss […] Lire la suite

24-26 mai 1982
Liban. Explosion d'une voiture piégée devant l'ambassade de France

Le 24, la voiture d'une secrétaire de l'ambassade de France à Beyrouth explose juste après avoir franchi la grille d'entrée. L'attentat provoque la mort de onze personnes, dont le parachutiste de garde et trois autres membres du personnel de l'ambassade. Aussitôt, le Quai d'Orsay condamne « cet acte criminel particulièrement odieux », mais déclare que l'ambassade à Beyrouth sera maintenue quoi qu' […] Lire la suite

1981

4 septembre 1981
Liban – France. Assassinat de l'ambassadeur de France à Beyrouth

Le 4, Louis Delamare, ambassadeur de France au Liban depuis plus de deux ans, est assassiné à Beyrouth dans sa voiture par quatre inconnus. Alors que les Syriens et les Palestiniens démentent toute participation à cet attentat, on estime généralement qu'il aurait pu être le fait de Palestiniens extrémistes ou de fanatiques du khomeynisme, désireux de punir Paris, qui a accepté d'accueillir les opp […] Lire la suite

10-29 juillet 1981
Israël – Liban. Reprise des bombardements israéliens au Liban et cessez-le-feu précaire

À partir du 10, l'aviation israélienne effectue à nouveau des raids contre des positions palestiniennes au Liban, provoquant la mort de nombreux civils. Les Palestiniens ripostent en bombardant aux roquettes des localités du nord de la Galilée.Le 17, l'aviation israélienne bombarde plusieurs quartiers de la capitale libanaise. Les autorités militaires israéliennes annoncent que les quartiers génér […] Lire la suite

7-30 juin 1981
Liban. Accalmie dans les combats

Les 7 et 8 se réunit pour la première fois à Beiteddine, dans la montagne libanaise, le comité arabe quadripartite qui regroupe autour du président Sarkis et sous l'égide de Chedli Klibi, secrétaire général de la Ligue arabe, les ministres des Affaires étrangères syrien, saoudien et koweitien. La conférence prend acte de l'acceptation par les troupes syriennes et les forces chrétiennes libanaises  […] Lire la suite

7-28 mai 1981
Liban. Médiation des États-Unis entre Israël et la Syrie

Le 7, Philip Habib engage, à la demande du président Reagan, une mission de médiation entre Israël et la Syrie pour tenter de résoudre la crise née, en avril, de l'installation par Damas de missiles anti-aériens de fabrication soviétique S.A.M.2 et S.A.M.6 dans la plaine de la Bekaa au Liban. L'envoyé spécial du président Reagan se rend successivement à Beyrouth, à Damas, à Jérusalem et à Riyad.Le […] Lire la suite

1er-30 avril 1981
Liban – Syrie. Reprise des combats entre troupes syriennes et milices chrétiennes

Le 1er, à Zahlé, dans la plaine de la Bekaa, au centre du Liban, de violents affrontements à l'artillerie lourde opposent les troupes syriennes de la Force arabe de dissuasion (F.A.D.) et les milices phalangistes chrétiennes qui tiennent la ville. Au bout d'une semaine de combats et de bombardements, la ville de Zahlé est totalement encerclée par les Syriens.Le 2, à Beyrouth […] Lire la suite

6 février 1981
Liban. Aggravation de la tension entre Amman et Damas après l'enlèvement d'un diplomate jordanien

Hicham al-Mohayssen, chargé d'affaires jordanien à Beyrouth, est enlevé par un groupe armé circulant à bord de quatre voitures. Ce secteur de Beyrouth-Ouest étant contrôlé par la Force arabe de dissuasion (F.A.D.) sous influence syrienne, Amman met immédiatement en cause la responsabilité de Damas dans cette affaire. Des troupes sont concentrées des deux côtés de la frontière syro-jordanienne. Hic […] Lire la suite

— Universalis