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15-30 novembre 2006

France. Nouveau dérapage verbal de Georges Frêche

Le 15, lors d'une réunion politique, le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche déclare : « Dans cette équipe [de France de football], il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. [...] S'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. » Tandis que ces propos rapportés par la presse sont vivement condamnés, à droite comme à gauche, l'intéressé invoque les « interprétations » erronées de ses paroles. En février, Georges Frêche s'était déjà livré à un dérapage verbal en qualifiant de « sous-hommes » deux fils de harkis, lors d'une cérémonie à la mémoire du porte-parole pied-noir Jacques Roseau. Cette déclaration lui avait valu d'être suspendu pour deux ans des organes décisionnels du Parti socialiste.

Le 21, le bureau national du P.S. décide de saisir de nouveau du cas de Georges Frêche la commission des conflits. Plusieurs dirigeants socialistes demandent son exclusion.

Le 30, le procureur de la République auprès du tribunal correctionnel de Montpellier qualifie de « racistes » les propos tenus en février par Georges Frêche et requiert une peine d'amende de 15 000 euros. Le jugement doit être prononcé en janvier 2007.

— Universalis

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