WEST END BLUES (L. Armstrong)

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Louis Armstrong naît avec le jazz, qui s'invente dans les rues de sa ville natale, La Nouvelle-Orléans. Premier véritable soliste de son histoire, il montre dès ses débuts un exceptionnel génie pour l'improvisation. La noblesse d'un phrasé impérial, l'éclat et la chaleur de la sonorité de sa trompette, le timbre voilé d'une voix torrentielle et rocailleuse ainsi qu'un irrésistible talent d'amuseur achèveront de conquérir un très vaste public qui s'étend bien au-delà du cercle étroit des amateurs éclairés. En compagnie des plus grands ou soutenu par de sirupeuses formations pseudo symphoniques, chantre du blues ou interprète de la plus insipide des romances commerciales, Louis Armstrong saura rester l'interprète rare à qui tous les musiciens de jazz ultérieurs seront redevables. Ses indiscutables chefs-d'œuvre datent des périodes – 1925-1929 et 1947-1957 – où il a su s'entourer d'instrumentistes dignes de lui. Le 28 juin 1928, à Chicago, accompagné notamment par le pianiste Earl Hines et le batteur Zutty Singleton, il grave pour la firme OKeh une version d'anthologie de West End Blues, qui fera dire au critique Lucien Malson (Des musiques de jazz, 1983) : « Cet homme [Louis Armstrong] fait prendre le jazz, comme on fait prendre un feu timide. La flamme qui surgit et danse, c'est la désormais célèbre introduction de West End Blues. »

—  Pierre BRETON

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Pour citer l’article

Pierre BRETON, « WEST END BLUES (L. Armstrong) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/west-end-blues/