UN BAR AUX FOLIES-BERGÈRE (E. Manet)

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Même s'il fut toujours très proche des membres du groupe impressionniste et s'il lui arriva, au cours de sa carrière, de travailler assez étroitement avec eux, en particulier avec Monet, Renoir et Caillebotte à Argenteuil, en 1874, Manet ne participa jamais aux différentes expositions que ses amis organisèrent à partir de 1874 et qui se poursuivirent jusqu'en 1886 après la mort du peintre. Manet était toutefois très proche des conceptions esthétiques des impressionnistes avec lesquels il partageait la recherche de thèmes nouveaux, ce qu'illustre parfaitement sa dernière grande toile, Un bar aux Folies-Bergère (Courtauld Institute Galleries, Londres). Elle évoque en effet le Paris nocturne, celui des cafés-concerts et des théâtres qui attirèrent alors tant de peintres d'avant-garde, Degas, puis Toulouse-Lautrec et les nabis. Cette toile était aussi, pour les contemporains de Manet, emblématique du Paris moderne bâti par Haussmann, auquel s'attachèrent Claude Monet ou, dans ses séries urbaines, Camille Pissarro. Enfin, par l'aspect naturaliste de son sujet, Un bar aux Folies-Bergère peut être aussi rapprochée du courant réaliste qui, depuis Courbet, n'a cessé de gagner du terrain dans toute la peinture européenne.

—  Barthélémy JOBERT

Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Barthélémy JOBERT, « UN BAR AUX FOLIES-BERGÈRE (E. Manet) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/un-bar-aux-folies-bergeres/