DUBREUIL TOUSSAINT (1561 env.-1602)

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Né à Paris, élève de Médéric Fréminet, père de Martin Fréminet, Toussaint Dubreuil s'est surtout formé sur les chantiers de Fontainebleau, sans doute auprès du décorateur Ruggiero de Ruggieri, dont il épouse la fille en secondes noces et qui lui transmet l'influence de Primatice.

Ses œuvres de Fontainebleau ont malheureusement disparu ; il peint avec Ruggieri au pavillon des Poêles (Histoire d'Hercule) et à la galerie des Cerfs. Il travaille également, en collaboration avec Jacob Bunel, au cabinet doré de la reine et à la Petite Galerie au Louvre (Gigantomachie, mythologies et portraits royaux). Au château de Saint-Germain-en-Laye, Dubreuil fait soixante-dix-huit tableaux (sujets tirés de La Franciade, de Ronsard) dont nous possédons quelques rares toiles (par exemple Hyanthe et Climène à leur toilette, musées du Louvre, et Cybèle éveillant Morphée, Fontainebleau).

Hyanthe et Climène à leur toilette, ou la Toilette et le lever d'une dame, T. Dubreuil

Hyanthe et Climène à leur toilette, ou la Toilette et le lever d'une dame, T. Dubreuil

photographie

Toussaint DUBREUIL, Hyanthe et Climène à leur toilette, ou la Toilette et le lever d'une dame, huile sur toile. Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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Pour toutes ces œuvres, Dubreuil se contente, selon le témoignage de Van Mander, de fournir des cartons dont il laisse l'exécution à de nombreux collaborateurs (essentiellement des Flamands), reprenant ainsi la tradition créée en France par Primatice.

À la fin de sa vie, installé chez les jésuites au faubourg Saint-Marcel, il prépare des cartons pour des tapisseries : son Histoire de Diane est tirée de la célèbre Histoire de Diane d'Anet (attribuée à Cousin ou à Penni).

Sa mort subite à Paris a brutalement interrompu une carrière brillante dont l'importance et la qualité sont surtout connues par une série de dessins remarquables, conservés en grande partie au Louvre. On y voit une synthèse originale des maîtres de la première et de la seconde école de Fontainebleau, Primatice et Rosso, et l'annonce du classicisme.

—  Sylvie BÉGUIN

Écrit par :

  • : conservateur en chef au département des Peintures du musée du Louvre

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Dans le chapitre « La seconde école de Fontainebleau »  : […] La notion d'une seconde école de Fontainebleau s'est également établie tardivement pour désigner les artistes français travaillant sur les chantiers royaux sous le règne de Henri IV. Admise par Dimier, qui fut un des premiers à en étudier les peintures, cette notion fut combattue par certains historiens (J. Adhémar). Cependant, les liens visibles entre la première et la deuxième école, le fait que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-fontainebleau/#i_9838

Pour citer l’article

Sylvie BÉGUIN, « DUBREUIL TOUSSAINT (1561 env.-1602) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/toussaint-dubreuil/