SUGAWARA NO MICHIZANE (845-903)

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Homme politique et lettré japonais, appartenant à une famille de fonctionnaires lettrés de rang moyen. Dans sa jeunesse, Michizane passe brillamment tous les examens officiels et obtient dès 877 le poste de docteur ès lettres. En cette qualité, il commente les classiques chinois devant l'empereur Uda qui lui accorde sa faveur, sans doute pour faire pièce aux Fujiwara dont la puissance ne cesse de grandir. Après la mort de Fujiwara no Mototsune, il entre, en 891, dans le groupe des hauts dignitaires et en huit ans parvient au rang de ministre de droite, sous le règne de Daigo-tennō qui lui témoigne la même faveur que son père. Les Fujiwara ne peuvent tolérer un tel fait, car ils redoutent de voir se manifester plus tard des ambitions parmi la classe des fonctionnaires lettrés ; ils parviennent donc à le faire disgracier en 901 et reléguer à Kyūshū en qualité de gouverneur général. Plus tard, alarmés par des incendies et par diverses morts survenues dans leur famille, ils le font nommer ministre des Affaires suprêmes à titre posthume et lui font élever un sanctuaire à Kyōto. Il est maintenant vénéré dans tout le Japon comme le dieu de la calligraphie et de la poésie. Il a participé à la rédaction de la dernière histoire officielle compilée à l'époque de Heian et a laissé un recueil de poèmes chinois.

—  Francine HÉRAIL

Écrit par :

  • : maître assistant à l'Institut national des langues et civilisations orientales, professeur délégué

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Pour citer l’article

Francine HÉRAIL, « SUGAWARA NO MICHIZANE (845-903) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/sugawara/